Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Léon Ange Marie Joseph Tanguy

est né le 04 mars 1915 à Broons (Côtes d'Armor (22))

Il voit le jour au domicile familial situé au lieu-dit Lessard en Broons, commune située dans l’arrondissement de Dinan, et est le fils de Léon, employé de chemin de fer, sous les drapeaux à la naissance de son fils, et de son épouse Marie Buart, ménagère.

En compagnie de ses deux sœurs aînées, Marie et Angèle, Léon passe son enfance rue Léandre Morin, dans le quartier de la gare, à Laval (53). Il est scolarisé à l’école de l’Immaculée Conception puis au centre d’apprentissage de la S.N.C.F. au dépôt de la gare de Laval pour y apprendre le métier de mécanicien de locomotive à vapeur.

Après avoir terminé son apprentissage, obtenu son diplôme et travaillé quelques temps aux chemins de fer, Léon s’engage dans la Marine nationale le 9 mai 1933 pour une durée initiale de trois ans et est incorporé au "5e Dépôt recrues" à Toulon.

Affecté le 30 mai suivant à la "Défense littorale 3e région" à Lorient, il y obtient le brevet élémentaire de mécanicien en décembre 1934. Deux mois plus tard, il est muté sur le cuirassé "Bretagne" à bord duquel, après avoir été promu au grade de quartier-maître en avril 1936, il termine son contrat d’engagement. Titulaire d’un certificat de bonne conduite avec mention "exemplaire", il retourne à la vie civile et reprend son métier de mécanicien de locomotive à vapeur.

Le 8 mai 1939, à Laval, Léon épouse Carmen Marie Guillemette Chupin.

Répondant à l’ordre de mobilisation générale, il rallie le dépôt des équipages de Brest début septembre 1939 puis est désigné pour la "Direction du port de Brest" (armement militaire des bâtiments de commerce).

Devant l’avancée inexorable des troupes ennemies, les marins quittent les ports français et certains se réfugient en Angleterre. Le 3 juillet 1940, dans le cadre de l’opération "Catapult", les militaires français sont internés dans des camps.

Désirant rejoindre au plus tôt sa famille, Léon embarque sur le paquebot reconverti en transport de troupes "Meknès" le 24 juillet 1940 à Southampton.

Victime d’une torpille lancée d’une vedette allemande, le "Meknès" sombre très rapidement dans les eaux froides de la Manche entraînant dans sa perte la disparition de 420 victimes.

Le corps du quartier-maître mécanicien Léon Tanguy n’a jamais été retrouvé.

Son nom est inscrit, en gare de Laval, sur une plaque commémorative "1939-1945 A la mémoire des cheminots de Laval tués par faits de guerre" et sur la stèle commémorative de Berneval / Saint-Martin-en-Campagne (76).

Ses parents ont eu énormément de mal à accepter sa disparition. Sans jamais l’évoquer, ils souffraient de ne pas avoir un lieu où se recueillir.

Son épouse, plusieurs années après le drame, s’est remariée et a gardé d’excellents contacts avec la famille de son premier époux.

Il était quartier-maitre mécanicien.
Son unité : Meknès
Il est décédé le 24 juillet 1940.
Porté disparu
Son décès est inscrit à la commune de Laval - Gare (Mayenne)
Document portant la mention MPLF : Acte de naissance

Meknès

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Le Meknès était un ancien paquebot de la Compagnie Générale Transatlantique construit par les Chantiers de Normandie du Grand-Quevilly, de 132 mètres de long et jaugeant 6127 tonneaux, mis en service en 1914 sur la ligne le Havre-Haïti sous le nom de Poerto Rico. Renommé Meknès, il est placé sur la ligne Bordeaux-Casablanca en 1929, puis le Havre-La Baltique en 1936. Suite aux événements de la guerre mondiale, il est transformé en transport de...

Meknès
6724
Tanguy
Broons
Côtes d'Armor (22)
CG
NULL
Il a été décoré : Aucune médaille
Acte de naissance 1915/11
B 15x21