Frédéric Le Mouillour Mémorial national des marins morts pour la France

Robert Giraud du Poyet

est né le 17 juillet 1899 à Rochefort (Charente-Maritime (17))

Robert Giraud du Poyet naît le 17 février 1899 au foyer de  Camille André Giraud du Poyet, négociant, président du tribunal de commerce et consul d'Espagne et des Pays-Bas et de son épouse Georgette, Marie, qui résident alors 104 rue Thiers  à Rochefort (Charentes maritimes ), il fréquente le lycée de cette ville puis entre à l’Ecole Navale le 22 avril 1918, alors que la première guerre mondiale n’est pas encore terminée. Il va y acquérir une formation théorique jusqu’en octobre 1919, qu’il va mettre en pratique lorsqu’il embarque sur le navire-école "Jeanne d’Arc".

 

Il est affecté à Paris durant deux années puis occupe un poste à terre au "4e Dépôt" jusqu’au 18 février 1923 date à laquelle il embarque sur le torpilleur "Bambara" jusqu’en janvier 1924. Sa carrière s’oriente alors vers l’aéronavale. Il acquiert sa formation de pilote successivement au "C.A.M. de Rochefort" qu’il quitte le 16 septembre1924, breveté d’aéronautique, au "C.A.M. de Saint-Raphaël" dont il sort pilote breveté le 15 avril 1925, au "C.A.M. de Berre". Il est alors affecté pour deux années au "C.A.M. d’ Hourtin". Il y est promu lieutenant de vaisseau le 2 juillet 1927.

Il vient alors d’épouser Elizabeth Marie Madeleine Dupond le 25 mai à Pontaillac (17). De cette union vont naître trois enfants, Anne- Marie(1928), Françoise (1930) et Philippe (1934).

 

Il quitte cette affectation le 1er janvier 1928 pour le "C.A.M. de Saint Raphaël" avant de rejoindre Bizerte du 20 octobre 1928 au 30 avril 1930. Il se fait remarquer pour ses qualités de pilote, son sang-froid, son dévouement lors d’accidents aériens au cours desquels il sauve plusieurs vies humaines. Ainsi en 1930, à la suite d’une panne survenue à son hydravion, il dérive durant quarante-quatre heures entre la Sardaigne et la Tunisie et, malgré le mauvais temps, réussit à sauver son équipage. De tels exploits vont lui valoir la Légion d’Honneur. Breveté pilote de chasse en juin 1928, canonnier en 1932, il embarque comme officier de tir sur le contre torpilleur "Lynx" de l’escadre de Méditerranée, après avoir embarqué durant huit mois sur le croiseur cuirassé "Gueydon", navire-école des canonniers. Ses qualités lui valent d’être professeur d’aéronautique à l’Ecole navale de septembre 1933 à août 1935. Il prend par la suite le commandement de "l’Escadrille 4T1" à Berre jusqu'en août 1937, puis il est affecté au 1er bureau de l’Etat-major général à Paris. Ses mérites sont reconnus par une promotion comme officier de la Légion d’Honneur le 16 juin 1938.

 

C’est en tant que second qu’il embarque sur le contre-torpilleur "Bison", alors que la guerre se prépare. Capitaine de corvette en janvier 1940, l’Europe est en guerre, il participe, à bord de ce bâtiment aux opérations d’escorte de convois puis à la campagne de Norvège. Alors que le capitaine Giraud est grièvement blessé lors de l’attaque menée par des stukas allemands au large de Namsos (Norvège), un courrier du lieutenant de vaisseau Oudin, officier canonnier du "Bison" apporte à la famille son témoignage sur la disparition du commandant Giraud : " J'ai vu tomber la bombe sur l'avant de la passerelle à tribord. Le commandant Giraud a dû être blessé dès l'explosion de la bombe car pendant les quelques secondes qui se sont écoulées entre l'impact et l'explosion des soutes à munitions, le lieutenant de vaisseau de Rosilly l'a vu se tenir le ventre (…) Lors de l'explosion, il a été projeté de la passerelle très grièvement blessé. L'enseigne de vaisseau Royer qui l'aimait beaucoup a plongé et l'a soutenu aidé par le matelot torpilleur le matelot Le Gréveliec jusqu'à ce qu'il soit repêché par une embarcation du  "H.M.S.Imperial". Il a été emmené sur ce bâtiment et Royer m'a dit qu'il était mort quelques heures après sans avoir repris connaissance. Le commandant Giraud a été immergé le lendemain selon la tradition de la marine britannique." Les autres marins français ne subiront pas ce sort en raison des protestations des Français. Le lieutenant Oudin ajoute :"Tout le monde, à bord, (l') aimait beaucoup pour sa bonne humeur, sa bonté et sa grande droiture."

Il a 41 ans.

 

Il reçoit la citation à l’ordre de l’armée de Mer : "Officier plein d’enthousiasme et d’allant disparu avec son bâtiment en Mer du Nord le 3 mai 1940".

Son nom figure sur le monument aux morts de Rochefort.

Un aviso va porter le nom "Commandant Giraud" qui participe aux opérations en Indochine avant de devenir navire océanographique.

Il était Capitaine de Corvette.
Son unité : Bison
  • Légion d'Honneur (off.)
  • Croix de Guerre 39-45 avec palme (s)
  • Médaille du Mérite maritime (chev.)
  • Citation à l'Ordre de l'Armée de Mer
Il est décédé le 03 mai 1940.
Porté disparu
Son décès est inscrit à la commune de Rochefort (17)
Document portant la mention MPLF : Etat Signalétique des Services

Bison

Contre-torpilleur Bison

Le contre-torpilleur Bison

Du type Guépard/Valmy (1930-1940), le contre-torpilleur Bison (2.700 tonnes), construit par l’arsenal maritime de Lorient, a été mis en service le 24 octobre 1930. Capable d’atteindre la vitesse record de 40 nds, il a d’abord été affecté à Brest en 1932.

Dans la nuit du 7 au 8 février 1939, les croiseurs de la 2e escadre de Brest servent de but aux flottil...

Bison
6777
Giraud du Poyet
Rochefort
Charente-Maritime (17)
17 juillet 1899
CD
173888
Il a été décoré : Citation à l'Ordre de l'Armée de Mer,Croix de Guerre 39-45 avec palme (s),Légion d'Honneur (off.),Médaille du Mérite maritime (chev.)
Acte de naissance
A 21x27
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