Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Daniel Louis Boureau

est né le 18 septembre 1918 à Choignes (Haute-Marne (52))

Son père Léon, originaire de Chateauroux dans l’Indre, est mobilisé pendant la Grande guerre près de Saint Dizier. Il épouse Léa Préau en 1916 à Choignes.

Daniel, avec sa sœur Henriette née en 1917 et son frère André né en 1920, passe son enfance à Choignes. Il fréquente l'école Louis Blanc "La Maladière" à Chaumont (52) jusqu’à l’obtention du certificat d’études primaires.

Son père, boucher, décède prématurément en février 1932 à l’âge de 40 ans. Daniel, orphelin, a 13 ans et rentre alors en apprentissage comme garçon boucher à Nogent puis à Chaumont.

En 1937, il s’engage dans la Marine nationale au bureau maritime de recrutement de Toulon. Il rejoint "l’École des mécaniciens et chauffeurs" à Saint Mandrier (Var) dans les locaux de l'ancien hôpital de la Marine. Il y reçoit une formation d’apprenti chauffeur. Le 29 juillet 1937, il passe avec succès l'examen de chauffeur à bord du  cuirassé "Courbet" et embarque sur le croiseur mouilleur de mines "Pluton". Sur ce bâtiment basé à Brest et devenu après modification l’École d’Application de Tirs à la Mer (EATM) Daniel navigue le long des côtes bretonnes.

Il écrit beaucoup à sa mère qui est établie comme bouchère à Choignes.

La seconde guerre mondiale éclate le 1er septembre 1939. Son bâtiment prévu pour remplacer le navire école "Jeanne d’Arc" part de Brest dès le 2 septembre vers Casablanca avec mission de mouiller ses mines devant le port. Arrivé à Casablanca, le 5 septembre, l’opération de mouillage de mines est suspendue. Daniel dans son courrier du 6 septembre tente de rassurer sa famille : "… cela ne va pas durer longtemps…".

Le 13 septembre 1939, lors de la manipulation des mines, une forte explosion dite accidentelle se fait entendre à 10 h 40. Le navire est détruit et sombre en moins d'une heure.

Le matelot Daniel Boureau, effectuant vraisemblablement des travaux dans la mature, est tué lors de l’explosion. Il fait partie des 186 victimes du "Pluton". Inhumé initialement au cimetière européen de Casablanca, son corps repose depuis 1951 au cimetière de Saint Aignan à Chaumont (52).

La médaille militaire et la croix de guerre 1939-1945 Étoile de vermeil lui ont été attribuées avec la citation suivante : "Tombé Glorieusement pour la France à son poste de combat". En 1953, lors d’une cérémonie militaire à Chaumont, les insignes de la médaille militaire et de la croix de guerre ont été remis à sa mère.

Son nom est inscrit au monument aux morts de Choignes (52).

Il était Matelot chauffeur.
Son unité : Pluton
  • Médaille Militaire
  • Croix de Guerre 39-45 avec étoile (s)
  • Citation à l'Ordre du Corps d'Armée
Il est décédé le 13 septembre 1939.
Son corps repose au cimetière de Saint Aignan à Chaumont (52)
Son décès est inscrit à la commune de Chamarandes-Choignes (52)
Document portant la mention MPLF : Transcription de décès 1939/8

Pluton

54

Construit à Lorient en 1931. Le Pluton devant être appelé à servir de transport de troupes, il convenait de débarquer les mines stockées à bord dans des camions attendant le long du quai de Casablanca. Au rapport du cpt de frégate Benac, second du navire, c'est au cours de son désamorçage, qu'une mine a explosé, faisant sauter en chaîne d'autres mines et diverses munitions, éventrant le navire qui a coulé par l'arrière, et dévastant les quais...

Pluton
7236
Boureau
Choignes
Haute-Marne (52)
GD
175009,175010,175011,175012,175013,175014,175015,175016
Il a été décoré : Citation à l'Ordre du Corps d'Armée,Croix de Guerre 39-45 avec étoile (s),Médaille Militaire
Acte de naissance 1918/ 9
C 12x17