Frédéric Le Mouillour Mémorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Corneille Marie Bayon

est né le 20 novembre 1877 à Trinité Sur Mer (Morbihan (56))

Son père, Julien Bayon, exerce la profession de marin, sa mère Jeanne Marie Tanguy s’occupe de son foyer.

Il arrive au corps le 4 octobre 1892 à l’âge de 14 ans et embarque comme mousse sur l’̏ ̏Austerlitz ̋, vaisseau mixte de 86 canons, embossé en rade de Brest, qui accueille les mousses jusqu’en 1894. Il passe novice le 20 novembre 1893.

Du 1er janvier au 4 mai 1895, il embarque à bord du croiseur "Jean Bart" qui appartient à l’escadre de Méditerranée.

Sa formation d’apprenti marin terminée, il est promu matelot de 3e classe et rejoint "l’Ecole des Fusiliers Marins "à Lorient. Breveté fusilier le 1er décembre 1895, il est promu matelot de 2e classe à cette même date. Il embarque alors sur le  "Trident " qui héberge l’ école de canonnage puis sur la frégate cuirassée  "Friedland " jusqu’en août 1896. Il fait partie de l’équipage de l'  "Amiral Charner "croiseur cuirassé qui appartenait à la division des croiseurs de la Méditerranée du 13 décembre 1896 au 1er janvier 1899. A cette date il passe neuf mois sur l’"Héroïne" puis sur le "Marigot" jusqu’ au 3 juin 1900. Du 2 décembre au 10 décembre 1901,  il embarque sur le cuirassé " Formidable" période durant laquelle il est promu matelot de 1ère classe. Après de courts séjours aux deuxième et cinquième dépôts, il embarque pour 18 mois sur le croiseur de 1ère classe "Tage" d’avril 1902 à octobre 1903. En janvier 1904 il est affecté sur le cuirassé "Marceau" basé à Toulon où il terminait sa refonte., il y reste jusqu’en 1905. Son contrat renouvelé, promu quartier-maître en juillet 1906, il monte à bord du transporteur la "Manche" basé à Lorient., ce bâtiment, affecté à la mission hydrographique en Indochine, quitte Lorient pour Toulon. Corneille Bayon intègre "l’Ecole des transmissions" pour trois mois puis bénéficie d’un congé de 2 mois.

Le 8 juin 1908 il épouse à la Trinité sur Mer Marie Vincente Josset qui va lui donner deux fils, Albert et Louis.

 Après un court séjour au "3e dépôt" de Lorient, il embarque, à Toulon, sur le "Vinh Long", transport-hôpital qui sert d’hôpital à Casablanca puis transporte des malades de l’Algérie au Maroc jusqu’en 1910. Il recevra la médaille du Maroc en 1911 Puis sa carrière se déroule entre "l’Ecole des mécaniciens" de Lorient et le "3e dépôt " de la même ville entre 1910 et 1914.

Le 23 septembre 1914, alors que la première guerre mondiale a éclaté en août, il rejoint la brigade de 6585 hommes dont un quart de fusiliers marins, rassemblée autour du contre- amiral Ronarc’h, elle est chargée de renforcer la police et de maintenir l’ordre dans Paris. Mais les Allemands, bloqués sur la Marne, tentent d’entrer en France par le Nord.

Après avoir combattu à Melle, près de Gand, pour protéger la retraite de l'armée du royaume de Belgique, puis avoir stoppé héroïquement les Allemands dans le secteur de Dixmude en octobre et novembre 1914, les régiments de la "Brigade de fusiliers marins" sont mis au repos dans le secteur de Dunkerque. La brigade est alors reformée et les effectifs sont reconstitués. Elle est de nouveau engagée en décembre 1914 à la Bataille de l'Yser dans le secteur de Langemark, situé entre Dixmude et Ypres, à Bixschoote, Steenstraat et Zuidschoote.

La brigade est ensuite affectée au groupement de Nieuport, avec pour mission de défendre le secteur allant de la mer à Saint-Georges. En mai 1915, ce secteur de Nieuport est l'objet de violents combats. Le 9 mai, 63 marins sont tués et 178 blessés sur la route de Lombartzyde. Le 12, à la Ferme de l'Union, près de Saint-Georges, la brigade perd à nouveau près de 300 hommes. Dans les mois qui suivent les fusiliers marins tiennent des positions le long du fleuve Yser entre Nieuport et Ypres.

C'est au cours de ces combats en bordure du fleuve Yser que le second maître Corneille Bayon a perdu la vie le 1er Novembre 1915 sur le champ de bataille à Nieuport où il est inhumé. Il allait avoir 38 ans. Son corps est transféré à La Trinité sur Mer en 1922.

Son nom figure sur le monument aux morts de La Trinité sur Mer ainsi que sur une plaque apposée sur les murs de l’église.

Son fils Albert, second maître mécanicien, est tué à bord du "Dunkerque " lors de l’attaque anglaise à Mers El Kébir

Son nom est donné à la 7e promotion de l’Ecole des mousses à Brest ; le 16 novembre 2015.

Il était Second maître.
Son unité : Fusiliers marins 1914-1918 – Bataille de l'Yser
  • Médaille Militaire
  • Médaille Coloniale - Maroc
Il est décédé le 01 novembre 1915.
Son corps repose au cimetière de la Trinité sur Mer (56)
Son décès est inscrit à la commune de la Trinité sur Mer (56)
Document portant la mention MPLF : Etat signalétique et des services

Fusiliers marins 1914-1918 – Bataille de l'Yser

Yser

Fusiliers marins 1914-1918 – Bataille de l'Yser

 

Après avoir combattu à Melle, près de Gand, pour protéger la retraite de l'armée du royaume de Belgique, puis avoir stoppé héroïquement les Allemands dans le secteur de Dixmude en octobre et novembre 1914, les régiments de la "Brigade de fusiliers marins" sont mis au repos dans le secteur...

Fusiliers marins 1914-1918 – Bataille de l'Yser
184668
Bayon
Trinité Sur Mer
Morbihan (56)
20 novembre 1877
Aucune
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Il a été décoré : Médaille Coloniale - Maroc,Médaille Militaire