Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Jean-Loup Bernard Guy Eychenne

est né le 03 avril 1957 à Toulon (Var (83))

Fils de Jacqueline Poudevigne et de Guy Eychenne, officier de marine, Jean-Loup est né le 3 avril 1957 à Toulon. Il est le deuxième des trois garçons de la famille et un  enfant turbulent et espiègle, plein de vie et surtout plein d’idées très originales à expérimenter au grand dam de ses parents. Les années ont passé dans la joie et l’insouciance de l’enfance jusqu’à la mort tragique de son frère ainé, saint-cyrien, chef de peloton aux Hussards de Lunéville (après sa sortie de l'école d'infanterie de Montpellier), brillant et cité régulièrement en exemple  à ses deux frères : un chauffard l’a fauché sur un passage clouté scellant ainsi son avenir et celui de sa famille.

En quête d’un métier pouvant lui permettre de partir à l’étranger, il entreprend des études à l’école supérieure d’hôtellerie de Toulouse. Appelé à  remplir les obligations du service national, il opte pour la Marine Nationale comme son père : il est élève-officier en 1979. C'est la révélation : Jean-Loup comprend que ses rêves d’action, d’aventure et de dépassement de soi ne peuvent s’exprimer ailleurs que dans la Marine. C’est ainsi qu'il s'engage comme officier de réserve en situation d’activité (ORSA) dès 1980 et qu'il s'investit avec tout l’enthousiasme qui le caractérise dans une carrière tournée vers l’opérationnel : parachutiste, commando, plongeur de bord, plongeur démineur. Il suit et obtient tous les certificats dans un seul but : être sur le terrain, agir au service de son pays. Ses premières affectations le conduisent sur les bâtiments "Lyre" (1981), "Calliope" (1982), "Circé" (1984) et "Vinlhong" (1985).

Il rencontre en 1983 Livia, alors âgée d'à peine 18 ans, et l'épouse le 1er août 1986. De cette union naissent Romain (le 18 septembre 1987) et Clelia (le 23 octobre 1989). Avec elle, il découvre l’Italie, sa culture, son art de vivre et sa langue. Il adopte tout en bloc tellement cela semble faire écho à son cœur.

Il poursuit sa carrière (compagnie de Fusiliers Marins Cherbourg (1988), "Clémenceau" (1990)) sans perdre de vue son besoin d’action. Sa participation à la première guerre du golfe sur le "Clémenceau" le conforte dans l’idée de rallier les missions à l’international en mettant en avant sa maitrise des langues (anglais, italien et allemand). Aussi, le jour où il est appelé, fin septembre 1991, pour participer à la mission européenne de maintien de la paix en ex-Yougoslavie, il ne peut cacher sa joie malgré la précipitation du départ et l’appréhension de la séparation. Avant de partir il dit à son fils "pendant mon absence tu seras l’homme de la maison" et il part  plein d’espoir et de projets, un dictionnaire de serbo-croate dans la poche, sûr de reprendre le cours de sa vie avec Livia et ses enfants après une expérience riche et constructive. Le destin en décide autrement.

Il passe quatre mois sur le terrain où il doit faire face avec ses camarades européens aux dangers et aux difficultés inhérents à cette mission complexe dont il parlait dans ses courriers à son épouse. Tous sentaient à ces propos que cela l’avait profondément marqué et que sa réflexion sur l’action militaire et l’action politique s’en était enrichie.  Mais ce qui prévalait avant tout, c’était de se sentir acteur à part entière et aux côtés de toutes ces nationalités qui œuvraient dans la même direction. Le soir de Noel 1991, au téléphone avec sa famille, il parle à tous et sa dernière phrase est pour son père : "papa, hier soir j'étais sous les obus ; je n'ai pas eu peur!". C'est ce dont témoignent  les termes de  la citation rédigée par son chef  de corps.

Ses camarades italiens furent bien sûr ses compagnons de cœur et c’est dans leur hélicoptère qu'il est naturellement monté pour rentrer à Zagreb avant le retour définitif au pays. C’est avec ses 4 camarades italiens qu'il a trouvé la mort le 7 janvier 1992, dans le ciel de Produte Novi Marof, lâchement et intentionnellement abattu par un MIG Serbe et ce malgré la couleur blanche de l’appareil, signe manifeste d’appartenance à la mission de paix de l’union européenne, et les messages d’identification lancés par son pilote, le colonel Venturini.

Son sacrifice n’a pas été vain puisqu’il a au moins permis au deuxième hélicoptère qui suivait d’éviter de subir le même sort !

Il était Capitaine de corvette.
Son unité : Clémenceau
  • Légion d'Honneur (chev.)
  • Médaille d'Outre-mer
  • Médaille de la Défense nationale
  • Citation à l'Ordre de la Marine
Il est décédé le 07 janvier 1992.
Son décès est inscrit à la commune de Produte Novi Marof (Yougoslavie)
Document portant la mention MPLF : Décision MINDEF 013214 du 14/04/1992

Clémenceau

Clemenceau_02

Lors de la discussion du projet naval, le 22 août 1949, le conseil supérieur de la marine demande la construction de six porte-avions d’escadre. Finalement, dès 1953, de restrictions  en restrictions de budgets, la marine devra se contenter de deux porte-avions : le Clémenceau et le Foch.

Le Clémenceau, inscrit au budget de 1953 est mis sur cale en novembre 1955 à l’arsenal de Brest. La mise en eau du bassin n°9 a permis au Clé...

Clémenceau
9127
Eychenne
Toulon
Var (83)
CF
179777,179776,179816,179778,179782,179783,179779,179784,179785,179780,179781,179786
Il a été décoré : Citation à l'Ordre de la Marine,Légion d'Honneur (chev.),Médaille d'Outre-mer,Médaille de la Défense nationale
Acte de décès 1992/19
C 12x17