Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Jean-Marie Petton

est né le 01 novembre 1885 à Le Conquet (Finistère (29))

Jean Marie est le fils de Jean René Petton, cultivateur, et de Marie Isabelle Quellec, son épouse. Il est le cadet d’une fratrie de 6 enfants.

Après ses études primaires, Jean choisit de métier de pêcheur. En 1906, inscrit maritime au Conquet, il s’engage dans la Marine nationale (Matricule n ° 88 488). Il est incorporé le 6 février 1906, au "2e Dépôt des équipages de la flotte" à Brest, où il suit une formation maritime, comme apprenti marin. Le 1er juillet 1906, il embarque à Lorient sur le bâtiment annexe de "l'Ecole des fusiliers", pour suivre le cours de spécialité. Nommé matelot de 2e classe brevet fusilier, le 1er janvier 1907, il embarque à Brest sur le cuirassé "Démocratie". En janvier 1911, nommé matelot de 1re classe fusilier il embarque à Brest à "l’Escadrille des torpilleurs de la défense mobile". Le 1er janvier 1912, il est nommé quartier-maître de 1re classe fusilier.

Jean se marie le 11 avril 1912, à Saint-Pierre Quilbignon, avec Jeanne Yvonne Loaëc, native de cette commune. De cette union naît un fils en décembre 1912.

Le 14 janvier 1914, Jean change de statut et passe inscrit maritime avec le matricule n° 6815 Le Conquet. Il rejoint le "2e Dépôt des équipages de la flotte" à Brest en attente d'affectation.

En août 1914, il est affecté, avec le grade de second maître, au "2e Régiment de fusiliers marins", en cours de constitution au Port de Cherbourg. Le régiment fait partie de la Brigade de fusiliers marins. La brigade de fusiliers marins est formée à Paris à partir de marins disponibles à Brest, à Cherbourg, à Rochefort, et à Toulon, mais principalement de bretons de toutes spécialités. Elle comprend deux régiments et une compagnie de mitrailleuses. Elle est transportée à Anvers, où se trouve assiégée l’armée belge. La brigade se bat les 9, 10 et 11 octobre 1914, à Melle pour protéger la retraite des troupes belges, poursuivies par les forces allemandes, nettement supérieures en nombre. En octobre la brigade se dégage vers Dixmude, sur le canal Yser, avec la mission de stopper l’avance allemande. Le 16 octobre commence la bataille pour la possession de Dixmude avec 6000 marins et 5000 belges. Les pertes des défenseurs sont effroyables, mais la brigade continue à défendre, coûte que coûte. Le 15 novembre l’offensive allemande est stoppée. La brigade a perdu environ 3000 hommes, morts, disparus, ou mis hors de combat.  Jean est promu second maître le 17 septembre 1915. En novembre 1915, Jean qui fait partie des rescapés de cette effroyable bataille de l’Yser, rejoint Brest, il embarque sur le navire hôpital "Duguay Trouin", qui séjourne en mer Egée, pour soigner les blessés combattants aux Dardanelles, et les transporter de Lemnos, à Bizerte (Tunisie). En décembre 1916 Jean tombe malade, il est rapatrié en métropole et rejoint le "2e dépôt des équipages de la flotte" à Brest. Il décède le 30 mai 1917, à son domicile de Saint-Pierre Quilbignon, au village de Lanhouarnec, des suites de sa maladie contractée en service.

Jean est inhumé au cimetière de Saint-Pierre à Brest.

Jeanne Loaëc, sa veuve et son fils Joseph, pupille de la nation, restent vivre à Saint-Pierre Quilbignon. Son fils Joseph Petton, mobilisé pour la guerre en 1939, est fait prisonnier en 1940. Il séjourne dans les camps en Allemagne jusqu'à la libération en 1945. A son retour, il se marie mais décède en 1954, laissant une veuve et trois enfants orphelins.

Il était Second maître.
Son unité : Duguay Trouin-hôpital
Il est décédé le 30 mai 1917.
Son corps repose au cimetière de Saint-Pierre Quilbignon (29)
Son décès est inscrit à la commune de Saint-Pierre Quilbignon (29)
Document portant la mention MPLF : Acte de décès

Duguay Trouin-hôpital

Duguay-Trouin

Le  Duguay-Trouin est un ancien « transport écurie » baptisé à l’origine Tonkin, construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée de La Seyne-sur-Mer (Var). Date du marché : 23/12/1876. Construit de 1879 à 1884 (« Tonkin », écrit aussi « Tonquin »).

Les caractéristiques du

Duguay Trouin-hôpital
184536
Petton
Le Conquet
Finistère (29)
Aucune
NULL
Il a été décoré : Aucune médaille
Acte de décès 1917/124
E 10x13