Raymond Cabard

Né le 10 décembre 1913 (lieu inconnu)

Forces françaises libres

FNFL-Mimosa-France-Libre

Les Français libres

En juin 1940, la France est défaite, les forces allemandes entrent dans Paris, déclaré ville ouverte. Des millions de réfugiés errent sur les routes bombardées par les stukas allemands. Le maréchal Pétain, nouveau chef de gouvernement, réfugié à Bordeaux, demande, le 17 juin, aux Français de cesser le combat. En quelques heures, les...

Forces françaises libres

Cabard Raymond né le 10/12/1913 à Paris

Disparu le 15/01/1943

Fils de Émile et de Tribout Clara Armance,brodeuse, Raymond né à Paris Boulevard Port Royal dans le 14ème arrondissement Son père le reconnaît le 15 novembre 1920 à la Mairie du 9ème arrondissement de Paris.

Le 9 décembre 1920 à la Mairie du 9ème Arrondissement de Paris, Emile CABARD 34 ans boucher prend pour épouse Clara Armance TRIBOUT, 31 ans dentellière, domiciliés à Paris au 44 rue notre dame de Lorette.

Le 09 avril 1930 âgé de 16 ans, Raymond, domicilié à Chelles (77) s'engage pour 5 ans dans la marine Nationale. Il rallie l'école des apprentis marins de Cherbourg.

Le 01 septembre 1931 il est matelot de 2e classe.

Il suit sa formation à "l’École des fusiliers marins" à Lorient.

Le 01 janvier 1936 il est promu quartier-maître fusilier marin.

Le 01 avril 1936 il est promu quartier-maître de 1ere classe fusilier marin .

1936, de retour à la vie ciLES SERVICES SECRETS de la FRANCE-LIBRE Dès juillet 1940, est créé par le Général de GAULLE le service de renseignement et d'actions clandestines dénommé « SR » (Service de Renseignement) qui sera baptisé par la suite BCRA (Bureau central de renseignements et d'action) en 1942.

Le capitaine BERGÉ compte bien que ces hommes y prennent part. Mais sans moyen logistique pour mener des opérations clandestines en France, le Général de GAULLE est tributaire du bon vouloir des services secrets britanniques du « IS » (Intelligence Service) et du « SOE » (Special Operations Service)

vile il exerce le métier de représentant de commerce.

Le 18 avril 1936 il épouse à Cherbourg Georgette Eugénie léonine Aubry.

Le 18 décembre 1936, sa fille Germaine voit le jour.

Le 02 août 1937 il se réengage dans la marine Nationale pour 5 ans. Il sert au sein de plusieurs unités de Cherbourg.

Le 01 octobre 1938, naissance de son fils Daniel.

Le 17 juin 1940, les troupes allemandes sont aux portes de Cherbourg.

Après les premiers bombardements que subit la ville, son épouse se réfugie chez sa grand-mère qui habite près de la commune de Les Pieux sur la côte.

Raymond ne supporte pas la défaite, il souhaite poursuivre le combat et répondre à l’Appel du général de GAULLE.

La majorité des volontaires souhaitant rallier De Gaulle se sont évadés de Cherbourg, avec l'aide de pêcheurs locaux, à partir de Grandville vers Jersey. Raymond a très probablement suivi cet itinéraire.

Le 07 juillet 1940, Raymond est en Angleterre.

Le 04 septembre 1940 il est à Londres et rallie le dépôt des FFL installé dans le bâtiment appelé Olympia situé dans le quartier londonien de Hammersmith

Le 06 septembre 1940, il signe son contrat d’engagement dans les Forces françaises libres (FFL). En tant que fusilier marin il se porte naturellement candidat pour rallier les

parachutistes dont l'unité est fraîchement crée , il est admis parmi le personnel des FAFL (Forces Aériennes Françaises Libres) et reçoit le grade de caporal matricule FAFL n°30.570

le 07 octobre 1940, il est incorporé au sein de la "1ere Compagnie de l'Infanterie de l'air»" ("1ereCIA")

Voir « Historique » création 1 CIA site FFLSAS

A partir du 23 octobre 1940 il suit un entraînement physique très rigoureux

Raymond est sélectionné pour faire partie d'un groupe de 15 hommes destinés à devenir des soldats d'élite.

Le 16 ,novembre 1940, le groupe rallie le centre d'entraînement de Wrotham au sud de Londres. Raymond est promu caporal chef.

Le 20 décembre 1940, Raymond est brevet » parachutiste. Il est promu au grade de sergent .

AJOUTER DANS HISTORIQUE LE SERVICE RENSEIGNEMENT ET ACTION « SR » BCRA...

Les services spéciaux de la France libre, entrés dans l’histoire sous le nom de Bureau central de renseignements et d’action (BCRA), sont créés à Londres, le 1er juillet 1940. Cependant, il faudra encore de longs mois pour que les services du colonel Passy soient pleinement opérationnels. Progressivement, ils vont élargir le champ de leurs activités et apprendre à travailler avec les Britanniques.

« Le BCRA, écrivait son fondateur en 1947, a été une création spontanée qui, persévérant dans son être d’exception, a abouti à une création continue, s’adaptant sans relâche à des circonstances exceptionnelles variant et s’amplifiant chaque jour. Nain au berceau, très rapidement il est passé géant. »

Il y a des étapes majeures dans l’histoire de ce nain devenu géant. L’automne 1941 en est assurément une, dont témoigne ce mémorandum, adressé le 26 novembre 1941 par le commandant Passy, chef du service de renseignement (SR) de la France libre, au capitaine de vaisseau Ortoli, chef de l’état-major particulier (EMP) du général de Gaulle. La réorganisation de son service témoigne d’une ambition forte : concentrer au sein d’un même service toutes les activités clandestines pour mettre entre les mains du général de Gaulle une arme puissante.

Du 2e bureau au SR

Les services secrets de la France libre sont nés le 1er juillet 1940 avec la nomination d’un jeune polytechnicien, capitaine du génie, André Dewavrin, bientôt connu sous le nom de Passy, à la tête du 2e bureau de l’état-major du général de Gaulle. Tout est alors à créer à Londres et ce 2e bureau est de fait un service de renseignement (SR), chargé de rechercher lui-même des renseignements en France. Officiellement dénommé « Service de Renseignement » en avril 1941, il collabore avec le Secret Intelligence Service (SIS) britannique, qui assure l’acheminement des agents à travers la Manche ou via l’Espagne et leur fournit les moyens de communiquer avec Londres, notamment par radio. Au-delà de l’adoption d’un nouveau nom en avril, le premier véritable changement survient en juin 1941 avec la création d’une nouvelle section - la section Action - chargée de travailler avec un autre service secret britannique, le Special Operations Executive (SOE), créé en juillet 1940, pour assurer la liaison avec les habitants des territoires occupés décidés à entreprendre des actions subversives contre l’ennemi. Dès l’été 1941, le SR s’attache donc à nouer des contacts avec les groupes de résistants qui se développent en France.

Les services secrets britanniques confie aux parachutistes de la 1e CIA le soin de mener plusieurs missions clandestines en territoire occupé.

Ainsi le 01 mars 1941 l'adjudant Forman, les sergents Vanier et Cabard sont désignés pour effectuer, en civil et sous des noms d'emprunt, une mission baptisée « Joséphine B » consistant à détruire la centrale électrique de Pessac. Cette sous-station alimente la base sous marine de Bordeaux et l'aérodrome de Mérignac dont les moyens menacent les convois alliés en Atlantique.

Dans la nuit du 11 au 12 mai 1941, les trois hommes sont parachutés près de Mimizan avec des explosifs

Ils sont attendus et aidés par les membres du réseau d'accueil pour transporter le matériel jusqu'à la cible.

Arrivés sur les lieux, le groupe constate que la sous station est entourée d'une haute clôture parcourue en son sommet d'une ligne à haute tension, donc infranchissable en l'état. Le matériel est enterré à proximité, les hommes trouvent refuge dans le réseau. Le 7 juin le groupe, après avoir effectué une nouvelle reconnaissance de l'objectif, réussit à franchir la clôture à l'aide d'un échelle démontable, pose ses charges et déclenche l'explosion. La mission réussie, les saboteurs regagnent leurs caches à Bordeaux.

CE QUI SUIT EST UN RESUME DE LA BIO du document « Association pour la Mémoire des Forces Aériennes Françaises Libres Fondation de la France-Libre » (du 27/07/26)

Les hommes se séparent après trois jours,l' objectif est de passer en zone libre puis de rallier l''Angleterre par leur propres moyens. Raymond et Vanier arrivent à Toulouse, cherchent une filière pour gagner l'Espagne. Ils sont dirigés vers Banyuls sur Mer.

08/08 41 A banyuls, alors qu'il attend son camarade dans un café, Raymond est accosté par deux hommes, commissaires de police.qui l’emmènent à la gendarmerie où il est fouillé et questionné.

Raymond prétend être ouvrier à la recherche d'un travail. Il perçoit, d'après les communications entre les forces de police, que les membres de l'équipe de sabotage de Pessac sont activement recherchés et que les issues sont bloquées. Après 8 jours de retenue un commissaire lui propose de rejoindre Toulouse où une connaissance pourrait lui donner un travail. Dans cette ville, personne ne l'attend à l'adresse indiquée mais il se rend compte qu'il est suivi. Il décide de rejoindre Montpellier où il prend contact avec les hommes du mouvement de résistance Liberté qui le cachent. Pour sa sécurité il reste trois jours sans sortir le temps d'organiser son retour en zone occupée Il rejoint Paris en décembre 1941.

Il est mis en contact avec un agent du BCRA en mission, comme lui appartenant à la « 1e CIA ».

Janvier 1942 - A l’État-major de la France-libre à Londres, le « SR » devient le Bureau central de renseignement et d’action militaire (BCRAM).

Puis le 28 avril, il est requalifié « CM3 » (agent Chargé de Mission de 3ème Classe) assimilé au grade de sous-lieutenant.

Raymond assure quelques missions en province à la recherche de terrains de parachutage et de lieux pour des opérations de sabotages de voies de chemin de fer. Mais le cœur n'y est pas. Se sachant menacé il ne peut donner toutes ses ressources à l’exécution de sa mission

A l’été 1942, il est autorisé à retourner dans sa famille.

Quelques semaines plus tard il reçoit l'ordre de retourner au plus vite à Paris.

Le 25/10/1942, Raymond arrive à Paris où il rejoint son contact lequel décide de passer en « zone libre ».

Les informations ne sont pas rassurantes, un des agents est tombé aux mains de la Gestapo, Raymond, inquiet, décide de quitter Paris pour rejoindre lui aussi la « zone libre ».Il passe par Aix-en-Provence où il tente en vain de prendre contact avec les membres d’un Réseau de résistance, puis rejoint Marseille.

Le 16/11/1942, se sentant en danger, moralement désemparé,Raymond, pour échapper à la police de Vichy, préfère se constituer prisonnier en se présentant au bureau de la police-maritime. Marseille

Reconnu comme déserteur pour avoir rejoint en 1940 les Forces françaises libres, il est emprisonné en attendant de comparaître devant un Conseil de guerre.

Le vendredi 15 janvier 1943, Raymond CABARD est déféré devant le 1er Tribunal maritime militaire permanent de Toulon. Jugé pour des faits de désertion il est condamné à cinq ans de travaux forcés. Son parcours à partir de cette date reste très incertain. Il aurait été transféré à la prison du Fort du Hâ de Bordeaux, puis interné à la prison de Poitiers, avant de rejoindre celle de Compiègne.

Son épouse aurait reçu en juin 1944 un courrier de sa part provenant de la prison de Poitiers. A la fin de la guerre Raymond CABARD sera officiellement déclaré " porté disparu ". Par décision n°591806 du Tribunal civil de Cherbourg, il est " présumé mort " à compter de la date de sa dernière apparition connue le 15 janvier 1943.

Son corps n’a jamais été retrouvé.

Monuments ou son nom est inscrit

50 - Cherbourg-en-Cotentin (commune nouvelle) - Monument aux Morts [Équeurdreville] [Équeurdreville-Hainneville]50 - Cherbourg-en-Cotentin (commune nouvelle) - Monument aux Morts avenue de Paris [Cherbourg-Octeville]50 - Saint-Lô - Monument commémoratif aux victimes de la répression nazie [Saint-Lô]76 - Le Tréport - Monument commémoratif des combattants F.A.F.L. disparus

 

Décoration ??

Il était QM1.
Son unité : Forces françaises libres
Décédé le 15 janvier 1943. Il est mort pour la France à l'âge de 29 ans.

CABARD Raymond - Documents annexes

198723
Cabard
Paris (75)
1913-12-10
1913-12-10
1943-01-15
10 Décembre 1913
Aucune
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Il a été décoré : Aucune médaille
1943-01-15