Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France

Joseph Marie Le Tual

est né le 15 janvier 1893 à Kerbors (Côtes d'Armor (22))

Joseph Marie Le Tual voit le jour le 15 janvier 1893 à Kerbors, "Kerborz" en breton, commune littorale du département des Côtes-d'Armor située à environ cinq kilomètres au nord-ouest de l'ancienne cité épiscopale de Tréguier.

Il est le fils d’Yves Marie, marin de l’État, et de son épouse Marie Jeanne Le Minter, couturière.

A l’âge de dix-neuf ans, le 29 janvier 1912, Joseph contracte un engagement initial d’une durée de cinq ans dans la Marine nationale et est incorporé au "2e Dépôt" à Brest où il reçoit une formation initiale, militaire et maritime, au métier de marin.

Un mois plus tard, il rejoint le "4e Dépôt" à Rochefort où vient d’être créée "l’École des fourriers" par la réunion des écoles de comptabilité de la Marine en une école unique. Durant une année, il y acquiert les rudiments de la spécialité de fourrier.

Le 1er avril 1913, le matelot de 3e classe breveté fourrier Joseph Le Tual embarque sur le croiseur "Lavoisier" de la station navale de Terre-Neuve et d’Islande. Il y demeure jusqu’au mois de novembre au cours duquel il est désigné pour les "Bâtiments de servitude Saigon" où il est promu au grade de quartier-maître en juillet 1914. Il sert durant trente mois en Indochine et rentre en métropole en juin 1916.

Après avoir été affecté en octobre 1916 à "l’Atelier central Brest", il rejoint à nouveau le "2e Dépôt" six mois plus tard. C’est là qu’il devient second maître, premier grade du corps des officiers mariniers, et est admis au "cadre de maistrance" (corps des officiers mariniers de carrière).

A l’issue de ces affectations à terre, il revient vers les forces de surface et pose successivement son sac sur le cuirassé "Provence" en avril 1918, le cuirassé "Bretagne" en octobre 1918, le croiseur cuirassé "Waldeck Rousseau" en novembre 1919, le croiseur "Gueydon" en novembre 1920, le cuirassé "Provence" en janvier 1922, le cuirassé d’escadre "France" en juin 1922 qui après avoir heurté un rocher en baie de Quiberon (56) le 26 août sombre en quelques heures., le cuirassé "Bretagne" en septembre 1922.

Après ces années de navigation, il obtient un poste à terre et se retrouve à nouveau affecté au "2e Dépôt" en novembre 1923.

Le 26 avril 1924, à Minihy Tréguier (22), Joseph prend pour épouse Marie Louise Le Glasse.

Sa carrière professionnelle se poursuit à bord du bâtiment hydrographique "Beautemps-Beaupré" qu’il rallie en juillet 1927. Pour peu de temps car il est admis à suivre, pour compter du 1er janvier 1928, le cours du brevet supérieur de sa spécialité à "l’École des fourriers" qui est désormais implantée à Cherbourg.

Trois mois plus tard, le second maître breveté supérieur fourrier Joseph Le Tual embarque sur le contre-torpilleur "Enseigne Roux". Il y est promu au grade de maître en juillet suivant.

En juin 1929, il est désigné pour le "Centre d’aviation maritime Bizerte Karouba" et demeure en Tunisie pendant deux années.

Au retour dans l’hexagone, il est muté en septembre 1931 pour la "Station TSF Basse-Lande" à Brains (Pays-de-Retz, 44) puis sur le torpilleur "Siroco" en novembre.

Le 17 août 1932, le maître fourrier Joseph Le Tual est admis à la retraite proportionnelle d’office et se retire à Tréguier (22).

Rappelé sous les drapeaux le 26 août 1939 au "2e Dépôt", il est affecté sur le cuirassé "Courbet" en novembre suivant. En juin 1940, cette unité soutient à l'aide de ses canons le repli des troupes alliées sur Cherbourg puis se replie sur Portsmouth (Grande-Bretagne). Le 3 juillet, le navire est saisi par les Anglais, puis rendu aux "Forces navales françaises libres" (FNFL) qui l'utilisent comme caserne et batterie antiaérienne à poste fixe.

Désirant rejoindre au plus tôt sa famille, Joseph embarque sur le paquebot reconverti en transport de troupes "Meknès" le 24 juillet 1940 à Southampton.

Victime d’une torpille lancée d’une vedette allemande, le "Meknès" sombre très rapidement dans les eaux froides de la Manche entraînant dans sa perte la disparition de 420 victimes.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Tréguier et sur la stèle commémorative de Berneval / Saint-Martin-en-Campagne (76).

Il était Maître Fourrier.
Son unité : Meknès
  • Médaille Militaire
  • Médaille commémorative de la Grande Guerre
Il est décédé le 24 juillet 1940.
Porté disparu
Son décès est inscrit à la commune de Tréguier (22)
Document portant la mention MPLF : Acte de décès

Meknès

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Le Meknès était un ancien paquebot de la Compagnie Générale Transatlantique construit par les Chantiers de Normandie du Grand-Quevilly, de 132 mètres de long et jaugeant 6127 tonneaux, mis en service en 1914 sur la ligne le Havre-Haïti sous le nom de Poerto Rico. Renommé Meknès, il est placé sur la ligne Bordeaux-Casablanca en 1929, puis le Havre-La Baltique en 1936. Suite aux événements de la guerre mondiale, il est transformé en transport de...

Meknès
7384
Le Tual
Kerbors
Côtes d'Armor (22)
GF
175479
Il a été décoré : Médaille commémorative de la Grande Guerre,Médaille Militaire
Acte de décès
E 10x13