Frédéric Le Mouillour Mémorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

François Gabriel Goavec

est né le 28 juillet 1887 à Landevennec (Finistère (29))

Kerbéron en Landévennec est une commune du Parc naturel régional d'Armorique en presqu'île de Crozon, tout près du cimetière militaire des navires dans un profond méandre abrité de l'Aulne dans la rade de Brest. Ce hameau est situé à égale distance entre Brest et Quimper.

François naît dans une famille de marins. Son père, 48 ans, est marin à la retraite de la Marine nationale. Sa mère Angélique Marie Reine Louarn,39 ans, est mère au foyer. Avant lui sont déjà nés : Jeanne en 1882, Julien en 1883 (qui décèdera en 1888) et Yves Marie en 1886. Viendront plus tard agrandir cette fratrie après la naissance de François : Marie Angèle en 1889 et Gabriel Julien en 1892 (qui décèdera en 1895).

François grandit dans cette magnifique commune où il suit sa scolarité. Quand vient l'âge d'effectuer son service militaire, il s'engage le 17 Août 1905 pour cinq ans, à Brest, comme apprenti marin ‶Aux Equipages de la Flotte ″, il se déclare menuisier.

Après sa formation au ‶2e Dépôt de Brest ″, il est inscrit à bord des cuirassés ‶Charles Martel ″ et ‶ Magenta ″, ce dernier est navire-école des marins torpilleurs.

Le 16 octobre 1906, François est dirigé ensuite sur le cuirassé ‶Bouvet ″ qui est affecté à ‶L'Escadre de Méditerranée ″. Quelques mois plus tard, il rejoint la ‶ 1e Flottille des Sous-marins de Méditerranée ″ à Toulon. Il gagne ses galons de quartier-maître le 1er janvier 1910, obtient son brevet élémentaire de torpilleur électricien et se rengage pour trois ans le 18 juin 1910. A compter du 17 août 1910, il séjourne à Toulon jusqu'au 25 avril 1912. Il est affecté ensuite sur ‶la base des Sous-marins de Bizerte ″

Il avait perdu sa mère âgée de 63 ans, le 22 avril 1912. Quelques jours plus tard alors qu'il est à Bizerte, son père décède le 3 mai à l'âge de 73 ans. Tout cela le bouleverse, il décide à son tour de fonder une famille.

François convole en justes noces à Landévennec le 16 juillet 1912 avec Marie Jeanne Quillien native de Plonévez-Porzay (29). De leur union naîtra Jeanne Françoise Henriette le 11 janvier 1914. François est absent pour sa naissance. Le malheur le poursuit, son épouse décède le 17 janvier 1914 à l'âge de 20 ans.

Le 4 juillet 1912, il est nommé à Toulon et renouvelle son engagement le 17 août 1913 à Toulon.

Il se forme alors à l'école des torpilleurs de Bizerte. Il passe avec succès son brevet supérieur de torpilleur électricien.

 En France, le 2 août 1914, la Première Guerre Mondiale est déclarée. Le sous-marin ‶ Turquoise ″ commandé par le Lieutenant de vaisseau Marie Léon Ravenel, reçoit l'ordre de participer aux combats de l'Armée de mer. En 1915, alors que l'Empire ottoman s'est rangé aux côtés de l'Allemagne, une force franco-britannique, renforcée par des soldats venus d'Australie et de Nouvelle-Zélande dont c'était le baptême du feu, tente de s'emparer du stratégique détroit des Dardanelles, afin de pouvoir continuer à assurer une liaison maritime avec les troupes russes installées sur les rives de la Mer noire. Le 19 octobre 1915, son navire appareille de Moudros, sur l'île grecque de Lemnos, pour une patrouille semée d'embûches dans la Mer Egée. Il faut franchir les barrages de filets, les mines, éviter les torpilleurs ennemis et les batteries côtières. Ce que réussit le sous-marin ‶ Turquoise ″, malgré l'explosion d'une mine et après avoir été une cible pour une torpille et des tirs de batteries côtières. Le matériel est endommagé. L'équipage fait front et répare continuellement. Il tente de torpiller un vapeur, met en fuite une canonnière bien plus forte que lui, évite les attaques de deux torpilleurs et d'un sous-marin marin allemand.

Au bout de quelques jours, l'équipage est épuisé, les réserves sont presque toutes consommées. Le lieutenant de vaisseau prend la décision de rentrer à Moudros. Avec son périscope embué et son système de navigation défectueux, il finit par s'échouer le 30 octobre sur une rive du détroit des Dardanelles près de Nagara.

Pris sous le feu d'une batterie turque, le sous-marin est atteint. Son équipage, dont François fait partie, est prisonnier de guerre des Turcs. Pendant cet internement François tombe d'épuisement, il est hospitalisé à l'hôpital Maltepe à Constantinople.

Il décède le 7 février 1918, en captivité à l'âge de 30 ans.

Il est inhumé au cimetière de Feryköy (secteur militaire français) à Istanboul. Son acte de décès est transcrit sur les registres de l'état civil de Landévennec le 31 juillet 1919.

Il est cité à l'ordre de l'Armée :

‶ Lors d'une croisière périlleuse et accidentée avec le Turquoise en mer de Marmara au mois d'octobre 1915 a montré un entrain, une endurance, un courage digne de tout éloge.

A supporté avec dignité les souffrances de la captivité en Turquie où il a succombé 

 

Il était second maître électricien.

Son nom est inscrit au Monument aux Morts de Landévennec. (29)

Son nom est inscrit au Monument Commémoratif aux sous-mariniers à Toulon (83)

Il était Second Maître électricien.
Son unité : Turquoise
  • Croix de Guerre 14-18 avec palme(s)
  • Citation à l'Ordre de l'Armée
Il est décédé le 07 février 1918.
Son corps repose au cimetière de Constantinople
Son décès est inscrit à la commune de Landévennec (29)
Document portant la mention MPLF : SGA MEMOIRE DES HOMMES

Turquoise

Turquoise001

Le sous-marin Turquoise (Q-46) fait partie des 6 sous-marins à coque unique (plans Maugas) commandés au titre du budget de 1903, ordonnés le 24 novembre 1903. Les 5 autres sous-marins de cette classe étant l’Émeraude (Q-41), le Rubis (Q-43), le Topaze (Q-45), l’Opale (Q-42) et le

Turquoise
6779
Goavec
Landevennec
Finistère (29)
28 juillet 1887
GD
NULL
Il a été décoré : Citation à l'Ordre de l'Armée,Croix de Guerre 14-18 avec palme(s)
Acte décès Landevennec n° 1919/17
C 12x17