Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Rolland Vidament

est né le 20 décembre 1862 à Ploubazlanec (Côtes d'Armor (22))

Fils de Yves Vidament, marin pêcheur, et de Marie Anne Le Hégarat, Rolland naît dans la même commune que ses parents, Ploubazlanes (22), le 20 décembre 1862.

Très tôt, il est attiré par la mer : inscrit maritime à Paimpol dès l'âge de 13 ans, il fait, pendant six annés, son apprentissage à la pêche.

Appelé pour le service militaire, il est incorporé, le 28 octobre 1882, dans la Marine nationale qui l'oriente vers la spécialité de fusilier.

A l'issue de sa période de formation à Lorient, il embarque, en janvier 1884, sur l'aviso "Limier" qui rejoint la division navale de l'Océan indien pour participer à ce que l'on a appelé la "première expédition de Madagascar" : cette intervention militaire avait pour but de préserver les intérêts français sur l'île et sera le prélude à l'établissement, quelques années plus tard, d'un protectorat. Pour sa participation, Rolland reçoit la médaille commémorative de Madagascar (campagne 1883-1886).

Au bout de cinq années passées sous l'uniforme, le matelot de 1ère classe Vidament demande un congé renouvelable pour lui permettre de devenir patron de pêche. Il est libéré de ses obligations militaires le 28 octobre 1889, revient dans un premier temps vers ses origines, du côté de Paimpol, puis, attiré par les résultats, florissants à l'époque, de la pêche à la langouste rouge en Mer d'Iroise, s'installe à Ouessant.

Sur l'île, il fait la connaissance de Geneviève Gourmel qu'il épouse le 28 septembre 1890. Ils auront cinq enfants : Joseph, décédé à l'âge de trois ans, Yves, Marie Michelle Emilienne, Rolland Marie et Jérome.

Ses qualités de marin, unanimement reconnues lui valent d'être recruté, en 1893, pour faire partie de l'équipage de l'"Amiral Rivet", canot de sauvetage avec lequel il participe à plusieurs missions d'importance, comme l'assistance au vapeur anglais "Rhio" échoué à la Pointe du Créac'h le 21 juin 1894, et celle, le 9 août 1895, au profit du vapeur allemand "Miranda" après son tallonage sur la roche "Ar Gazec" ("La Jument", en breton) qui n'était pas encore marquée à l'époque par le phare actuel.

Avec son propre bateau de pêche, le "Saint Joseph", il navigue souvent de nuit, et le 16 juillet 1896, il est parmi les premiers à donner l'alerte après avoir aperçu les corps de passagers du paquebot anglais "Drummond Castle" qui sombre après avoir heurté une roche de la chaussée des "Pierres Vertes" (248 victimes). Il n'a de cesse de ramener les cadavres sur l'île d'Ouessant, et sera de ceux qui  recevront de la part de Victoria Ière, reine de Grande-Bretagne et d'Irlande, impératrice des Indes, un diplôme d'honneur et une médaille commémorative, à titre de témoignage de reconnaissance.

En 1897, soucieux d'établir durablement leur famille sur le "continent", Rolland et son épouse s'installent à Landunvez, commune d'origine de Geneviève, et où se trouve le port de pêche d'Argenton.

Après une expérience à la grande pêche sur le "Martha", à partir de Dunkerque, en 1898, et une autre au cabotage sur le vapeur "Aulne" puis le quatre-mâts carré "AD Bordes" en 1899, Rolland revient définitivement à la pêche côtière, alternant pendant plus de dix années des embarquements comme matelot et patron.

Par ailleurs, plus que jamais attaché aux valeurs de solidarité du monde maritime, il rejoint dès son arrivée le comité de sauvetage local et devient patron du canot de sauvetage d'Argenton, la "Marie Russe".

En 1914, Rolland fait construire au chantier Squiban de Ploudalmézeau, une chaloupe non-pontée, la "Fleur-de-Genêt", immatriculée au Conquet,  qu'il arme avec l'un de ses fils, Rolland-Marie et un neveu, Ernest Victor Judo, et avec laquelle il sillonne la Mer d'Iroise.

Au matin du 17 janvier 1917, la chaloupe appareille de l'île d'Ouessant où l'équipage a fait relâche avant de faire route vers Argenton. Vers 15 heures, alors qu'elle se trouve au voisinage du plateau de la Helle, entre les îles d'Ouessant et de Molène, elle heurte un engin, très vraisemblablement une mine dérivante, et, de la côte, on la voit sombrer au milieu d'une immense gerbe d'eau.

Le corps du patron pêcheur Rolland Vidament, pas plus que ceux de son fils et de son neveu, n'a été retrouvé.

Il était Patron-pêcheur.
Son unité : Fleur-de-Genêt
  • Médaille commémorative de la campagne de Madagascar 1883-1886
Il est décédé le 17 janvier 1917.
Porté disparu
Son décès est inscrit à la commune de Landunvez (29)
Document portant la mention MPLF : Acte de décès 1918/16

Fleur-de-Genêt

Le 15 janvier 1917, la chaloupe de pêche "Fleur-de-Genêt" quitte le port du Conquet où elle a fait relâche. Le patron, Rolland Vidament, qui est également le propriétaire du bateau, est accompagné par son fils, Rolland Marie Vidament, mousse, âgé de quinze ans, et par son neveu, Ernest Judo, novice, âgé de seize ans. Ils se rendent à Ouessant pour assister aux obsèques d’une personne de l...

Fleur-de-Genêt
9268
Vidament
Ploubazlanec
Côtes d'Armor (22)
DF
180294,180302,180303,180304,180301,180300,180305
Il a été décoré : Médaille commémorative de la campagne de Madagascar 1883-1886
Acte de décès 1918/16
A 21x27