Frédéric Le Mouillour Mémorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Louis Guillaume Ticos

est né le 22 avril 1887 à Ouesssant (Finistère (29))

Louis est le fils de Joseph Marie Ticos, et de Marie Anastasia Miniou, domiciliés au hameau de Frugullou, à Ouessant. Son père exerce la profession de forgeron, de cultivateur, puis de gardien de phare. Louis est le dixième enfant d'une fratrie qui en compte treize. Il fait sa scolarité à l'école primaire de l'île d'Ouessant.

En 1902, alors âgé de 15 ans, Louis embarque au port du Conquet comme mousse à la petite pêche sur le sloop "Thérèse". Il est alors inscrit maritime au quartier de Le Conquet, sous le matricule provisoire n° 2500. L'année suivante, il embarque comme novice à Bordeaux sur le cargo à vapeur "Cordelière" pour une navigation au long cours. En 1905, tout en navigant sur le "Cordelière", Louis passe inscrit maritime définitif sous le matricule n° 4835 Le Conquet.

A l'âge de vingt ans, Louis s'engage dans la Marine nationale pour une durée de quatre ans. Il est incorporé le 5 mai 1907 au "2e Dépôt des équipages de la flotte" à Brest. A l'issue de sa formation militaire et maritime, il embarque le 27 juin 1907 à Brest sur le cuirassé "Charles Martel", puis il embarque le 1er novembre 1908 à Toulon sur le cuirassé "Marceau".

Le 1er juillet 1908, il rejoint la "1re Flottille des torpilleurs de la Méditerranée" à Toulon pour suivre le cours de spécialité torpilleur. Nommé matelot de 2e classe breveté torpilleur, Louis embarque le 30 juin 1909 au port de Rochefort sur le croiseur "Kersaint" qui va rejoindre la Division navale du Pacifique. A l'issue de son engagement en mars 1911, Louis est placé en congé illimité, et recouvre sa famille à Ouessant.

Le 12 juin 1911, Louis embarque de nouveau comme chauffeur sur le cargo "Cordelière" pour une navigation au long cours. De retour à Ouessant en septembre 1912, Louis se marie le 2 novembre 1912 avec Marie Jeanne Françoise Le Gall, cultivatrice à Ouessant. De cette union naissent deux enfants à Ouessant : Bernadette Victorine Ticos (1913-1969) et Paul Bernard Ticos (1916-1916) décédé à l'âge d'un mois.

De janvier 1913 à mars 1914, Louis embarque à Rouen successivement au cabotage sur les cargos à vapeur "Aline Montreuil", "Vulcain", et "Astrée". Le 19 mars 1914, il embarque à Rouen sur le cargo à vapeur "Saint-Simon" de la Société Navale de l'Ouest (SNO), dont le siège se trouvait à Nantes (Loire-Atlantique). Ce cargo, comme les quinze autres navires de la compagnie, assure le transport des marchandises diverses entre les ports de France en Manche, en Atlantique et en Méditerranée, et ceux des colonies d'Afrique.

Le 12 août 1914, alors que le navire se trouve au port d'Alger, il est réquisitionné par l'Etat français pour la durée de la guerre contre l'Allemagne. Il est destiné à la Marine nationale pour assurer le ravitaillement des bâtiments de guerre entre les ports et les théâtres d'opérations. Après avoir reçu une artillerie, le navire rejoint son port base de Marseille où des personnels des équipages de la flotte viennent compléter les effectifs Marine marchande.

Avec un équipage de 33 hommes placés sous le commandement de Monsieur Léon Dupart, capitaine au long cours, lieutenant de vaisseau auxiliaire, le bâtiment transporte ses marchandises entre la métropole et les côtes d'Afrique. En juin 1916, le navire est à Cardiff au pays de Galles (Royaume-Uni), en octobre 1916, il est à Douala au Cameroun pour ravitailler des unités françaises à la conquête de cette colonie allemande. En mars 1917, il est à Salonique en Grèce. Le 3 avril 1917, il quitte le port de Bizerte en Tunisie pour rejoindre le port de Huelva au sud-ouest de l'Espagne pour prendre un chargement de minerai à destination du port de Rouen.

Mais après seulement quelques heures de navigation en mer Méditerranée, le cargo est torpillé par le sous-marin UC 37 de la Marine allemande à 20 milles nautiques au nord de la petite île de Galité. L'explosion provoque une grande brèche dans la coque qui entraîne la perte du navire qui coule en quelques minutes entraînant la mort de 16 membres de l'équipage, dont Louis Guillaume Ticos, porté disparu.

Un jugement rendu le 21 mai 1918 par le tribunal civil de Marseille a déclaré constant le décès de Ticos Louis Guillaume, matelot chauffeur, de l'équipage du vapeur Saint-Simon, mort pour la France le 3 avril 1917, lors de la perte du navire.

Le matelot Ticos Louis Guillaume a été inscrit par décret du 20 mars 1922 au tableau spéciale de la Médaille militaire à titre posthume paru au JO du 2 avril 1922.

Il est cité à l'ordre du régiment avec cinq autres marins en ces termes : "Disparu en mer, le 3 avril 1917, au cours d'une attaque de leur bâtiment par l'ennemi." Cette citation comporte la Croix de guerre, avec étoile de bronze.

Il était Matelot Chauffeur.
Son unité : Saint-Simon
  • Médaille Militaire
  • Croix de Guerre 14-18 avec étoile (s)
  • Citation à l'Ordre du Régiment
Il est décédé le 03 avril 1917.
Porté disparu
Son décès est inscrit à la commune de Marseille (13)
Document portant la mention MPLF : Jugement de décès

Saint-Simon

Saint-Simon
184645
Ticos
Ouesssant
Finistère (29)
22 avril 1887
Aucune
NULL
Il a été décoré : Citation à l'Ordre du Régiment,Croix de Guerre 14-18 avec étoile (s),Médaille Militaire
Acte de décès 1918/318
E 10x13