Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Gabriel Hippolyte Jean Véron

est né le 18 avril 1910 à Valence (Drôme (26))

Gabriel Hippolyte Jean Véron naît le 18 avril 1910 à Valence, commune du sud-est de la France, préfecture du département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes. Il est le fils d’Hippolyte Louis, conservateur des eaux et forêts, et de Marguerite Amélie Saintoyant.

Il passe son enfance entre Valence, Bourges (18), Périgueux (24), Royan (17) et La Rochelle (17) où il fréquente le lycée Fénelon-Notre-Dame.

Gabriel est admis à "l’École navale" le 1er octobre 1929 et, pendant deux années, il suit, dans cette grande école militaire de la mer, un enseignement de haut niveau.

Promu au grade d’enseigne de vaisseau de 2e classe, il embarque le 1er octobre 1931 sur le croiseur-école "Jeanne d’Arc" qui prépare sa première campagne d’application et mènera les officiers élèves vers l’Amérique du sud puis la Méditerranée et la mer Noire.

Gabriel épouse Marie Josèphe Jeanne Yvonne Bès de Berc le 25 juillet 1932 à Paris 16e. De leur union naîtra Christian en 1939.

Début septembre 1932, il rallie sur l’aviso "Quentin Roosevelt" de la station navale de la Manche, de la mer du Nord et d’Islande. Pendant une année, il occupe les fonctions de chef du service artillerie, d’adjoint au commandant pour l’administration, d’officier de l’ordinaire, de capitaine de compagnie et d’officier de quart en passerelle. Il est promu au grade d’enseigne de vaisseau de 1re classe en octobre 1933.

Il rejoint en février 1934 l’aviso "Ailette" de la même station où il a la charge d’officier des pêches et d’officier chargé du secrétariat ; puis, en octobre de la même année, l’aviso "Ancre" de l’école de pilotage où lui incombent les tâches d’officier archiviste, du chef du secrétariat du commandant et d’officier adjoint du commandant pour l’administration.

Gabriel est admis à suivre l’enseignement de l’école de spécialité "transmissions", session du 1er novembre 1936 au 1er août 1937.

À l’issue, il navigue à bord du contre-torpilleur "Aigle" de septembre 1937 à mars 1938 puis du contre-torpilleur "Vauban" à partir de mars 1938. A bord de ces deux unités de la "Division navale du Levant" à Beyrouth, il occupe les fonctions d’officier transmissions, de chef du secrétariat du commandant et d’officier de renseignements.

Gabriel décide ensuite de donner un virage à sa carrière en rejoignant le monde des sous-mariniers et en embarquant sur le sous-marin "Phénix" le 19 septembre 1938.

Le 15 juin 1939, au cours d’un exercice, le sous-marin "Phénix", victime d’un accident de plongée, sombre en entraînant dans sa perte la totalité de son équipage.

Par décision du 24 juin 1939, le Ministre de la Marine cite à l’ordre de l’Armée de mer le commandant, les officiers, les officiers mariniers, les quartiers-maîtres et marins du sous-marin "Phénix", glorieusement disparus au service de la France dans l’accomplissement de leur mission au large des côtes d’Annam le 15 juin 1939.

A titre de suprême hommage rendu à sa mémoire, il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur.

L’enseigne de vaisseau de 1re classe Gabriel Véron est promu, à titre posthume, au grade de lieutenant de vaisseau.

Son nom est gravé sur le monument commémoratif aux sous-mariniers à Toulon (83).

Madame Véron s’est remariée le 3 juillet 1942 avec le lieutenant de vaisseau Lapostolle.

Un nouveau malheur s’abattra sur la famille quelques années plus tard : son frère cadet, Henri Louis André, commandant du sous-marin "Argonaute", disparaît le 8 novembre 1942 lors du naufrage de son bâtiment, coulé par le destroyer anglais "Achates", à vingt milles dans le nord d'Arzew (Algérie) lors de la tentative de débarquement américain à Oran (opération "Torch").

Il était Lieutenant de vaisseau.
Son unité : Phénix
  • Légion d'Honneur (chev.)
  • Citation à l'Ordre de l'Armée de Mer
Il est décédé le 14 juin 1939.
Porté disparu
Son décès est inscrit à la commune de Toulon (83)

Phénix

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Sous-marin de 1 500 t, type Argo, lancé en 1930. Au printemps 1939 il se trouve à SaIgon. Un matin quelques minutes avant l'appareillage pour un exercice en mer de Chine, secteur de Cam Ranh, le chien du bord refuse d'embarquer.  Dès que le Phénix a quitté le quai, l'animal monte à bord du sous-marin Espoir, qui appareille à son tour. Au cours de l''exercice, le 15 juin, les témoins voient soudain l'avant d'un sous-marin ém...
Phénix
184183
Véron
Valence
Drôme (26)
HE
NULL
Il a été décoré : Citation à l'Ordre de l'Armée de Mer,Légion d'Honneur (chev.)
Acte de décès 1940/7
E 10x13