Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

André Demare

est né le 18 septembre 1911 à St Loup sur Semouse (Haute-Saône (70))

En septembre 1911, alors que dans le département de la Haute Saône se déroule des manœuvres militaires utilisant, pour la 1ère fois des avions, une jeune femme, Célina Catherine SACHOT épouse de Noël Eugène DEMARE, met au monde, le lundi 18, un garçon qui sera prénommé André, Jean Yvon.

La famille demeure à Saint Loup sur Semouse, grand centre de fabrication de meubles, où son père excerce la profession de cordonnier et où l’attend aussi, sa demi-sœur Germaine, alors âgée de 9 ans. C’est là qu’après ses études, André apprend le métier de sculpteur sur bois.

Le 1 octobre 1928, le jeune homme a tout juste 17 ans, quand il s’engage pour 5 ans dans la Marine Nationale. Ayant rejoint l’Ecole des Fusiliers à Lorient, il en sort matelot breveté fusilier le 1ér juin 1929.

Au mois de juin 1929, il effectue son 1er embarquement à bord du croiseur « Suffren » et obtient ses galons de quartier-maître. Après un séjour à terre et l’obtention de son galon de second-maître, on le retrouve, en cette fin d’année 1931, sur le porte hydravion « Commandant Teste », qu’il ne quittera qu’en décembre 1933 pour aller, un mois après, suivre le cours du brevet supérieur fusilier.

Breveté supérieur en juillet 1934, André effectue une série de brèves affectations aussi bien à terre que sur mer. En juillet 1935, après l’obtention du grade de maître, il est désigné pour une campagne de 2 ans en Extrême Orient à bord du croiseur « Lamotte Piquet ».

Le 9 septembre 1935 à Pantin (93), avant de partir voguer sur l’océan Indien et la mer de Chine, André épouse Jeanne DASSE. A son retour en août 1937, il a la joie de connaître sa 1ère fille, Liliane, qui a déjà 1 an.

Après six mois passés à Toulon, André est momentanément désigné, en mars 1938, pour l’Ecole des fusiliers marins, puis dans différentes unités terrestres du port de Lorient.

Début juillet 1939, c’est le premier-maître DEMARE qui embarque sur le croiseur « Dupleix » et rejoint la Force X à Dakar.

C’est sur le « Dupleix » qu’André participe à la prise du cargo allemand « Sant Fé », pour laquelle la marine lui octroie une prime, mais c’est aussi à son bord qu’il contracte une maladie pulmonaire lorsque, tombé à l’eau lors d’un exercice de débarquement nocturne, il passe la nuit avec ses vêtements trempés.

En septembre 1940, les médecins de l’hôpital maritime de Toulon ayant diagnostiquent une tuberculose pulmonaire, l’envoient en soin à l’hôpital complémentaire de l’Oratoire. En octobre, André, reconnu invalide à 100% est mis en congé longue durée et part s’installer à Soustons dans les Landes, ville natale de son épouse. C’est là, en 1942, que naît sa 2ème fille, Christiane.

Quelque temps après, la famille revient à Saint Loup sur Semouse et André entre dans la clandestinité en servant d’agent de liaison sous le pseudo de Dixmude. En 1944, malgré son invalidité, il est nommé lieutenant dans les Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) et prend le commandement du groupe « Ginette » dans le maquis des granges Bouligney et regroupe les hommes disponibles du secteur pour former le groupe « Dixmude » dont il prend la tête avec le grade de lieutenant. Cette unité FFI, très active, participe aux déraillements de trains, aux sabotages de ponts ferroviaires, à l’attaque de convois allemands faisant des victimes et capturant des officiers, tout en appuyant d’autres maquis aux prises avec l’ennemi.

En 1945, à la fin des hostilités, l’ancien apprenti sculpteur sur bois reprend, entre deux périodes de soins, son ancien métier tandis que la famille s’agrandit encore par la venue au monde de la 3ème fille, Yvette.

Le 11 juin 1950, André DEMARE meurt des suites de sa maladie contractée 11 ans auparavant à bord du croiseur « Dupleix ».

Son épouse Jeanne décède très peu de temps après en laissant trois orphelines, Liliane 15 ans, Christiane 9 ans et Yvette 6 ans qui le 16 mai 1952, seront déclarées pupilles de la nation.

Il était Lieutenant FFI.
Son unité : Forces françaises de l'intérieur (FFI)
  • Médaille Militaire
  • Croix de Guerre 39-45 avec palme (s)
Il est décédé le 11 juin 1950.
Son corps repose au cimetière de St Loup sur Semouse (70)
Son décès est inscrit à la commune de St Loup sur Semouse (70)
Document portant la mention MPLF : AD N°23

Forces françaises de l'intérieur (FFI)

Ecussons-FFI

Le 1er février 1944, à l’instigation de Jacques Bingen, la fusion des principaux mouvements de résistance intérieure qui s’étaient constitués dans la France occupée, allait donner naissance aux Forces Françaises de l’Intérieur (FFI). Cette organisation placée sous le commandement du général de Jussieu jusqu’à son arrestation en 1944 regroupait l’Armée Secrète (AS) d’obédience gaulliste et rassemblant les groupes « combat »...

Forces françaises de l'intérieur (FFI)
8928
Demare
St Loup sur Semouse
Haute-Saône (70)
DD
NULL
Il a été décoré : Croix de Guerre 39-45 avec palme (s),Médaille Militaire
AD N°23
C 12x17