Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Jean Baptiste Gaëtan Nicodémo

est né le 04 avril 1926 à Nice (Alpes Maritimes (06))

Fils de Marius Thomas Louis Nicodémo (né le 3 février 1899 à Nice – peintre en bâtiment) et de Pauline Baccialone (née le 3 février 1897 à Tende en Italie), Jean Baptiste est née le 4 avril 1926 au 90 route de Turin à Nice.

Jean Baptiste se révèle un élève brillant en obtenant notamment en 1944 un brevet d’enseignement supérieur et un brevet de capacité pour enseigner dans l’enseignement primaire (instituteur).

D’une première union en 1947 avec Ruby Pattinson naissent deux enfants Jean Baptiste (1948) et Evelyne (1949).

En 1955 naît à Hyères une petite fille, Véronique, qu’il n’a pas pu reconnaître ; au moment de sa disparition en 1954, Jean Nicodémo avait entrepris des démarches pour officialiser son union avec Rolande Bénard la mère de cet enfant.

Le 1er décembre 1944, il s’engage dans la marine nationale et est incorporé au 5e dépôt de Toulon. En janvier 1945, il est affecté à la base aéronautique navale d’Arzew puis est admis au groupe des écoles de l’aéronautique en Grande Bretagne le 1er mai pour y suivre la formation de pilote d’aviation. Il obtient son brevet en janvier 1947 puis est affecté dans les bases de l’aéronautique navale, successivement à la flottille 32S de Karouba, 54S puis 12F de Hyères. En juin 1951, il embarque avec sa flottille sur les porte-avions «La Fayette» et «Arromanches».

Le 15 avril 1954, il est muté à la flottille 14F basée en Indochine. Il disparaît le 26 mai 1954, au cours d’une mission sur le point sensible «Josette», à Dien-Bien-Phu vers 11 heures 05. Le second maître Serge Peroz, équipier de l’officier des équipages de 3e classe Nicodémo, a vu l’appareil, au cours d’une manœuvre normale, disparaître derrière les nuages, puis annoncer par radio une attaque sur l’objectif constitué par des emplacements de D.C.A. rebelles. L’appareil n’a été ni revu ni entendu, aucune trace ou indice de sa chute n’a pu être retrouvé.

Jean Baptiste Nicodémo était titulaire du brevet «pilote d’aviation», de la mention «pilote de chasse», de la mention «pilote de porte-avions».

Passionné de photographies, il s’adonnait aussi à la musique (mandoline).

L’écrivain René Bail dans son ouvrage «Il était une fois la 14F» évoque le pilote Jean Baptiste Nicodémo :

«... que dire de Nicodémo ? C’était un fin pilote qui avait déjà fait la campagne précédente à la 12F sur Hellcat...

Sobre en parole, il était d’autant plus efficace par son expérience...

Photographe averti, il était occupé lors des quelques moments libres à développer, à agrandir de beaux clichés de sa composition, souvent accompagné de son complice aussi «fana» que lui, le lieutenant de vaisseau Caron de la 12F… ».

Il était Officier de 3e classe des équipages, pilote aéronavale.
Son unité : Flottille 14F
  • Légion d'Honneur (chev.)
  • Médaille Militaire
  • Croix de Guerre TOE avec palme
  • Médaille Coloniale - Extrême-orient
  • Médaille Commémorative - Indochine
  • Citation à l'Ordre de l'Armée de Mer
Il est décédé le 26 mai 1954.
Porté disparu
Son décès est inscrit à la commune de Nice
Document portant la mention MPLF : Acte de naissance

Flottille 14F

La 14F vit le jour à la fin 1952 lorsque les premiers pilotes rejoignirent les USA pour un stage sur Corsair. A la mi-janvier 1953, les premiers F4U-7 équipaient la flottille portant les couleurs françaises. Un an plus tard, désignée pour l'Indochine, la 14F s'embarqua sur un avion de transport, sans ses armes, mais avec ses bagages. Sur place, le personnel de la flottille fit connaissance avec les AU-1 Corsair prêtés par les Américains, diffé...

Flottille 14F
7743
Nicodémo
Nice
Alpes Maritimes (06)
DD
176215,176216,176217
Il a été décoré : Légion d'Honneur (chev.),Médaille Militaire,Croix de Guerre TOE avec palme,Médaille Coloniale - Extrême-orient,Médaille Commémorative - Indochine,Citation à l'Ordre de l'Armée de Mer
1926/971
D 11x15