Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France

Amyot d'Inville - Aviso

Jan_Hervé - Aviso 1_0

Construit aux chantiers Dubigeon à Saint Nazaire au titre de la loi de programme du 2 septembre 1939, l'aviso "Commandant Amyot d'Inville" fut le dernier de la série des avisos dragueurs. Mis sur cale en 1939, les allemands le trouvent inachevé en 1940 et décident de poursuivre sa construction pour leur compte. Il est finalement récupéré inachevé lors de la réoccupation de la poche de Saint Nazaire.

Entré en service en 1947, il est affecté aux Forces Maritime d'Extrême Orient, au sein de la 9e division d'avisos. Il prend part à l'opération Huron au cours de laquelle il met à terre puis rembarque le Commando Hubert à Nha-Be (14 juin 1948). Il participe ensuite à la surveillance maritime dans le Golfe de Siam, puis à l'opération Go-cong dans le Bas Mékong, au début du mois de mars 1949. Il exerce son activité de surveillance jusqu'à la fin du moi de mai 1949, arraisonnant notamment 37 jonques ; il en saisit trois et en coule deux sur les côtes d'Annam et du Golfe de Siam. Ses patrouilles durent en général de 1 à 2 mois et sont entrecoupées de 10 à 15 jours de repos et de remise en état à Saïgon. De juin à Septembre, il coule encore neuf jonques et cinq sampans et fait 21 prisonniers.

A partir du mois d'août 1949, le "Commandant Amyot d'Inville" est affecté à la surveillance maritime dans les eaux du Tonkin.


Le 27 septembre 1950, au cours d'une courte traversée, il est victime d'un attentat dans lequel son commandant, le capitaine de corvette Aubin et le matelot Jan trouvent la mort. Le bâtiment avait à son bord pour cette courte traversée une femme agent Viet-Minh. Celle-ci avait été logée à l'infirmerie et avait dans ses bagages des explosifs. Dans des conditions que l'on ignore toujours, ils explosèrent causant la mort de l'agent Viet-Minh et du Commandant Aubin qui se trouvait dans son carré au-dessus de l'infirmerie. Le matelot Jan décéda de ses blessures. La coque bâbord avant fut largement éventrée. Le bâtiment subit une réparation provisoire à Saïgon et fut envoyé en grand carénage à Uraga au Japon. Les travaux se prolongèrent jusqu'au début de 1952 puis le "Commandant Amyot d'Inville", revenu en Indochine, y poursuivit son activité de surveillance maritime.

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