Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

André Auguste Roudaut

est né le 15 septembre 1900 à Plouguerneau (Finistère (29))

Fils de François Roudaut, marin pêcheur, et de son épouse Marie Anne Balcon, cultivatrice, André naît le 15 septembre 1900 à Plouguerneau, commune située entre la rive droite du fleuve côtier Aber-Wrac’h et la Manche, au cœur du pays pagan et du pays des abers.

A l’âge de dix-huit ans, il est inscrit maritime et pratique la petite pêche près du phare de l’île Vierge à bord du sloop "André".

Le 9 septembre 1920, André est incorporé dans la Marine nationale pour effectuer ses obligations légales au "2 Dépôt" à Brest. Il y reçoit une formation de base, militaire et maritime, au métier de marin.

A l’issue des classes, il rejoint le cuirassé "République", navire école de canonnage à Toulon, à bord duquel il acquiert les rudiments de la spécialité. Il est muté, en mai 1921, sur le croiseur cuirassé "Jules Michelet" qui effectue une campagne en Extrême-Orient avec le croiseur cuirassé "Victor Hugo".

Trois années après son incorporation, le matelot de 3e classe canonnier André Roudaut est libéré de ses obligations militaires, revient au pays et reprend son métier de marin pêcheur.

Le 12 janvier 1925, à Plouguerneau, André prend pour épouse Marie Anne Ogor qui lui donnera six enfants prénommés André, Simone, Marie, Jean, François et Joseph.

En 1935, il quitte la côte des Abers et navigue au commerce en qualité de matelot, soutier ou chauffeur, sur des unités armées dans les ports de Brest, Rouen, Le Havre et Nantes.

André a posé son sac sur le cargo "Château Pavie" en avril 1940. Ce bateau se distingue en étant incorporé à un convoi de transport du matériel de l’expédition de Norvège entre Greenoch (Écosse), Scapa Flow (Écosse) et les fjords de Narvik et d’Harstadt (Norvège).

Il est embarqué sur le pétrolier "Brumaire" qui, le 17 juin 1940, en route de Falmouth (Grande-Bretagne) au Verdon-sur-Mer (33), subit une première attaque du sous-marin allemand "U 25" près de Quiberon (56). Une seconde attaque aérienne, le jour suivant, lui est fatale : le navire se casse en deux entre Quiberon et Le Verdon-sur-Mer, au large de Belle-Ile-en-Mer (56). L'équipage de 37 hommes est recueilli par le destroyer anglais "Griffin" et ramené en Angleterre.

Désirant rejoindre au plus tôt sa famille, André embarque sur le paquebot reconverti en transport de troupes "Meknès" le 24 juillet 1940 à Southampton.

Victime d’une torpille lancée d’une vedette allemande, le "Meknès" sombre très rapidement dans les eaux froides de la Manche entraînant dans sa perte la disparition de 420 victimes.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Plouguerneau et sur la stèle commémorative de Berneval / Saint-Martin-en-Campagne (76).

Il était Marin.
Son unité : Meknès
Il est décédé le 24 juillet 1940.
Porté disparu
Son décès est inscrit à la commune de Plouguerneau (29)
Document portant la mention MPLF : Acte de décès

Meknès

33

Le Meknès était un ancien paquebot de la Compagnie Générale Transatlantique construit par les Chantiers de Normandie du Grand-Quevilly, de 132 mètres de long et jaugeant 6127 tonneaux, mis en service en 1914 sur la ligne le Havre-Haïti sous le nom de Poerto Rico. Renommé Meknès, il est placé sur la ligne Bordeaux-Casablanca en 1929, puis le Havre-La Baltique en 1936. Suite aux événements de la guerre mondiale, il est transformé en transport de...

Meknès
6829
Roudaut
Plouguerneau
Finistère (29)
GD
NULL
Il a été décoré : Aucune médaille
Acte de décès 1941/94
B 15x21