France IV - Navire hôpital
Mis en chantier sous le nom de La Picardie, aux chantiers de Penhoët de Saint-Nazaire, il est rebaptisé France avant son lancement. En dix ans, il est le 4e paquebot mis en service par la Compagnie générale transatlantique sur la ligne Le Havre—New York, après La Lorraine, La Savoie et La Provence.
C'est le deuxième navire à porter le nom de France au sein de la compagnie. À l’époque, il est le plus grand paquebot français, ses dimensions ayant été dictées par celles des bassins du Havre, et le seul paquebot français à quatre cheminées. Le France n’a jamais officiellement concouru pour le record de vitesse sur l’Atlantique Nord, le fameux Ruban bleu. La puissance de ses machines en faisait néanmoins le troisième paquebot le plus rapide sur l’Atlantique Nord, après les célèbres Lusitania et Mauretania de la compagnie britannique Cunard.
Première Guerre mondiale
Le 4 août 1914 et bien que la guerre ait été déclarée la veille, la compagnie transatlantique prend le risque de faire partir le France pour New York avec 2 400 passagers à bord, principalement des citoyens américains fuyant le conflit à venir1.
Le paquebot est ensuite, dans les semaines suivantes, converti en croiseur auxiliaire et rebaptisé France IV mais est rapidement transformé et utilisé comme transport de troupes. En mars 1915, il embarque 4 000 soldats de la 156e division pour les Dardanelles qui y débarquent le 4 mai1.
Fin 1915, il est converti en navire-hôpital, avec une capacité de 2 500 lits. Il servira en Méditerranée, rapatriant des blessés du front d'Orient vers le port de Toulon1. En avril 1918, il est retransformé en transport de troupes avec une capacité de 5 000 hommes puis utilisé pour convoyer le corps expéditionnaire américain, et ce jusqu’en mars 1919 au sein de la Cruiser and Transport Force. En 1918, une explosion dans la salle des machines fait neuf victimes.
Reprise du service après la guerre
Il reprend son service régulier sous le nom de France en août 1919.
Le luxe du paquebot séduit. Le France va aussi dans cette période, et comme les autres paquebots transatlantiques, transporter des émigrants, principalement d'Europe centrale, vers les États-Unis. Le France est capable de les transporter dans des conditions acceptables, proposant ainsi des cabines de quatre à six lits avec sanitaires indépendants et propose aussi pour cette classe économique, des fumoirs, bars et bibliothèques1.
En 1923, le paquebot est transformé à la chauffe au mazout. À partir de 1927, il effectue régulièrement des croisières en Europe.
Désarmé au Havre en septembre 1932, le France est vendu pour démolition en novembre 1934. Il quitte Le Havre le 15 avril 1935 pour être démoli à Dunkerque, moins d’un mois avant l’arrivée inaugurale de Normandie.
Sources :
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