Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Jean Paumier

est né le 02 juillet 1932 à Mont Dol (Ille-et-Vilaine (35))

Fils de Jean-Marie François, employé de travaux publics à Dol de Bretagne, et d’Ernestine, Joséphine Roger, femme au foyer, Jean naît le 2 juillet 1932 à Mont Dol (Ile et Vilaine). Jean est le second d’une famille de 9 enfants. Il passe sa jeunesse au Mont Dol, où il fréquente l’école communale, puis pendant 3 ans, le collège technique de Dol de Bretagne. Pendant les vacances scolaires, il fait les battages, les saisons dans les hôtels du Mont Saint Michel. A Dol, il joue au basket et fait du théâtre.

En 1949 il s’engage dans la Marine Nationale et suit la formation d’armurier de l’aéronautique navale à Rochefort-sur-mer. Jean est affecté successivement à Oran, Cuers puis à la base d’Agadir. Son certificat de volant en poche, il poursuit sa carrière en septembre 1952 à la base aéronautique navale de Lann-Bihoué (Morbihan) sur "Lancaster bombardier quadrimoteur".

Il épouse le 8 août 1953 une jeune Rochefortaise, Nicole Grillet.

Trois mois après son mariage, Jean part en Indochine à Tan Son Nhut. Il est affecté à la "28eFlottille" sur bombardier Privateer. La bataille fait rage sur Dien Bien Phu et les avions sont sollicités en permanence pour bombarder les positions Viet Minh. La DCA est de plus en plus dense et précise.

Le 12 avril 1954, Jean disparaît, à l’âge de 21 ans dans le 343 du point d’appui Anne Marie à DIEN BIEN PHU, vers 11h 40.

Le 21 avril 1954, le lieutenant de vaisseau Leclerc Aubreton (commandant la 28 F) écrit à son épouse : « Votre mari était aimé et apprécié de tous depuis son arrivée en Indochine. Il a toujours manifesté un enthousiasme et une conscience professionnelle qui lui a valu l’estime de ses chefs. Excellent camarade, sa disparition a douloureusement frappé tous ceux qui le connaissaient.»

Le 28 Juin 1954, le commandant de la flottille écrit : « Le chef de bord du Privateer (EV Manfanovsky) aurait fait un atterrissage forcé en zone rebelle ; les survivants pourraient comprendre une grande partie de l’équipage, peut-être même la totalité.» Le 3 novembre 1954 une autre lettre du LV Leclerc Aubreton  ne donne plus aucun espoir. Il écrit : « Malgré les accords de Genève concernant les sépultures, il ne nous a pas encore été permis d’approcher les épaves des deux appareils abattus, ce qui permettrait d’être renseigné sur la plupart des membres de l’équipage. C’est avec une grande tristesse, que je suis obligé de vous dire aujourd’hui, qu’il n’y a plus de raison valable de continuer à attendre un retour qui ne s’effectuera probablement jamais. Nous avons conservé l’espoir en dehors même du raisonnable. Personnellement, je n’attends plus le retour des deux derniers équipages et je considère qu’ils se sont envolés pour leur dernière mission. Le souvenir de nos camarades morts ou disparus pour que vive la France, reste gravé dans nos cœurs. Ils nous servent d’exemple. ».

Jean est cité :

          à l’ordre de la division le 6 juillet 1954 :

"Jeune armurier volant de la Flottille 28 F, il a fait constamment preuve de belles qualités militaires et professionnelles. S’est particulièrement distingué pendant le mois de février 1954, lors du soutien rapproché de la garnison du poste de HUONG SAI. Totalise au 1er mars 1954, 151 heures de vol opérationnel dont 45 de nuit, dans des conditions météorologiques souvent difficiles."

           à l'ordre de l'armée le 15 novembre 1955 : 

"Jeune second-maître armurier d'aéronautique volant, doué de hautes qualités humaines, morales et  professionnelles. avait déjà rendu d'éminents services au cours de très nombreuses missions de guerre dans le Sud-Vietnam, le delta du Fleuve Rouge et le pays Thai, lorsqu'il fut engagé dans la bataille  de Dien Bien Phu. Dès les premières attaques des divisions Viet-Minh sur notre camp retranché le 13 mars 1954, il se dépensa jusqu'à l'extrême limite de ses forces pour apporter à la garnison assiégée le soutien de nos bombardements en appui direct. A effectué sur DienBien Phu 100 heures de vol dont 31 de nuit en 29 missions dont 15 de nuit. Totalise plus de 270 heures de vol en opérations. Déjà cité".

Le nom de Jean Paumier est porté sur :
- Le monument aux morts de Mont Dol (35),
- le mémorial de l'éronautique navale de Costebelle à Hyères (83),
- le mémorial de l'éronautique navale du Cap de la Chèvre à Crozon (29),
- Les plaques commémoratives de l'Aéronavale de Nîmes-Garons (30),
- le mémorial des guerres en Indochine à Fréjus (83).

Voir sa fiche pédagogique

 

Il était Second-maître armurier volant.
Son unité : Flottille 8F-28F
  • Médaille Militaire
  • Croix de Guerre TOE avec étoile
  • Croix de Guerre TOE avec palme
  • Médaille Coloniale - Extrême-orient
  • Médaille Commémorative - Indochine
  • Citation à l'Ordre de l'Armée de Mer
  • Citation à l'Ordre de la Division
Il est décédé le 12 avril 1954.
Porté disparu
Document portant la mention MPLF : Procès-verbal de disparition établi par le commandant de l'aéronautique navale de Tan Son Nhut (Indochine)

Flottille 8F-28F

La flottille 8F, issue de la 8e flottille d'exploration 8FE, rejoint en octobre 1945 la base de Tan Son Nhut en Indochine. Elle y restera jusqu'en 1956 avant de gagner la Tunisie.

La 8F dispose à partir de novembre 1950 de "Privateer", bombardiers quadrimoteurs américains, version marine du célèbre B24 Liberator, équipés de 6 tourelles doubles de 12.7 mm et pouvant emporter 4 tonnes de bombes.

En juin 1953, la 8F devient la 28F.

Flottille 8F-28F
7258
Paumier
Mont Dol
Ille-et-Vilaine (35)
GG
180192,180193,180194,180195,180200,180201,180202,180204,180203,180196,180197,180198,180199,180205
Il a été décoré : Citation à l'Ordre de l'Armée de Mer,Citation à l'Ordre de la Division,Croix de Guerre TOE avec étoile,Croix de Guerre TOE avec palme,Médaille Coloniale - Extrême-orient,Médaille Commémorative - Indochine,Médaille Militaire
B 15x21