Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Jacques André Lequerré

est né le 03 avril 1894 à Cambrai (Nord (59))

Jacques est le fils du contre-amiral André Paul Marie Lequerré, commandeur de la Légion d’Honneur, titulaire de la Croix de guerre, et de Marie Pauline Emma Hernandez, son épouse. Jacques fait ses études secondaires à l’Ecole Saint-Charles de Saint-Brieuc (Côte d’Armor).

Il est le second d’une fratrie de trois enfants : Paul, médecin de marine ; Jacques André ; et Paulette.

En 1913, Jacques est reçu au concours d’entrée à "l’Ecole navale". Il est incorporé le 1er octobre. En novembre, il embarque sur le croiseur école "Duguay-Trouin", à bord duquel il suit les cours de la première année de formation d’officier de Marine. En août 1914, "l’Ecole navale" est fermée pour cause de guerre, et les élèves sont affectés sur les bâtiments de la flotte. En mars 1915, Jacques, qui est aspirant, est affecté sur le cuirassé "République" de la 2e escadre de Méditerranée. Il est promu enseigne de vaisseau de 2e classe le 5 février 1916, et embarque sur le cuirassé "Mirabeau" de cette escadre.

En 1916 il est volontaire pour suivre les cours de spécialité aéronautique. Il débarque le 16 octobre du "Mirabeau" et va suivre le cours de pilotage de l’Aéronautique militaire d’abord sur le terrain de Buc au sud de Paris de novembre à décembre 1916, puis au camp d’Avord (Cher) de janvier à mai 1917. Il obtient le brevet militaire de pilote d’avion le 2 mai 1917, numéro 6227. Ensuite il suit le cours de pilotage d’hydravion de la Marine nationale qui se déroule exceptionnellement au "Centre d’aviation maritime de Bizerte" (Tunisie) créé en avril 1916 dans la baie Ponty. Il y obtient son brevet (n°280) de pilote d’hydravion le 29 juin et intègre immédiatement une escadrille opérationnelle de ce centre. Les escadrilles volent sur hydravions Donnet-Denhaut et Tellier qui effectuent des patrouilles de reconnaissance aérienne et de recherche de sous-marins sur les zones maritimes d'Algérie et de Tunisie.

Jacques est promu enseigne de vaisseau de 1re classe le 31 mai 1917.

En juin 1917, pour lutter plus efficacement contre les sous-marins ennemis, est créée à Paris une Direction générale de la guerre sous-marine (DGGSM) qui prend sous son autorité le Service de l’Aéronautique maritime.

Le Centre d’aviation maritime de Bizerte entretient des détachements que l’on appelle PC (Poste de Combat) à Bône (Algérie), Marsala (Sicile) et Kélibia (Tunisie). En octobre 1917, le commandement régional appelé les "Patrouilles aériennes d’Algérie-Tunisie" est scindé en "Patrouilles aériennes de Tunisie" d’une part et "Patrouilles aériennes d’Algérie" d’autre part, qui sont indépendantes.

L’EV1 Lequerré œuvre à Bizerte jusqu’en mai 1918. Destiné à devenir pilote de chasse, il est d’abord envoyé à l’école de chasse de Pau pour un stage de deux mois. Le 17 août 1918, à l’issue du stage, il rejoint le "Centre d'aviation maritime de Dunkerque" (C.A.M.) comme pilote à l'escadrille d'hydravions de chasse. Il va y rester trois mois. Cette escadrille armée de petits hydravions monoplaces Hanriot HD.2 a comme rôle principal d’escorter en mer les hydravions triplaces Donnet-Denhaut chargés des patrouilles anti-sous-marines. En effet, la chasse allemande en mer du Nord a attaqué de nombreuses fois ces patrouilles. Une mission classique est d’avoir deux DD escortés par deux Hanriot.

En plus des vols d’entrainement, l'EV1 Lequerré effectue 15 vols de guerre entre le 25 août et le 19 octobre 1918. Le 16 septembre au large d’Ostende il livre un combat contre 5 hydravions de chasse allemands. Cette action de guerre lui vaut une citation à l'ordre de la division.

Après l’armistice du 11 novembre, le "C.A.M. Dunkerque"  est progressivement désarmé. Une partie des avions va au "C.A.M. Calais"  qui ne fermera qu’en juillet 1919. L’EV1 Lequerré, lui, est envoyé le 16 novembre au ""C.A.M. Fréjus-Saint-Raphaël".

Le 5 mars 1919, au cours d’un vol d’entraînement aux commandes d’un hydravion Hanriot HD 2, Jacques est gravement blessé dans la chute en mer de son appareil. Il est transporté à l’hôpital complémentaire n° 78 à Saint-Raphaël (Var). Il y décède le 3 avril 1919, le jour même de ses 25 ans.

Par décret du 19 septembre 1919 (JO du 20 septembre 1919), l'enseigne de vaisseau Lequerré a été nommé chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume avec la citation suivante : "Officier pilote de haute valeur, ayant toujours fait preuve d'un mépris absolu du danger, plus de 300 heures de vol. Cité à l'ordre de la Division pour sa brillante conduite au feu. Décédé des suites de blessures reçues en service commandé."

Il est inhumé dans la tombe familiale, au cimetière de la commune de Saint-Pierre Quilbignon (Carré 2AC, rang 10, tombe 14).  Son nom est inscrit au monument aux morts de Cambrai, sa ville de naissance. Une plaque commémorative est apposée dans l'école Saint-Charles à Saint Brieuc.

Il était Enseigne de vaisseau de 1re classe.
Son unité : Centre d'aviation maritime de Saint Raphaël
  • Légion d'Honneur (chev.)
  • Croix de Guerre 14-18 avec étoile (s)
  • Citation à l'Ordre de la Division
Il est décédé le 03 avril 1919.
Son corps repose au cimetière de Brest (29)
Son décès est inscrit à la commune de Saint-Raphaël (83)
Document portant la mention MPLF : Acte de décès

Centre d'aviation maritime de Saint Raphaël

Hangar-2-1913-OK

Le" CAM de Saint-Raphaël" est le premier Centre d'Aviation Maritime créé en France par décret du 20 mars 1912.

En juillet 1914 il devient le Centre Principal d'Aviation Maritime et il est chargé " des expériences, de l'entraînement, de l'instruction et des approvisionnements".

Son premier commandant, d'octobre 1912 à décembre 1913 est le LV Laurent HAUTEFEUILLE qui commandera plus tard les CAM de Brind...

Centre d'aviation maritime de Saint Raphaël
184479
Lequerré
Cambrai
Nord (59)
Aucune
NULL
Il a été décoré : Citation à l'Ordre de la Division,Croix de Guerre 14-18 avec étoile (s),Légion d'Honneur (chev.)
Acte de décès 1919/61
G 11x11