Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Pierre Augustin Le Blay

est né le 19 octobre 1879 à Saint-Quay-Portrieux (Côtes-d'Armor (22))

C’est sur la côte du Goëlo, à Saint-Quay-Portrieux, que naît Pierre Augustin Le Blay le 19 octobre 1879. Il est le fils de Pierre Marie, maître au cabotage, et de Marie Anne Macé, ménagère.
Il est le cadet de la fratrie, l’aînée en est sa sœur Adélaïde née en 1878, le benjamin son frère Joseph né en 1888.
Il passe son enfance dans la maison nommée "Ker Hyacinthe" à Saint-Quay-Portrieux dans le quartier de Kertugal et fréquente l’école publique du quartier.
Alors capitaine au long cours, son père périt en mer lors d’un naufrage.


Très jeune, Pierre embarque en qualité de mousse, de novice puis de matelot et totalise vingt et un mois et onze jours de navigation au commerce (long cours) sur "la France" (port d’embarquement : Saint-Nazaire).

Pierre s’engage dans la Marine nationale le 24 octobre 1899 pour une durée initiale de cinq ans et est incorporé au "2e dépôt de Brest" où il reçoit la formation initiale, militaire et maritime, au métier de marin.

Après un court passage sur le garde côtes "Terrible", il rejoint le vaisseau école "Couronne" le 1er avril 1900 où, durant cinq mois, il acquiert la formation de spécialité. A l’issue, le jeune matelot de 2e classe timonier rallie le "3e dépôt de Lorient" puis le croiseur "Isly" à bord duquel il est nommé à la distinction de 1re classe dans le grade de matelot.

Le 5 septembre 1903, Pierre débute sa formation de pilote de la flotte. Il embarque sur les avisos "Elan" jusqu’en janvier 1907 puis "Chamois".
Il obtient la qualification supérieure de pilote de la flotte à compter du 1er mai 1908 et est promu second maître, premier grade du corps des officiers mariniers.

Entre le 7 octobre 1908 et le 11 juin 1912, il est affecté pour de courtes durées n’excédant pas quelques mois sur le croiseur cuirassé "Dupetit-Thouars", l’aviso torpilleur "Cassini", à la "1re flottille des torpilleurs de l’océan", le contre torpilleur "Tromblon", le garde pêche "Estafette", l’aviso "Chamois" de l’école de pilotage, le cuirassé "Charles Martel", le cuirassé "Gaulois", l’aviso torpilleur "Lance".

Il rallie alors, à Cherbourg, le torpilleur "Trombe" à bord duquel il sert jusqu’en janvier 1914. Il rejoint ensuite le port de Brest et, après un court séjour au "2e dépôt", il est désigné sur le croiseur cuirassé "Desaix". Il navigue à bord du contre torpilleur "Flamberge" de la "2e escadre légère" lorsque la 1re guerre mondiale éclate, puis sur le patrouilleur auxiliaire (ex-chalutier) "Lavardin" en décembre 1915.

Alors commandant du patrouilleur auxiliaire (ex-chalutier) "Renard", Pierre engage de nuit son bâtiment contre un sous-marin ennemi au large du phare du Créac'h (île d'Ouessant). Son attitude lui vaut une citation à l’ordre de la brigade pour  le motif suivant :" A fait preuve, les 27 octobre, 23 et 30 novembre 1916, au cours d’attaque contre des sous-marins ennemis, de qualités de décision et de sang-froid; a atteint à 200 mètres un sous-marin ennemi auquel il a certainement causé des avaries importantes."

Le 7 juin 1917, Pierre épouse Geneviève Francine Martini à Saint-Quay-Portrieux. De leur union, naît Geneviève Marie Rose le 8 mars 1918.

Le 19 octobre 1917, jour de ses trente huit ans, le maître pilote de la flotte Pierre Auguste Le Blay appareille de Brest à bord du  "Renard".  En patrouille près d'Ouessant, le patrouilleur est secoué par une violente explosion sur l’arrière. Il s’enfonce et disparaît en une minute emportant onze hommes de l’équipage dont son commandant.

Pierre n’a jamais connu sa fille Geneviève, née cinq mois après sa disparition. Après plusieurs années de veuvage, Geneviève, son épouse, s’est remariée avec son beau-frère Joseph Le Blay, jusqu’alors célibataire, permettant ainsi à sa fille chérie d’avoir un papa.

La famille a été très marquée par les drames survenus en mer. Le dernier est celui de Hyacinthe Jamet, fils de sa sœur Adélaïde, qui périt en mer Méditerranée en 1921, à l’âge de dix huit ans, suite au naufrage du "Cité de Patras".

Pierre est cité à l’ordre de l’armée avec le motif suivant : "Officier marinier, rempli des plus belles qualités militaires, infatigable et plein d’entrain, s’est brillamment conduit au cours de plusieurs engagements avec des sous-marins ennemis. Déjà cité à l’ordre de la brigade (…voir citation ci-dessus). Mort pour la France le 19 octobre 1917 sur son bâtiment coulé par une mine."
 

Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 4 juin 1919, il est inscrit, à titre posthume, au tableau spécial de la Médaille militaire.

Il est promu, à titre posthume, au grade de premier maître le 1er janvier 1918.

Il était Premier maître.
Son unité : Renard
  • Médaille Militaire
  • Croix de Guerre 14-18 avec étoile (s)
  • Médaille Coloniale - Maroc
  • Citation à l'Ordre de la Brigade
  • Citation à l'Ordre de l'Armée
Il est décédé le 19 octobre 1917.
Porté disparu
Son décès est inscrit à la commune de Brest (29)
Document portant la mention MPLF : Acte de décès

Renard

Renard-21

Ancien  yacht canadien New Crown construit à Eatle’s C° Ltd, Hull, Grande-Bretagne, en 1900.

Acheté par la France en 1916 en prenant le nom de Renard, il fut incorporé dans la division des patrouilleurs, armé pour la lutte anti sous-marine.

A sauté sur une mine le 19 octobre 1917  en mer d’Iroise à 43 milles dans le NNW et coule immédiatement, provoquant 11 disparus ; quelques hommes de l’équipage o...

Renard
9540
Le Blay
Saint-Quay-Portrieux
Côtes-d'Armor (22)
HF
181271,181272
Il a été décoré : Médaille Militaire,Croix de Guerre 14-18 avec étoile (s),Médaille Coloniale - Maroc,Citation à l'Ordre de la Brigade,Citation à l'Ordre de l'Armée
Acte de décès 1918/574
B 15x21