Frédéric Le Mouillour Mémorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Alexandre Moulin

est né le 19 mai 1882 à Aurillac (Cantal (15))

Il naît à Aurillac dans le Cantal au foyer de Florent Moulin, tailleur, et de Marie Loche, couturière. Né dans le Massif Central dans une famille de tailleurs, son père était Compagnon du Devoir, rien ne semble donc présager que cet enfant va embrasser la carrière de marin et périr dans les flots. Il passe son enfance rue des Forgerons. Son père disparaît alors qu’il est encore petit, tout comme sa mère. Après ses études primaires, il exerce à son tour le métier de tailleur et se prépare à suivre le chemin de son père. Mais il part vivre chez son tuteur à Toulon dans le Var et cela va changer son destin.

 Le 5 avril 1901, à l’âge de 19 ans, il arrive au corps comme engagé volontaire pour trois années à la Mairie de Toulon suite à un tirage au sort dans un canton de cette ville. Recruté comme matelot de 2e classe, il est promu matelot de 1ere classe dans la spécialité de tailleur. A partir du 1er janvier 1906, il renouvellera à 4 reprises son engagement.

Entre temps il épouse, le 28 mars 1908 à Paris 19e, Louise Courchinoux née, elle aussi, à Aurillac le 9 janvier 1884.Un fils, Georges, naît de leur union en décembre de la même année.

Alexandre est affecté de 1901 à1912 au ”5e dépôt” de Toulon comme matelot tailleur. Le 15 juin1912, il embarque sur le croiseur cuirassé῍ Jules Ferry ῍qu’il quitte en janvier 1913 pour rejoindre l’intendance du ῍5e dépôt ῍à Toulon où il sera affecté jusqu’en janvier 1916.

A cette date, alors que la Première Guerre mondiale semble devoir durer plus longtemps qu’ espéré, il est affecté sur le cuirassé ῍Suffren῍ Ce bâtiment de la division Guépratte qui a participé aux combats des Dardanelles, à Gallipoli et à Salonique, y a subi des dommages et doit regagner la France pour y être réparé. Deux courriers permettent de saisir l’état d’esprit dans lequel Alexandre Moulin se trouve alors. L’un, sous forme de deux cartes postales, datées du 27 août 1916, une vue du village de Périma, près de Corfou en Grèce, l’autre une vue de l’île d’Ulysse, dans lequel il se réjouit de l’entrée en guerre de la Roumanie aux côtés des alliés, espoir d’une guerre plus courte. Le second courrier, daté du 24 novembre 1916, est une carte postale militaire expédiée de Gibraltar, il y exprime son espoir d’atteindre Lorient le jeudi 29 ou le vendredi 30 novembre et d’embrasser rapidement sa famille.

Mais le cuirassé est torpillé le 26 par le sous-marin allemand U 52 au large des côtes du Portugal et coule. Alexandre Moulin est englouti avec 648 marins.

Suite à son décès, son épouse rejoint d’abord sa famille à Paris puis en 1918, elle décide de partir avec sa jeune sœur et son fils en Algérie.

Alexandre reçoit la médaille militaire à titre posthume le 12 décembre 1921 (J.O. 24/12/ 1921) avec la citation suivante « Glorieusement englouti avec le bâtiment cuirassé῍ Suffren ῍ ce qui lui vaut la Croix de guerre avec étoile.

Il était Matelot de 1re classe.
Son unité : Suffren
  • Médaille Militaire
  • Croix de Guerre 14-18 avec étoile (s)
  • Citation à l'Ordre de l'Armée de Mer
Il est décédé le 25 novembre 1905.
Porté disparu
Son décès est inscrit à la commune de Brest
Document portant la mention MPLF : Acte de décès

Suffren

Marchadour_Jean_Marie_Suffren_04 (2)

Le cuirassé de 12 700t (capitaine de vaisseau Guépin), construit à Brest en 1904, et qui avait porté la marque de l'amiral Guépratte aux Dardanelles, remontait sans escorte, péniblement à moins de 10 noeuds, vers Brest ou Lorient pour réparations. Le 25/11 à la nuit tombante, au large des côtes du Portugal, par temps brumeux et mauvaise mer, il a été attaqué par l'U 52 (Lt Cdr Hans Walther) qui transitait d'Allemagne vers Cattaro en Adriatique...

Suffren
184648
Moulin
Aurillac
Cantal (15)
19 mai 1882
Aucune
NULL
Il a été décoré : Citation à l'Ordre de l'Armée de Mer,Croix de Guerre 14-18 avec étoile (s),Médaille Militaire
extrait du registre des décès 1256/1917
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