Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Jean Pierre Amourette

est né le 08 mars 1931 à Le Havre (Seine Maritime (76))

Jean Pierre est le fils de Pierre Victor Amourette et de Denise Rudolph, demeurant Le Havre en Seine Maritime (76).

Il passe son enfance et sa scolarité au Havre. Il poursuit ses études secondaires au lycée Sainte Marie, puis est admis au concours d’entrée à l’école des officiers de marine marchande au Havre, où il obtient son brevet de lieutenant au long court en 1948. Il navigue alors sur plusieurs navires marchands de la Compagnie des Chargeurs Réunis, entre les ports français et ceux des côtes africaines, d’abord comme 2ème lieutenant, puis comme 1er lieutenant.

Alors qu’il ne lui reste que trois ans à faire comme lieutenant avant d’être nommé capitaine au long court, il est appelé sous les drapeaux pour faire son service militaire. Il est incorporé le 01 avril 1955, et admis à l’école des officiers de réserve, sur le croiseur "Tourville" à Brest. A l’issue de son cours, avec le grade d’aspirant, il est affecté sur l’escorteur côtier "Lancier" basé à Bizerte en Tunisie le 1 août 1955. Il navigue en Méditerranée pour assurer la surveillance maritime. Il est promu enseigne de vaisseau de 2ème classe le 1er  avril 1956.

Le 26 juin 1956, Jean Pierre est affecté au CIAO d’Arzew, pour intégration à la demi brigade de fusiliers marins récemment créée, qu’il rejoint à l’issue d’un stage d’instruction fusilier marin d’un mois suivi au centre de Siroco à Matifou, près d’Alger. Le 14 juillet, il défile à Alger avec l’ensemble de l’école des fusiliers marins à l’occasion de la fête nationale.

Le 1er août, il rejoint le port de Nemours où est positionné l’état major de la demi-brigade. Il est désigné pour le 2ème bataillon qui est stationné au village de Béraoun à 10 km de Nemours depuis seulement quelques jours. Une section de la 25ème compagnie lui est confiée.

A cette époque, le djebel Zakri, situé au sud du secteur confié à la DBFM, sert de refuge aux rebelles armés venant du Maroc. Le 13 août le général commandant la région fait appel à la DBFM pour neutraliser un groupe important de rebelles ayant franchi la frontière la nuit précédente. Le commandant de la DBFM monte une opération avec cinq compagnies et un commando de Marine. C’est la première opération d’envergure à laquelle Jean Pierre participe avec sa section. Le ratissage s’avère infructueux.

Le 29 août l’opération est renouvelée, avec les cinq compagnies de fusiliers marins et le commando "Jaubert", renforcés par une compagnie de la légion étrangère, d’une batterie à pied et d’un escadron de spahis. Dès la mise en place du ratissage, une compagnie de fusiliers marins est prise à partie avec une bande de rebelles.

Voici ce qu’écrit le capitaine de corvette Victor Servent, commandant du 2ème bataillon, dans la lettre du 7 septembre adressée aux parents de Jean Pierre : "Votre fils, qui commandait depuis peu une section de la 25ème compagnie, devait fouiller avec sa section un ravin boisé dans lequel s’étaient réfugiés des rebelles; ce ravin était très touffu et les progressions difficiles. Au bout de quelques minutes, un de ses quartiers maîtres qui venait de sortir d’un taillis, fut tué à bout portant. Dès qu’il en a eu connaissance, votre fils sortit du bois pour aller chercher du renfort, et y pénétrait de nouveau pour se porter à l’endroit où était tombé son quartier maître. Il avait à peine fait une dizaine de mètres dans le bois lorsqu’il fut atteint d’une balle en plein cœur, tirée à bout portant par un rebelle caché dans un buisson. Il est mort sur le coup."

Le corps de Jean Pierre est transporté à Béraoun et veillé par ses camarades officiers. L’absoute est donnée dans la cour du PC, par le curé de la paroisse de Nemours, en présence de tous les officiers du bataillon et de deux compagnies de fusiliers marins présents. Sa propre section lui rend les honneurs, puis le commandant lui dit adieu et déclare " Le nom de Jean Pierre Amourette ne sera jamais oublié, et il restera pour tous les marins le symbole de l’héroïsme et de la bravoure ; nous le pleurons comme un frère, mais nous sommes fiers de lui ». Sa dépouille est provisoirement inhumé au cimetière de Nemours, puis transportée au Havre où elle est inhumé le 28 juin 1957, après une cérémonie religieuse en l’église Saint Michel.

La Marine nationale attribue le nom "Amourette" au cours de brevet élémentaire de fusiliers marins qui s’est déroulé du 1 juillet 1979 au 1 novembre 1979 à l’école des fusiliers marins de Lorient.

Elevé à titre posthume chevalier de la légion d’honneur, et décoré de la croix de la valeur militaire avec palme, il est cité à l’ordre de l’armée de mer par le ministre de la défense en ces termes :

"Jeune officier, calme et courageux, possédant au plus haut point le sens du devoir, est tombé à la tête de sa section, le 29 août 1956, au Djebel Zakri, atteint à bout portant d’une balle en plein cœur alors qu’il pénétrait dans un ravin boisé pour déloger une bande rebelle.

A donné à tous, en cette circonstance, un magnifique exemple d’héroïsme et d’esprit de sacrifice"

Il était Enseigne de vaisseau de 2e classe de réserve.
Son unité : DBFM Demi-Brigade de Fusiliers Marins
  • Légion d'Honneur (chev.)
  • Croix de la Valeur militaire avec palme
  • Citation à l'Ordre de l'Armée de Mer
Il est décédé le 29 août 1956.
Son corps repose au cimetière de Le Havre
Son décès est inscrit à la commune de Le Havre
Document portant la mention MPLF : Etat signalétique et des services

DBFM Demi-Brigade de Fusiliers Marins

Photo site-2

En mars 1955, à l’issue du vote favorable du parlement, le gouvernement décrète l'état d'urgence en Algérie. Un an plus tard, le 16 mars 1956, les pouvoirs spéciaux sont donnés aux forces armées ; et les décrets relatifs à organisation territoriale et à l'envoi des appelés du contingent en Algérie pour assurer le « maintien de l'ordre », sont publiés. En outre, le parlement vote la loi sur l'allongem...

DBFM Demi-Brigade de Fusiliers Marins
9258
Amourette
Le Havre
Seine Maritime (76)
GF
180276,180274,180271,180272,180273,180275,180270
Il a été décoré : Légion d'Honneur (chev.),Croix de la Valeur militaire avec palme,Citation à l'Ordre de l'Armée de Mer
Acte de décès 1956/160
D 11x15