Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France

Emmanuel Brusq

est né le 13 août 1923 à Audierne (Finistère (29))

Fils de Joseph Alain, retraité des Postes, et de Jeanne Madeleine Poyard, son épouse, Emmanuel Brusq, dit Manu, est né à Audierne (Finistère) le 13 août 1923. Il est le quatrième enfant d’un premier mariage au Sénégal, où les trois premiers sont nés et décédés en bas âge des suites de maladie. Il a quatre ou cinq ans quand son père divorce ; il est alors placé chez une dame : « Tante » Jeanne Bonizec (ex-bonne et amie de la famille), domiciliée à Audierne.

En 1930, son père se remarie, et son épouse élève Emmanuel comme son propre fils. De cette union, naît son frère Alain.

"Manu" effectue un séjour de trois ans à Porto Vecchio (Corse) où il apprend la langue. Il revient ensuite à Pont-Croix puis à Audierne en 1936.
Après ses études à l’école primaire, il est pensionnaire à Plozévet où il apprend le breton.

D’avril 1940 à octobre 1942, Manu suit les cours de formation à l’école des mécaniciens de la marine nationale située à Saint-Mandrier (Var). A l’issue, il s’engage pour cinq ans et embarque sur le torpilleur «Lansquenet» à Toulon en qualité de matelot de 2è classe.

Après le sabordage de la Flotte à Toulon en novembre 1942, Emmanuel revient en permission pour trois mois à Audierne.

Le 1er avril 1943, il obtient le brevet élémentaire de mécanicien et reçoit un certificat de bonne conduite avec la mention «exemplaire». Il se retire définitivement chez lui pour y exercer le métier de marin pêcheur.

Cependant il décide de poursuivre le combat en rejoignant la Résistance.

En juillet 1943, il est arrêté à la frontière espagnole avec des amis d’Audierne (Constant Le Floch et Jo Le Gac). Emprisonné et torturé au Fort du Hâ, à Bordeaux, il est transféré à Compiègne mais il réussit à s’évader du train qui le conduit à Dachau. De retour à Audierne, il rejoint le maquis de Scaer, localité située à proximité de Châteaulin.

En février 1944, il est de nouveau arrêté puis interné à la prison de Quimper le 19.

Emmanuel Brusq est fusillé par les autorités d’occupation le 21 avril 1944 à Poulgwen en Penmarch.

Mort pour la France à l’âge de 20 ans, Emmanuel Brusq était sergent chef des Forces Françaises de l’Intérieur (F.F.I.).

La voie qui longe la plage d'Audierne porte son nom.

Il était Matelot.
Son unité : Résistance
Il est décédé le 21 avril 1944.
Son décès est inscrit à la commune de Penmarch (29)
Document portant la mention MPLF : Acte de décès

Résistance

En 1940, La France ne peut faire face à l’envahissement de son territoire par l’armée allemande : le gouvernement français capitule et signe l’armistice du 22 juin 1940. Mais, quelques jours avant, le 18 juin, à la

Résistance
9072
Brusq
Audierne
Finistère (29)
13 août 1923
CF
179589,179590,179591
Il a été décoré : Aucune médaille
Acte de décès 1944 / 83
D 11x15