François PAPE

Né le 17 septembre 1887 à Ploujean (Finistère (29))

54e régiment d'infanterie coloniale

54e-RIC001

Les troupes coloniales, dites « la Coloniale », étaient un ensemble d'unités militaires françaises stationnées dans les colonies et mises sur pied, à l'origine, pour assurer la défense des ports et des possessions outre-mer autres que l'Afrique du Nord (où les unités relèvent de l'Armée d'Afrique), même si ces troupes sont employées massivement en France métropolitaine et au&...

54e régiment d'infanterie coloniale

Francis dit François, fils de Jean 30 ans ( 1857-1913) couvreur et de Mathurine Françoise Rivoalen 30 ans (1857-1925) ménagère, voit le jour au lieu-dit " Kermenguy " en Ploujean,  commune rattachée à Morlaix en 1960.

François, deuxième d’une fratrie de neuf enfants, passe une jeunesse heureuse, dans ce beau village avec ses châteaux, ses manoirs et où même le Maréchal Foch avait le sien, entouré de ses 4 frères et 4 sœurs nés entre 1886 et 1900. François fréquente l’école communale de Ploujean et son certificat d’études en poche, il s’essaye comme ajusteur.

Entre temps, sa mère Mathurine tient un commerce, genre bazar, située au lieu-dit « Tunisie », pouvant recevoir des mariages. Mais pour aider financièrement cette famille nombreuse et par attirance pour la mer, François s’engage alors pour 5 ans dans la Marine nationale, le 21 octobre 1905 à Brest, sous le matricule N°87 800, avec autorisation parentale.

Dirigé vers le "2è Dépôt des équipages de la flotte" à Brest, il reçoit son paquetage et les rudiments du parfait apprenti marin. Mais les choses sérieuses commencent, il rejoint le cuirassé "Charles Martel"  pour se spécialiser comme canonnier et après trois mois ,c’est à dire le 28 février 1906, il reçoit sa première affectation : le cuirassé "Couronne ". A bord, pendant sept mois il met en pratique ses acquis, qui sont couronnés par une belle promotion au grade de matelot de 2è classe breveté canonnier le 1er novembre 1906.

S’en suit sa désignation sur le croiseur cuirassé " Gloire " où il participe à la campagne de guerre au Maroc avec débarquement à Casablanca et occupation de la Chaouîa (région du Maroc) entre le 7 août 1907 et le 30 novembre 1907. Parfaitement adapté, François quitte son bateau le 31 décembre 1907 et après un passage au "5è dépôt des équipages de la flotte " de Toulon, c’est sur le croiseur cuirassé  " Marseillaise " qu’il pose son sac le 1er août 1908.

 Durant cet embarquement, il participe à la « croisière Atlantique » aux Antilles. Ses qualités sont reconnues par la promotion au grade de matelot de 1er classe, le 1er juillet 1909 . Comme il est de coutume dans la marine il est désigné pour le « 2è dépôt des équipages de la flotte » de Brest. Durant cette pause et parfaitement à l’aise dans ce milieu, il rengage pour trois ans le 13 novembre 1910 avant d’embarquer le 1er novembre 1911 sur le cuirassé "Danton ".Un bâtiment neuf qui a été admis au service actif le 1er juin 1911. Basé à Toulon, l’activité du croiseur consiste à patrouiller le long des côtes de Provence et de la Corse. Quoique promu quartier-maître de 2è classe le 1er juillet 1910, il décide de changer d’armée, après 8 ans dans la Marine.

A Brest le 14 juin 1913, il rengage donc pour cinq ans et intègre par voie de changement de corps, le "2è Régiment d’Infanterie Coloniale " (2è RIC).

Très vite, le 2 juin 1914 il se retrouve dans " le bataillon de marche du Maroc " et ceci jusqu’au 7 avril 1915. Notre "poilu " est engagé sur la " bataille de Lassigny-Mametz-Montauban ".(Nord)

Puis il bénéficie d’un repos bien mérité à passer au "camp d’hivernage" de Fréjus, conçu à cet effet.

Mais après cette mise au vert, le 8 septembre 1915, François intègre alors le "54è RIC " corps expéditionnaire en Orient. Il participe ainsi à l’" expédition de Salonique " aussi nommée " Front de Macédoine ", elle est destinée à soutenir la Serbie envahie par les unités germano-hongroises et bulgares. C’est au cours du " combat " de Krivolak-Graoko que François est blessé.

Sort funeste, le caporal François, célibataire, meurt le 8 octobre 1916 des suites de ses blessures à 29 ans, après 11 ans de services effectifs. Ses parents, ses frères et sœurs sont terrassés par cette disparition d’autant qu’ils ont déjà perdu leur frère Jean-Marie, en 1914 dans cette première guerre mondiale. Quant à ses autres frères, militaires eux aussi : Jean-François, Eugène-Marie, ils ont participé à cette guerre, mais en sont revenus. Excepté Eugéne-Marie qui a été gravement blessé aux pieds, en 1917, dans les combats du "116è RI" dans l’Aisne.

En 1907, François est décoré de la médaille du Maroc avec agrafe "Casablanca ".

Décédé sur la commune de Vakufkoj, François est inhumé au cimetière militaire de Zeitenik-Thessalonique (Grèce).

Son acte de décès est transcrit le 16 avril 1917 à Ploujean.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Ploujean (29). Un mémorial en hommage aux tirailleurs de la première guerre mondiale fut érigé en 1994 à Fréjus.

 

Sources :

- Eléments fournis par son petit neveu : Jean-Marie ALEXANDRE

- ESS

- Mémorial Genweb

- Internet

Il était Quartier Maître 2è classe.
Son unité : 54e régiment d'infanterie coloniale
  • Médaille du Maroc
Décédé le 08 octobre 1916. Il est mort pour la France à l'âge de 29 ans.
Inhumé à terre
Son corps repose au cimetière de Thessalonique (Grèce)
Inscrit sur le monument aux morts de Ploujean
Son décès est inscrit à la commune de Ploujean

PAPE François - Documents annexes

198708
PAPE
Ploujean
Finistère (29)
1887-09-17
1887-09-17
1916-10-08
17 Septembre 1887
Aucune
NULL
Il a été décoré : Médaille du Maroc
Acte de naissance 1887/50
1916-10-08