Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Jean Louis Foricher

est né le 17 octobre 1932 à Plouarzel (Finistère (29))

C’est au domicile familial de Langoulouman en Plouarzel que naît, le 17 octobre 1932, Jean Louis. Il est le fils de René Jean Marie Foricher et de Marie Anne Débosque, cultivateurs.

 

En compagnie de ses frères, il passe son enfance dans son quartier de naissance, près du château d’eau de la commune, suit sa scolarité à l’école privée Saint Charlespuis, comme ses parents, exerce la profession de cultivateur.

 

Le 2 juillet 1951, Jean Louis s’engage dans la Marine nationale pour une durée initiale de cinq ans (matricule : 5437 T 51) et est incorporé au centre de formation maritime de Pont-Réan, au sud de Rennes (35).

A l’issue des classes, il est affecté sur le cuirassé "Richelieu" à bord duquel il obtient le brevet élémentaire d’équipage le 16 décembre 1951 et est nommé, le même jour, matelot de 2e classe.

Début février 1952, il prend passage à bord du paquebot des messageries maritimes "Félix Roussel" et rallie l’aviso escorteur "Commandant Dominé" en Indochine où il est promu au grade de quartier-maître de 2e classe.

Son retour en métropole s’effectue sur le paquebot mixte des messages maritimes "Skaubryn" en mars 1954.

Après une permission de retour de campagne, il rejoint le "centre Siroco" le 1er août 1954 où il suit les cours du brevet élémentaire de fusilier jusqu’au 1er mars 1955 puis du certificat de commando jusqu’au 1er juin de la même année. Il est promu au grade de quartier-maître de 1re classe à la fin du cours du brevet élémentaire.

Après une affectation au "corps amphibie marine", "commando de Monfort", il rallie à nouveau le centre Siroco le 1er avril 1957 et, pendant cinq mois, suit la formation du cadre spécial des gradés fusiliers. Il rallie ensuite la demi brigade de fusiliers marins (D.B.F.M.).

 

"Le 30 mars 1958, la 12e compagnie de l’enseigne de vaisseau Yann Bordier participe à une opération d’envergure dans les gorges du Saftar (Algérie). Elle touche à sa fin. Le bruit de la mitraille a cessé et les hommes commencent à se rassembler sous les directives de leurs chefs. Le commandant Bordier donne l’ordre à la 2e section de procéder au nettoyage du ravin en direction de l’oued et de récupérer d’éventuels cadavres.

La descente en ratissage commence, je suis près du quartier maître C.S. Foricher, à ma droite se tiennent le quartier maître de 1re classe Schat et le matelot Trélu. Soudain, la mitraille se déchaîne, les combattants algériens, sur le point d’être découverts, ouvrent le feu tout en tentant de se faufiler parmi la broussaille et la végétation particulièrement denses à cet endroit. Tout va très vite, j’entends un cri à côté : le C.S. Foricher vient de s’écrouler mortellement atteint. A ma droite, Schat et Trélu succombent à leur tour. Il règne une atmosphère indescriptible de poudre, de vacarme épouvantable où les cris et les ordres se mêlent. Les combattants algériens, malgré les bouclages et la rapidité des autres sections à riposter, réussissent à s’éclipser en remontant l’oued. Ce jour-là, j’ai eu chaud et beaucoup de chance, je dois, sans doute, avoir la baraka avec moi …"

Ces propos sont ceux du matelot Raymond Quéraharo, que ses copains appellent "Kiki", voltigeur à la 2e section (extrait du livre "Les fils de la mer" de Claude Vignais).

 

La citation à l'ordre de l'armée de Mer à titre posthume est décernée à Jean louis Foricher : "tué lors d'une reconnaissance dans l'oued Saftar le 30 03 1958. Q/M du cadre spécial, calme et courageux, embarqué à la D B F M depuis presque un an, s'est toujours fait remarquer par ses très belles qualités de sang-froid. Ancien des commandos marins en Indochine, a participé en tant que chef d'équipe à toutes les opérations où pendant un an sa compagnie a été engagée. Est tombé mortellement frappé en tête de sa section le 30 03 1958 lors d'une reconnaissance dans l'oued Saftar où dans un terrain tourmenté et broussailleux, 20 rebelles fortement armés s'étaient réfugiés. Par son sacrifice glorieux, a évité à sa section des pertes plus sévères." Cette citation comporte l'attribution de la croix de la valeur militaire avec palme.   

Il était Quartier-maître de 1re classe.
Son unité : DBFM Demi-Brigade de Fusiliers Marins
Il est décédé le 30 mars 1958.
Son corps repose au cimetière de Plouarzel (29)
Son décès est inscrit à la commune de Plouarzel (Finistère-29)
Document portant la mention MPLF : Acte de décès

DBFM Demi-Brigade de Fusiliers Marins

Photo site-2

En mars 1955, à l’issue du vote favorable du parlement, le gouvernement décrète l'état d'urgence en Algérie. Un an plus tard, le 16 mars 1956, les pouvoirs spéciaux sont donnés aux forces armées ; et les décrets relatifs à organisation territoriale et à l'envoi des appelés du contingent en Algérie pour assurer le « maintien de l'ordre », sont publiés. En outre, le parlement vote la loi sur l'allongem...

DBFM Demi-Brigade de Fusiliers Marins
6507
Foricher
Plouarzel
Finistère (29)
CG
NULL
Il a été décoré : Aucune médaille
Acte de décès 1958/9
D 11x15