Pierre Louis BRIOUT

Né le 30 mai 1915 à Is-sur-Tille (Côte-d'Or (21))

Résistance

Jean-moulin

En 1940, La France ne peut faire face à l’envahissement de son territoire par l’armée allemande : le gouvernement français capitule et signe l’armistice du 22 juin 1940. Mais, quelques jours avant, le 18 juin, à la radio, depuis Londres, le général de Gaulle, considérant que rien n’est perdu, appelle les Français à venir le rejoindre. Ceux qui répondent à son appel sont alors membres de la « France libre » ou résistants de...

Résistance

Fils de Pierre, Louis, Victor Briout, employé aux chemins de fer de l'est et de Anne, Ernestine Delunsch, son épouse, Pierre Briout est né le 30 mai 1915 à Is-sur-Tille en Côte d'Or. Il se marie le 08 juillet 1939 avec Céleste, Louise, Denise Garnier.

Mobilisé en 1939 dans la Marine au 5e Dépôt, comme quartier-maître mécanicien, Pierre Briout est démobilisé le 15 avril 1941. Après un essai infructueux pour rejoindre Londres, il se met en rapport avec la Résistance de Lons-le-Saunier et fait des liaisons entre Ambérieux et la zone interdite du Jura pour repérer des terrains d'atterrissage.

Par l'intermédiaire de la résistance de Lons-le-Saunier, il découvre une filière d'évasion par l'Espagne. Il franchit la frontière espagnole le 16 février 1943 et arrive en Angleterre le 5 juin 1943. Volontaire pour des missions spéciales du Bureau central de Renseignements et d'Action (BCRA), Pierre Briout, alias "Pelle", est parachuté dans l'Ain le 25 novembre 1943 comme chargé de mission de 2e classe, avec François Fouquat (alias "Cisaille") et Marcel Suarès (alias "Fléau") dans le cadre de la mission "Patchouli". Leur mission consiste à neutraliser par des actions de sabotage les principales usines de roulements à billes et d'armement de la région parisienne afin d'éviter aux alliés de devoir recourir à des bombardements mettant en péril la vie de la population civile française.

Fin janvier 1944, "Pelle" est blessé au cours de l'attaque de l'usine SKF à Ivry. Entre les mois de février et avril 1944, il participe avec succès au sabotage des roulements à bille Timkem, Molicet et Blin, et des Ets Rossi (S.P.R.), des usines Bronzavia, Renault-Billancourt (le pont de roulement de montage et 7 chars de 32 tonnes sont détruits) et de la société Hotchkiss à Clichy (fabrique d'armement et plaques de blindage).

Sur ordre de son chef, André Rondenay, le sous-lieutenant Briout rejoint, avec "Fléau" et "Cisaille", le maquis de la Nièvre en mai 1944 où il participe à la destruction de 7 écluses sur le canal du Nivernais. Le 15 juin 1944, au retour d'un parachutage, alors qu'il assurait personnellement le transport de l'armement au Maquis, il est arrêté par une colonne allemande avec plusieurs camarades, parmi lesquels François Fouquat. Blessés, ils sont brutalement achevés par les Allemands, à Crux la Ville près de Saint-Saulge dans la Nièvre.

Inhumé sur place, le corps de Pierre Briout sera ré-inhumé à Vesoul après la guerre.(exrtrait du site internet de l'ordre de la libération)

Il était Sous-lieutenant.
Son unité : Résistance
  • Légion d'Honneur (chev.)
  • Compagnon de la Libération
  • Croix de Guerre 39-45 avec palme (s)
Décédé le 15 juin 1944. Il est mort pour la France à l'âge de 29 ans.
Son corps repose au cimetière de Vesoul
Son décès est inscrit à la commune de Is sur Tille
Document portant la mention MPLF : Historique des FNFL

Briout Pierre Louis - Documents annexes

7875
BRIOUT
Is-sur-Tille
Côte-d'Or (21)
1915-05-30
1915-05-30
1944-06-15
30 Mai 1915
Aucune
NULL
Il a été décoré : Légion d'Honneur (chev.),Compagnon de la Libération,Croix de Guerre 39-45 avec palme (s)
Jugement du tribunal civil de Nevers du 10/07/1946
1944-06-15