Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Philippe De Blic

est né le 29 avril 1890 à Pommard (Côte d'Or)

Philippe de Blic est né en 1890 à Pommard dans la Côte-d'Or .

Admis à l'Ecole Navale en 1908, il est nommé enseigne de vaisseau, mais démissionne pour entrer chez les Jésuites. Mobilisé en 1914 comme enseigne de vaisseau de réserve à la brigade des fusiliers-marins de l'amiral Ronarc'h il est tué la même année au cours d'une patrouille en barque sur l'Yser (information communiquée par la famille). Philippe De Blic ne figure pas au Monument aux Morts de Pommard, ni au fichier SGA, « mémoire des hommes ».

L'histoire de Philippe de Blic reconstituée : En août 1914, le novice de Blic de la Compagnie de Jésus est mobilisé, il rallie Cherbourg en temps qu'enseigne de vaisseau de réserve, tout comme le père Charles Poisson, aussi novice de la Compagnie de Jésus qui, sous le pseudonyme Claude Prieur publiera « Journal de route d'un officier de fusiliers-marins. Souvenirs d'une compagnie du 1er Régiment de Marins en Belgique »

De Blic et Poisson, son aîné de huit ans, étaient passés par l'école navale, sortis enseignes de vaisseau, ils avaient démissionné pour entrer chez les Jésuites. Le vendredi 2 octobre 1914, six enseignes de vaisseau de réserve et deux lieutenants de vaisseau arrivent à Paris où chacun reçoit son affectation dans la brigade de Fusiliers-Marins constituée par l'amiral Ronarc'h. Dans son ouvrage, Charles Poisson déplore d'être séparé de son ami Philippe de Blic, envoyé au 2e régiment, alors que lui est désigné pour le 1er régiment.

Le 2e régiment de marins est commandé par le capitaine de vaisseau Varney, il se compose de trois bataillons. Le premier bataillon aux ordres du capitaine de frégate Jeanniot, puis après sa mort au combat par le capitaine de frégate Fauque de Jonquières, est composé de quatre compagnies. La 4e Cie a pour officiers : le lieutenant de vaisseau Richard qui sera tué et remplacé par le lieutenant de vaisseau Martinie, l'enseigne de vaisseau de Blic qui sera porté disparu, l'enseigne de vaisseau de Villeneuve qui sera blessé, et l'officier des équipages Mahé qui sera tué.

On note sous la plume de Charles Le Goffic dans "Dixmude", au chapitre « La Bataille de Melle » : "Singulière armée au demeurant, ... Il s'y voyait jusqu'à des novices de la Compagnie de Jésus, le père De Blic et le père Poisson, qui servaient comme enseignes..."

Jean Capikerne, "Les Héros de Dixmude", journal d'un fusilier-marin, écrit :

"La nécrologie de la brigade s'allonge... Outre le commandant Jeanniot... combien de leurs meilleurs officiers ont été tués, blessés, ou sont disparus! Le Douguet, Revel, Perthus, Marchand, de Blois, Maupion de Candé, Richard, Lucas, Gouin, Gauthier, de Blic, j'en passe...".

Dans son journal le père Charles Poisson, écrit le jeudi 31 décembre 1914 : "C'est par un mot venu de France que j'apprends la disparition près de Saint-Georges, de l'excellent Philippe de Blic. Nous savons seulement que son bataillon, le 1er du 2e régiment fait d'excellente besogne dans la région de Nieuport et Saint-Georges" Et à la date du vendredi 15 janvier : « Le bataillon de Jonquières revient de Nieuport - Saint-Georges, où un autre bataillon du même régiment l'a relevé. Le capitaine de la 4e , les larmes aux yeux, me confirme les détails de la disparition de notre ami de Blic ; sa bravoure légendaire, la reconnaissance audacieuse faite auprès de la ferme Violette, en avant de Saint-Georges; la salve de balles allemandes qui le coucha par terre avec ses quatre hommes, dont un seul put revenir à la nuit ; enfin la capture d'un sous-officier boche qui affirma avoir assisté aux obsèques sur place d'un officier français habillé en marin. Consommatus in brevi..." Les faits décrits par l'amiral Ronarc'h dans « Souvenirs de Guerre » ; «  Dans le secteur de Saint-Georges, l'offensive est entamée le 15 décembre à 6 heures. Elle ne peut être menée que sur les routes, qui seules émergent de l'inondation et son objectif est de refouler les Allemands vers l'est, le plus loin possible, en tous cas au delà du village de Saint-Georges qu'ils occupent ».

Dans le dispositif, la 4e Cie, celle de Martinie doit lancer une attaque par la droite qui, partant de Ramscapelle franchira l?inondation dans des doris amenés de Dunkerque, et occupera les deux fermes Noordhuis qui émergent de l'inondation au sud de la chaussée de Saint-Georges. L'embarquement de la Cie Martinie donne des mécomptes, sur 20 doris amenés, 17 seulement sont en état de flotter et encore au prix de quelques réparations hâtives, et 120 hommes seulement peuvent y trouver place. Après une traversée compliquée de beaucoup d'échouages, le détachement qui a dû se mettre à l?eau bien des fois pour traîner ses doris parvient à 8 h à la ferme Groot-Noordhuis qu'il trouve occupée par des troupes belges, puis à la ferme Kleine-Noordhuis qu'il trouve vide et qu'il occupe. Le détachement, qui ne peut aller plus loin avant que l'attaque du centre ait progressé, reste dans cette ferme jusqu'au 18 tout en entreprenant des reconnaissances en avant, toujours en doris. Au cours de l'une d'elles, sur les fermes Terstyle et Violette, la compagnie perd son lieutenant, (l'enseigne de Blic) qui est tué et dont le cadavre reste aux mains de l'ennemi.

Le 18 décembre, le détachement de marins est relevé par des troupes belges... Mémorial des officiers de Marine (Ecole Navale) : De Blic Jean-Marie Philippe, brigade des Fusiliers-Marins, 2e Régiment est mort le 19 décembre 1914 à Oostvleteren (Belgique). Cette mention semble erronée car d'après le compte-rendu précédent, Philippe de Blic est mort dans les environs de Saint-Georges le 18 décembre.

Il était Enseigne de Vaisseau.
Son unité : Fusiliers marins 1914-1918 – Bataille de l'Yser
Il est décédé le 18 décembre 1914.

Fusiliers marins 1914-1918 – Bataille de l'Yser

Yser

Fusiliers marins 1914-1918 – Bataille de l'Yser

 

Après avoir combattu à Melle, près de Gand, pour protéger la retraite de l'armée du royaume de Belgique, puis avoir stoppé héroïquement les Allemands dans le secteur de Dixmude en octobre et novembre 1914, les régiments de la "Brigade de fusiliers marins" sont mis au repos dans le secteur...

Fusiliers marins 1914-1918 – Bataille de l'Yser
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De Blic
Pommard
Côte d'Or
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Il a été décoré : Aucune médaille