Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Claude François Marie Bianeis

est né le 01 octobre 1904 à Landévet ()

Fils de cultivateurs, Claude Bianéis passe son enfance avec ses parents à Landévet en Guissény situé dans le canton de Lannilis. Après ses études à l’école communale et jusqu’à l’âge de 19 ans, il travaille la terre comme son père Jean-Marie et sa mère Marie-Yvonne Bervas. Claude a deux frères, Ambroise et Jean-Baptiste et trois sœurs, Marie, Anastasie et Jeanne.

Le 1er octobre 1923, jour de son anniversaire, il s’engage dans la marine nationale à 19 ans  et est incorporé au 2e dépôt à Brest en qualité d’apprenti marin. Il est muté à Lorient et est admis quelques mois plus tard à l’école des fusiliers marins pour y suivre pendant six mois les cours de formation de cette spécialité. A l’issue, il obtient le brevet élémentaire de fusilier le 1er octobre 1924 et c’est comme matelot qu’il embarque trois mois après sur le cuirassé « Diderot » en cours de refonte puis sur le contre-torpilleur « Enseigne Roux ».

A bord de cette unité, Claude est promu au grade de quartier-maître de 2e classe le 1er juillet 1925.

A partir du mois d’octobre 1926, il quitte la navigation pour quelques affectations à terre, notamment les centres administratifs de Saint-Cyr et de Paris. Promu second maître le 1er janvier 1929, il est muté sur le croiseur « Tourville » le 15 février pour effectuer un voyage autour du monde.

Le 11 janvier 1931, il rejoint l’école des fusiliers marins de Lorient où il obtiendra le brevet supérieur de la spécialité.

Profitant d'une affectation à terre d'un peu plus de trois années, Claude décide de fonder une famille et se marie avec Marie-Joséphine Rognant le 24 juin 1931 et de leur union naîtront quatre enfants, Eulalie, Pierre, Jean-Claude et Jeanne.

En décembre 1934, il rallie l'escadre de Toulon et embarque sur le cuirassé  de 23 400 tonnes « Jean-Bart » jusqu'en janvier 1935, date à laquelle il est promu maître puis sur  le croiseur de 10 000 tonnes « Colbert » avec lequel il participe à des missions de surveillance pendant la guerre d'espagne.

En septembre 1938, Claude revient à Brest avec le grade de premier maître pour une affectation au 2e dépôt où il y restera jusqu’en avril 1940, retrouvant ainsi son épouse et ses enfants.

Le 2 avril, il part pour l’Indochine et est affecté à l’Unité marine de Saïgon. Le 15 avril 1943, il est nommé officier et est promu au grade d’officier des équipages de 2e classe.

En opération dans les environs de Cam-Ranh (Annam), Claude Bianéis décède lors de l’attaque des Japonais le 9 mars 1945 à l’âge de 40 ans.

Il était Officier des équipages de 2e classe.
Son unité : Indochine - Coup de force Japonais du 9 mars 1945
  • Médaille Militaire
Il est décédé le 08 mars 1945.
Son corps repose au cimetière de Guissény
Document portant la mention MPLF : Acte de décès

Indochine - Coup de force Japonais du 9 mars 1945

Port-Saigon-1945-211

Après la défaite de la France en juin 1940, l'Indochine est seule face au Japon d'abord impérieux puis franchement agressif à partir des hostilités contre les États-Unis en décembre 1941. Jusqu'à la fin de 1944, sous l'autorité de son gouverneur général, l'amiral Decoux, elle est parvenue à se maintenir sous l'administration française et à sauvegarder sa souveraineté sans pour autant pouvoir s'opposer à la présence de l'armée japonaise, ce qui...

Indochine - Coup de force Japonais du 9 mars 1945
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Bianeis
Landévet
CG
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Il a été décoré : Médaille Militaire
Transcription de l'acte de décès n° 19 du 30 mai 1947
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