Frédéric Le Mouillour Mémorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Louis André Martial Chambon

est né le 13 juin 1838 à Roquemaure (Gard (30))

Il voit le jour au foyer d’André, Joseph Isidore Chambon et de Marie Angélique Benezet. Il passe son enfance en compagnie de sa sœur Suzanne et ses deux frères Henri et Louis à Roquemaure, commune d’environ 3000 habitants sur la rive gauche du Rhône, en Occitanie, région viticole qui va être ravagée à cette époque par le phylloxera. Il est issu d’une famille de la grosse bourgeoisie de propriétaires terriens , ce qui explique qu’il maîtrisait, à l’époque, l’instruction en mathématiques et l’écriture qui vont pouvoir lui permettre de choisir la spécialité de fourrier mais aussi de tenir le rôle d’instituteur à bord.

Il  appartient à la classe 58 dans le contingent de sa ville mais dès le 4 mai 1855, il est inscrit comme novice dans la Marine nationale. Il embarque sur la "Voyageuse" à Marseille et reste sur ce bâtiment durant 4 mois. Le 11 octobre, il est affecté à la division de Toulon puis embarque sur l’῍Eclaireur", aviso à roue, à bord duquel il est présent jusqu’au 1er janvier 1857 et promu matelot de 3e classe.

Le 20 avril 1857, il embarque sur le ῍ Cyclope ", bombarde qui est armée à Toulon. Il est débarqué et posté à la division de Toulon, le 11 mars 1858. Puis il rejoint de nouveau  le" Cyclope῍. Le 1er février 1860, il mérite un certificat de bonne conduite ayant réussi plus de 40 mois de service, le 2 février, il bénéficie d’une permission de 6 mois qu’il va passer à Roquemaure.

Louis rentre le 31 juillet et rejoint Toulon le 6 août, il bénéficie d’une prime de réadmission. Le 12 mars 1861, il embarque comme passager sur l’"Eldorado", frégate à roue qui sert de navire hôpital pour transporter les blessés de l’armée française qui se bat en Italie, pour unifier le pays en luttant contre l’empire austro-hongrois.

 Le 16 mai de même année, Il  fait partie de l’équipage de la ῍Dryade", transport mixte à hélice qui embarque une partie du 101e régiment et le général Collineau  pour la seconde campagne de Chine. La première s’était terminée par le traité de Tiensin en 1859 qui avait été perçu par l’empereur de Chine comme une humiliation car il le contraignait à ouvrir son pays aux étrangers. Mais des missionnaires et des occidentaux sont à nouveau massacrés. Anglais et Français se coalisent pour attaquer la Chine après un refus de l’empereur de céder à un ultimatum des occidentaux. Ils entrent sur le Yang Tsé Tian et prennent la ville de Shanghai. Chambon débarque et monte à bord du Rhin" transport à hélice qui participe aussi à l’expédition de Chine. En Février 1862, il passe sur un autre transport à hélice la ‟Meurthe" qui assure le transport de troupes de Tourane au cap Saint- Jacques lors de la campagne de Cochinchine pour la prise de Saigon. Un nouveau certificat de bonne conduite lui est attribué pour son rôle de capitaine d’armes et d’instituteur à bord de ce bâtiment.

En janvier 1863, il est affecté sur le "Duperré " ex "Couronne῍ vaisseau de 80 canons qui assure le transport de canonnières. Il quitte ce bâtiment en janvier 1864 pour embarquer sur l’῍Européen ῍ qui remplit la même mission. Le 19 juillet 1864, il est congédié avec un certificat de bonne conduite qui signale qu’à bord du bâtiment il a exercé la fonction de capitaine d’armes et de fourrier avec la mention « Très bon serviteur, a très bien tenu la comptabilité῍. Le 26 juillet il se présente et déclare vouloir renoncer à la navigation, était-il déjà malade ? Le 21 octobre 1865, sur sa demande, il reprend du service, il reçoit une prime de réadmission puis est dirigé vers Toulon et embarque sur le navire "Navarin", vaisseau à voiles transformé qui sert de navire-école aux apprentis marins. Puis du 1er juillet 1866 au 18 janvier 1867, il est mis en congé pour convalescence pour 3 mois à l’issue duquel il rejoint le dépôt de Toulon jusqu’au 8 septembre 1867 date à laquelle il est congédié définitivement. Mais le 8 mai 1868, il exprime le souhait de reprendre du service, demande qui est acceptée. Il passe un mois à la division de Toulon et le 15 juin il embarque sur la corvette ῍Thétis῍ qui participe à l’escadre du Nord en Baltique. Cette affectation s’achève le 24 mars 1869. Il embarque alors sur la frégate mixte "Clorinde". Il est affecté à la direction de Cherbourg puis de Toulon. Le 19 mai il embarque sur le transport-écurie ῍Jura" qui est alors en réserve. De brefs séjours à la division de Toulon sont interrompus par un embarquement sur l’῍Entreprenante῍, transport à hélice et sur le "Louis XIV῍ vaisseau à trois ponts qui sert d’école de canonnage à Toulon.

 Le 17 février 1871, alors que la guerre franco-allemande vient de se terminer, par une lourde défaite de la France dont la capitale est occupée par l’ennemi, le sergent fourrier Louis Chambon décède à l’hôpital militaire du Gros Caillou à Paris où il a été admis le 28 janvier.

Son nom figure  sur le monument aux morts de Roquemaure.

Il était Second maître de 2e classe.
Son unité : Vaisseau "Louis XIV"
Il est décédé le 17 février 1871.
Son décès est inscrit à la commune de Paris 7e arrondissement

Vaisseau "Louis XIV"

Vaisseau "Louis XIV"
184664
Chambon
Roquemaure
Gard (30)
13 juin 1838
Aucune
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Il a été décoré : Aucune médaille
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