Frédéric Le Mouillour Mémorial national des marins morts pour la France

Capricieuse - Aviso Colonial

Aviso  Capricieuse

Aviso-dragueur de 640 t, de la classe Elan, La Capricieuse a été mise sur cale en janvier 1938 aux chantiers Dubigeon à Nantes et admise au service actif le 10 janvier 1940.

Longue de 78,3 m, large de 8,70 m elle était propulsée par deux moteurs diésels Sultzer et deux hélices, qui lui assuraient une puissance de 4000 cv pour une vitesse de 20 noeuds. L’armement d’origine était composé de canons : 2 de 90 mm, 1 de 40 mm et 6 de 20 mm; il évoluera ensuite lors de son passage en Angleterre où La Capricieuse recevra un équipement sonar du type « Asdic ». L’équipage comptait 8 officiers et 92 hommes d’équipage. A l’origine, le navire pouvait draguer les mines à orin à une vitesse de 14/15 nœuds.

 

Après avoir assuré diverses missions d’escorte à partir de Brest vers l’Afrique du nord, La Capricieuse rallie Portsmouth en mai 1940 pour son équipement « Asdic » ; elle y sera encore en juillet et sera saisie par les anglais lors de l’opération « catapult ». Armée par la Royal Navy (n° coque : U92), La Capricieuse effectue des patrouilles et escortes en mer d’Irlande jusque fin 1943 où le bateau sera arrêté à cause d’un arbre d’hélice faussé.

 

Le 8 juin 1945 La Capricieuse retrouve le pavillon français et réintègre la marine nationale. Après un grand carénage à Toulon, le 25 janvier 1946, elle entame la deuxième phase de sa carrière qui la verra sillonner les mers d’Indochine pendant une dizaine d’années. Dans le golfe du Tonkin, le golfe de Siam ou sur les côtes de Cochinchine et d’Annam, La Capricieuse effectue principalement des missions de surveillance maritime. Elle participera aussi, en octobre 1949, à la destruction des salines de Phu-Nghe, du stock de sel et de 230 jonques qui s’y trouvaient. Le 18 septembre 1955 La Capricieuse quitte définitivement Saïgon pour Toulon où elle arrive le 23 octobre.


Entre décembre 1955 et juin 1956, La Capricieuse assure des missions de surveillance le long des côtes de l’est algérien au sein de la 5eme division d’avisos. Après un bref retour à Toulon, elle rallie Dakar en juillet 1956 pour un carénage. Après une période d’essais post carénage, elle est mise en réserve à Dakar en avril 1957.


Réarmée en décembre 1958, La Capricieuse quitte Dakar le 25 septembre 1959 pour entamer la dernière phase de sa vie qui va la conduire dans le Pacifique sud. Après quelques escales, elle arrive à Papeete le 14 novembre 1959, et va, pendant un peu plus de quatre ans, parcourir tantôt le Pacifique sud-est à partir de Papeete, tantôt le Pacifique sud-ouest, à partir de Nouméa. C’est dans ce dernier port qu’elle sera définitivement désarmée en décembre 1963. Condamnée le 15 septembre 1964, La Capricieuse est vendue à un démolisseur local le 12 avril 1965.

Sources :

Source : « navires et histoire » hors série n°4 – Divers sites internet
Photo : « navires et histoire » hors série n°4.

Aviso Colonial