Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France

Abri Sadi-Carnot - pas de renseignement

Explosion Abri Sadi-Carnot G

 

Brest, occupé par les Allemands depuis juin 1040, subit des bombardements intenses des forces aériennes anglo-saxonnes sur les bâtiments de la Kriegsmarine, stationnés dans son port militaire.

Le 31 juillet 1944, les Américains effectuent la percée d'Avranches et foncent vers Brest. Le 7 août, les premiers blindés américains se trouvent à l’entrée de la ville, mais essuient des tirs d'artillerie. C'est le début du siège de Brest. Il va durer 43 jours avant la reddition des Allemands le 18 septembre 1944. Le 14 août, les civils qui se trouvent encore dans Brest évacuent. L'abri Sadi-Carnot est alors le siège de ce qu’il reste des services administratifs de la municipalité.

Le 3 septembre, le général allemand Ramcke exige l'évacuation de tous les civils car il a besoin des abris, mais consent à laisser aux Français une partie de l'abri Sadi-Carnot, à condition qu’ils n’en sortent plus. Ainsi, la moitié de l’abri, de la place Sadi-Carnot à la rue Amiral-Linois (256 mètres) est occupée par la population civile, le reste, de la rue Amiral-Linois à la porte Tourville (sortie côté porte de l’Arsenal), par les troupes d'occupation.

Dans la nuit du 8 au 9 septembre, vers 02h00 du matin, un soldat allemand voulant mettre en marche un groupe électrogène provoque accidentellement le feu qui s’étend rapidement. L’alarme se propage dans les travées. La colonne des premiers alertés entreprennent l’escalade des 154 marches. Alors qu’ils arrivent à la grille entrouverte, un grondement sourd ébranle la voûte. Un formidable appel d’air attise le foyer de bas en haut de cette longue cheminée. Tous les occupants de l’abri, dont 393 Français, ont été d’un seul coup carbonisés. Côté allemand, cinq ou six cents des leurs ont du griller dans la partie basse de l’abri. L’incendie ne sera maîtrisé que vers 17h00

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