Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France

Fusiliers marins 1914-1918 – Bataille de l'Yser - Unité

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Fusiliers marins 1914-1918 – Bataille de l'Yser

 

Après avoir combattu à Melle, près de Gand, pour protéger la retraite de l'armée du royaume de Belgique, puis avoir stoppé héroïquement les Allemands dans le secteur de Dixmude en octobre et novembre 1914, les régiments de la "Brigade de fusiliers marins" sont mis au repos dans le secteur de Dunkerque. La brigade est alors reformée et les effectifs sont reconstitués. Elle est de nouveau engagée en décembre 1914 à la Bataille de l'Yser dans le secteur de Langemark, situé entre Dixmude et Ypres, à Bixschoote, Steenstraat et Zuidschoote.

Au moment de la relève, le 29 décembre, les effectifs ne sont plus que 2900 officiers et marins. Les combats des 17 et 22 décembre ont coûté la vie ou mis hors de combat plus de 500 hommes.

En janvier 1915, la brigade est à nouveau réorganisée dans le secteur de Dunkerque. C’est là que le président de la république, accompagné du ministre de la Marine, vient lui remettre le drapeau des fusiliers marins, offert par la ville de Lorient. Le drapeau, portant l’inscription "République Française - Régiment de Marins", est remis au "1er régiment de marins", qui en a la garde.

La brigade est ensuite affectée au groupement de Nieuport, avec pour mission de défendre le secteur allant de la mer à Saint-Georges.

En mai 1915, ce secteur de Nieuport est l'objet de violents combats. Le 9 mai, 63 marins sont tués et 178 blessés sur la route de Lombartzyde. Le 12, à la Ferme de l'Union, près de Saint-Georges, la brigade perd à nouveau près de 300 hommes. Dans les mois qui suivent les fusiliers marins tiennent des positions le long du fleuve Yser entre Nieuport et Ypres.

Avec le début de la guerre sous-marine, le besoin en hommes pour armer les bâtiments se fait de plus en plus pressant. En décembre 1915, la "Brigade de fusiliers marins" est dissoute, et la plupart de ses effectifs sont réaffectés. En un peu plus de quinze mois d'existence, elle a vu passer dans ses rangs environ 13600 hommes, dont 6600 perdus au feu et 3100 de maladies contractées au front.

La dissolution de la brigade ne marque pas la fin de l'engagement des fusiliers marins dans les combats terresrtres. La Marine nationale conserve sur le front, sous le commandement du capitaine de frégate Lagrenée, un "Bataillon de fusiliers marins", intégré au 1er corps d’Armée. En avril 1917, le capitaine de frégate de Maupéou d'Ableiges prend le commandement du bataillon. Celui-ci est maintenu dans le secteur de Nieuport jusqu’en juin 1917. En juillet et août 1917 le "1erCorps d’Armée" attaque en direction de l’Est la charnière de la ligne Hindenburg. Le bataillon prend part alors aux combats Langewaede.

 

Extrait du décret d'attributions du corps des armuriers de la Marine créé en janvier 1881.

"Le corps militaire des armuriers de la Marine est chargé d'assurer le service de l'armurerie dans les Directions de l'artillerie en France et aux colonies, à bord des bâtiments de l'Etat, dans les divisions des équipages de la flotte et dans les corps de troupe de la marine. Ce corps est soumis aux règles de discipline, de subordination militaire et de compétence juridictionnelle applicables soit aux équipages de la flotte, soit aux corps de troupe de la marine, suivant que les armuriers sont en service à bord des bâtiments, dans les divisions, dans les directions d'artillerie ou dans les corps de troupe."

Sources :

Sources :

                 Site internet  : Les fusiliers marins dans la "Grande Guerre"

                 Le livre "Les demoiselles aux pompons rouges" de Benjamin Massieu

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