Frédéric Le Mouillour Mémorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Jean-Marie Corolleur

est né le 08 novembre 1916 à Landunvez (Finistère (29))

Jean Marie voit le jour au foyer de Gabriel Corolleur, cultivateur et de Marie Françoise Le Guen alors que son père est mobilisé sur le front. Il grandit au lieu-dit Curullou dans la petite commune de Landunvez que borde La Mer d’Iroise.

Il a le malheur de perdre son père lors de la bataille de la Marne le 6 mars 1917. Deux années plus tard, sa mère disparaît à son tour le 28 janvier 1919. Il va être élevé par sa tante Josèphe Le Guen avec ses deux sœurs Jeanine et Marie.

 Après avoir fréquenté l’école primaire de son village, il entre à ”l’Ecole des mousses à Brest alors qu’il n’a que quatorze ans, le 4 avril 1932. Cette école est installée alors sur l’ancien transport-hôpital ”Armorique.  Le 8 novembre 1932, apprenti marin, il s’engage pour une durée de 5 ans et continue sa formation sur le même bâtiment. A l’issue de celle-ci, en 1933, il embarque sur le croiseur ”Duquesnecomme matelot gabier de 2e classe jusqu’au 16 avril 1936.  Promu quartier -maître de manœuvre, Il est alors affecté, à partir de cette date sur le croiseur ”Suffren” où il reste jusqu’au 20 avril 1938.  Il regagne la terre à ”la Base Aéronavale de Lanvéoc Poulmicjusqu’au 18 juin 1940. Il épouse le 27 avril 1940 Henriette L’Hour, une jeune Mancelle, qui va lui donner une petite fille,

Jeannine, qui ne connaîtra pas son papa. La Seconde Guerre Mondiale est déjà commencée depuis plus d’un an et le général de Gaulle lance son appel de Londres. Jean-Marie doit alors quitter la Bretagne et sa famille et gagner le Centre d’Aviation Maritime de Casablanca. Là Il embarque sur le ”Marie Mad, chalutier réquisitionné à Arcachon et armé en arraisonneur dragueur par la Marine Nationale en juin 1940. Le 13 novembre 1943, commandé par Louis Le Goff, il arrive à Ajaccio pour être incorporé aux ”Forces Navales de Corseet reçoit pour mission de surveiller les abords d’Ajaccio. Sa tâche est difficile car le bâtiment n’est équipé ni d’asdic, ni de radar.

Dans la nuit du 23 au 24 novembre, le ”Marie Madappareille, la nuit est noire et la mer très agitée. Au cours de la nuit il est prévu qu’il soit relevé par le ”Chasseur3mais celui-ci ne retrouve pas le dragueur. Explorations aériennes, recherches par mer, appels radios se multiplient mais en vain. Le 25 novembre une équipe de marins trouve des débris divers, des brassières, 3 gros flotteurs de drague, quelques ceintures portant les noms de membres de l’équipage. Des habitants de la côte signalent une première forte explosion entre 19 et 20 heures suivie d’une autre dans la nuit. On découvre aussi deux mines échouées et deux autres flottantes. Plus de doute le ”Marie Mad” a heurté une mine dérivante et s’est englouti dans les flots. Jean Marie Corolleur, second maître vient de perdre la vie, laissant une jeune veuve et une petite orpheline de 3 ans dans la peine.

Il reçoit la Médaille Militaire le 31 décembre 1950

Son nom comme celui de son père figure sur le monument aux morts de Landunvez

Son nom figure sur la stèle dressée sur la base d’Aspretto en 1908

Il était Second maître.
Son unité : Marie-Mad
  • Médaille Militaire
Il est décédé le 23 novembre 1943.

Marie-Mad

129

Chalutier de 284 tonneaux, réquisitionné à Arcachon en 1939 comme arraisonneur-dragueur. AD 148 et affecté en août 1940 au port de Casablanca.

Le 13 novembre 1943 le Marie-Mad arrive à Ajaccio. L'île ayant été libérée le 9 septembre, il est incorporé aux Forces navales de Corse, 5e section de dragage,  avec pour mission d'assurer au large d'Ajaccio la sécurité des routes qui y amènent. Le 23 du même mois, autour de 19...

Marie-Mad
184647
Corolleur
Landunvez
Finistère (29)
08 novembre 1916
Aucune
NULL
Il a été décoré : Médaille Militaire