Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Jean Claude Nicolas Herrou

est né le 19 février 1900 à Plougastel-Daoulas (Finistère (29))

Jean Claude Nicolas Herrou vient au monde au lieu-dit Kéralcun en Plougastel-Daoulas, dans une famille de marins pêcheurs, par tradition familiale paternelle.

Son père Joseph est déjà quartier-maître retraité de la Marine nationale, sa mère Marie Marguerite Kervella est cultivatrice.

Jean Claude Nicolas est le premier garçon de la fratrie. Après lui naissent : François Marie, Joseph Marie, Annette Marie qui décède à l'âge de deux ans et Marie Antoinette qui décède à l'âge de dix-huit mois.

Il commence sa carrière comme mousse le 18 septembre 1915 pour effectuer la petite pêche sur le bateau "Esclave de l'Aquilon", basé à Plougastel-Daoulas. Il y fait du bornage dans les environs. Il perd sa mère le 22 décembre 1916, âgée de quarante-deux ans. Elle laisse dans le chagrin son mari et ses trois garçons âgés de seize ans et demi, quatorze ans et demi et treize ans.

Jean Claude Nicolas passe successivement novice puis matelot jusqu'à son appel sous les drapeaux en mars 1920 pour se former pendant quatre mois, puis embarque sur le cuirassé "Bretagne". Il rejoint le 1er Octobre 1920 le cuirassé d'escadre "République" à Toulon afin de suivre la formation de canonnier.

Il revient à Brest le 8 mars 1921 sur le cuirassé " France", navire de la 1re Division de la 1re  escadre. Il travaille sur ce navire jusqu'au 1er septembre 1922 où il connait une aventure peu commune. En revenant de campagne d'exercice devant Belle-Ile (56), le bateau talonne une roche dans le passage de la Teignouse le 26 août à 0H57. Vers 1H10 les machines et dynamos stoppent faute de vapeur, privant le navire d'énergie et de lumière. Le commandant, ne pouvant mettre les embarcations de secours à l'eau, ordonne de mouiller car le courant pousse le "France" vers les hauts fonds. Le cuirassé ne peut plus manœuvrer et se remplit d'eau. Le cuirassé "Paris" ayant reçu un télégramme du "France", vient mouiller à proximité et lâche des embarcations. Suivront le cuirassé "Strasbourg" et le croiseur "Metz"; puis deux autres navires de l'escadre mettront aussi des embarcations sur zone pour sauver l'équipage. Le "France" sombre peu à peu en roulant. Dans ce naufrage il n'y a eu que 3 disparus. Le commandant sera jugé et relaxé par le tribunal militaire de Lorient le 13 décembre 1922. La roche qui avait causé la perte de son navire n'était pas mentionnée sur les Instructions Nautiques, elle est ainsi nommée "Base Nouvelle".

Jean Claude Nicolas termine son service militaire de 3 ans après quelques mois passés sur le cuirassé "Lorraine". Il revient à la vie civile en mars 1923 et reprend la petite pêche à Plougastel-Daoulas.

Il se marie dans cette commune le 15 octobre 1923 avec Marie Claudine Thomas native de Kéraméné, cultivatrice à Pénaster en Plougastel-Daoulas. De cette union naissent deux garçons : Jean Claude Marie et Joseph Jean.

Jean Claude Nicolas continue sa carrière de pêcheur sur différentes chaloupes. Il passe patron sur le "Jep" le 9 septembre 1936 où il travaille jusqu'à sa mobilisation le 18 septembre 1939. En décembre il est affecté sur le patrouilleur auxiliaire "Patrie P36", chalutier immatriculé à Saint Malo (35),  nouvellement réquisitionné. Ce navire, affecté à la 4e EPA de Brest, participe à l'évacuation de Dunkerque (Opération Dynamo) en mai 1940. Il est saisi le 3 juillet par la Royal Navy, son équipage est interné. Le quartier-maître Jean Claude Nicolas Herrou choisit le retour en France et embarque sur le paquebot "Meknès" qui appareille de Southampton le 24 juillet 1940.

Jean Claude Nicolas disparaît à l'âge de 40 ans lors du naufrage de ce bâtiment, au sud de Portland (Angleterre), laissant ses deux garçons de 12 et 8 ans, orphelins à la charge d'un tuteur qui sera nommé. Les enfants seront reconnus pupilles de la nation le 1er avril 1941.

Son nom est inscrit au monument aux morts de Plougastel-Daoulas (29) et sur la stèle commémorative du Meknès de Saint-Martin-en-Campagne (76).

Il était Quartier-maître.
Son unité : Meknès
Il est décédé le 24 juillet 1940.
Porté disparu
Son décès est inscrit à la commune de Plougastel-Daoulas (Finistère)
Document portant la mention MPLF : Transcription Décès

Meknès

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Le Meknès était un ancien paquebot de la Compagnie Générale Transatlantique construit par les Chantiers de Normandie du Grand-Quevilly, de 132 mètres de long et jaugeant 6127 tonneaux, mis en service en 1914 sur la ligne le Havre-Haïti sous le nom de Poerto Rico. Renommé Meknès, il est placé sur la ligne Bordeaux-Casablanca en 1929, puis le Havre-La Baltique en 1936. Suite aux événements de la guerre mondiale, il est transformé en transport de...

Meknès
6543
Herrou
Plougastel-Daoulas
Finistère (29)
Aucune
NULL
Il a été décoré : Aucune médaille
Transcription Décès