Frédéric Le Mouillour Mémorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Maurice François Bernard Helies

est né le 03 octobre 1921 à Saint-Pierre Quilbignon (Finistère (29))

Maurice est le fils de Théophile HÉLIÈS, retraité de la marine, et de Marie Yvonne CALONNEC, son épouse, tous deux domiciliés au lieu-dit Kergrach. Maurice est le cadet d’une fratrie de quatre enfants : Marie-Yvonne (1909-1985), François (1910-2000), Bernadette (1912-2003), Maurice (1921-1944).

La famille se déplace à Saint-Pabu d’où le père est natif. Celui-ci est alors employé comme marin pêcheur. En 1930, le père disparait en mer au large de la commune de Saint-Pabu. Le corps est retrouvé quelques jours plus tard à l’embouchure de l’Aber-Benoit. Maurice est déclaré pupille de la nation.

A 17 ans, Maurice s'engage dans la Marine nationale pour une durée de cinq ans. Il est incorporé le 7 février 1939 au "2e Dépôt des équipages de la flotte" à Brest (Finistère), comme matelot de 2e classe, sous le matricule n° 680 – B – 39. A l'issue de son incorporation et après avoir suivi une formation maritime et militaire, Maurice embarque le 25 février 1939 au Port de Toulon sur le navire école "Océan", ex-cuirassé "Jean Bart", pour suivre le cours de la spécialité électricien. Nommé matelot de 2e classe breveté électricien le 1er septembre 1939, alors que la France entre en guerre contre l'Allemagne, Maurice va servir durant trois mois à la Défense contre avion (DCA) du Port de Toulon. Le 18 janvier 1940, il rejoint le "5e Dépôt des équipages" à Toulon, puis il rejoint sa nouvelle affectation à la "Base aéronautique navale" de Berre (Bouches-du-Rhône). Le 15 février 1942, il rejoint le "Centre des sous-marins" à Toulon, où il embarque sur le sous-marin "Perle". En septembre 1942, la "Perle" appareille à destination du port de Dakar, au Sénégal. Il arrive à destination en novembre 1942 après avoir fait escale à Casablanca.

A la suite du débarquement des Forces Anglo-américaines en Afrique du Nord en novembre 1942, et du ralliement de l'Afrique occidentale française, les 15 sous-marins français, encore disponibles, malgré les sabordages et les destructions, sont redéployés entre l'Algérie, le Maroc, l'AOF et Alexandrie en Egypte. En février 1943, le Commandement des Forces Anglo-américaines demande de former une escadrille de sous-marins français pour opérer en Méditerranée occidentale. L'escadrille, qui comprend la "Perle" et 4 autres sous-marins de 600 tonnes est formée à Oran et placée sous les ordres du Commandant le groupe des sous-marins d'Algérie et de la base d'Oran. A partir d'avril 1943, ces sous-marins de 600 tonnes sont engagés pour des patrouilles dans le golfe du Lyon. Au moment du soulèvement de la Corse, la "Perle" transporte des matériels et des vivres à Ajaccio, avant l'arrivée des grands bâtiments. En octobre 1943, la "Perle" embarque à Barcelone, en Espagne, et au Cap Camarat, en Provence, des agents des Forces spéciales. En février 1944, le sous-marin "Perle" est envoyé à Philadelphie aux Etats-Unis pour être modernisé et subir une modification du système de mouillage de mines.

Le 26 juin, les travaux de refonte terminés, la "Perle" appareille de New London (Connecticut) pour rejoindre la base de sous-marins Holy Loch, en Ecosse, sous l'escorte du destroyer "Cokerel", il fait escale à Terre-Neuve. Le 3 juillet, la "Perle" appareille du port de Saint-John's, seul et en surface, dans des conditions de mauvaise visibilité. Le sous-marin signale bien sûr régulièrement sa position.

Le 8 juillet 1944, la "Perle" navigue en surface. Le même jour, le convoi allié ONM 243 se rend d'Ecosse à Halifax au Canada. A 13h08, alors que le sous-marin a diffusé les signaux de reconnaissance, le pilote Néerlandais d'un avion Swordfish, sans doute persuadé d'avoir affaire à un sous-marin ennemi, pique et tire. Un obus pénètre dans le sous-marin par le panneau d'accès resté ouvert, et explose à l'intérieur du bâtiment

Le bâtiment disparait en mer avec son équipage, dont Maurice HÉLIÈS. Un membre de l'équipage, resté à l'extérieur dans le kioske, est survivant.

Un jugement rendu le 30 juillet 1946 par le Tribunal civil de la ville d'Oran déclare constant le décès des personnels disparus en mer dans la perte du sous-marin "Perle" le 8 juillet 1944, mort pour la France, dont celui d'HÉLIÈS Maurice François Bernard, quartier-maître électricien, né le 3 octobre 1921 à Saint-Pierre Quilbignon. Le jugement a été transcrit à la mairie de la ville d'Oran le 30 septembre 1946, et à la mairie de la commune de Saint-Pabu le 10 octobre 1946.

Le quartier-maître électricien HÉLIÈS Maurice, matricule 680 – B – 39, mort pour la France, a été cité à l'ordre de la Division en ces termes : "A disparu avec son bâtiment le 8 juillet 1944, donnant à tous l'exemple d'un magnifique courage et d'un absolu dévouement ". Cette citation comporte l'attribution de la Croix de guerre 1939 – 1945, avec étoile d'argent. La Médaille militaire lui a été conférée par décret du 31 décembre 1950 (paru au JO du 24/06/51).

Son nom figure au mémorial des sous-mariniers, à Toulon, et au monument aux morts de la commune de Saint-Pabu (Finistère).

Il était Quartier-maître de 2e classe.
Son unité : Perle
  • Médaille Militaire
  • Croix de Guerre 39-45 avec étoile (s)
Il est décédé le 08 juillet 1944.
Porté disparu
Son décès est inscrit à la commune de Saint-Pabu (29)
Document portant la mention MPLF : Acte de décès (Trans)

Perle

Perle0

Le sous-marin Perle (Q – 184) est un sous-marin à double coque, mouilleur de mines du type Saphir, d'après des plans Normand-Fenaux, construit par l'arsenal maritime de Toulon. Mis en chantier en juillet 1931, à flot le 30 juillet 1935, il est mis en service le 1er mars 1937.

Ses principales caractéristiques :

761 t/1300 cv-Dimensions : 65...

Perle
184722
Helies
Saint-Pierre Quilbignon
Finistère (29)
03 octobre 1921
Aucune
NULL
Il a été décoré : Croix de Guerre 39-45 avec étoile (s),Médaille Militaire
1946/16