Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Jean Pierre Kerleguer

est né le 23 juin 1913 à Ploudaniel (Finistère (29))

Le lundi 23 juin 1913, tandis qu’au « Grand Théâtre Molière » de Brest on joue le drame "La Tour de Nesle", à Ploudaniel, une mère au foyer, Catherine Kermarrec épouse de François Kerléguer, marchand de chevaux, donne naissance à un garçon qui se prénommera Jean-Pierre. Il est l’un des 4 garçons d’une fratrie composée aussi de 5 filles.

Jean-Pierre fréquente l’école communale du bourg de Ploudaniel. Après l’obtention de son certificat d’étude primaire, c’est tout naturellement qu’il commence comme commis auprès d’un de ses frères devenu à son tour marchand de chevaux.

A 17 ans, en octobre 1930, l’adolescent rejoint le dépôt de Brest où, après avoir signé un  engagement de 5 ans, dans la marine Nationale, il revêt, sous le matricule 3750B30, l’uniforme de matelot de 2e classe.

La même année, le 25 octobre, il rejoint Toulon pour suivre, à bord du cuirassé « Ernest Renan » la formation de canonnier. Le 1er juillet 1931, son brevet de spécialité en poche, c’est le retour à Brest avec comme affectation l’Ecole Navale à Laninon.

Début mai 1932, il rejoint la flottille de la 2e région et participe au réarmement de l’aviso « Vimy » sur lequel il naviguera jusqu’en juillet 1934. En octobre, Jean-Pierre est promu au grade de quartier-maître de 2e classe et, en décembre, après un court passage au 2e puis au 5e dépôt, il embarque sur le cuirassé « Provence » alors basé à Toulon.

Fin 1935, Jean-Pierre revient en Bretagne et le 2 janvier 1936, alors qu’il étrenne ses galons de quartier-maître de 1re classe, il épouse Maria Castel. Le jeune couple s’installe au Folgoët ; c’est là qu’il apprend sa désignation sur le nouveau cuirassé « Dunkerque », tout juste mis à flot quatre mois auparavant. Il  restera à son bord pendant tous les essais et jusqu’à la mise en service du bâtiment en fin 1938.

En mars 1939, notre canonnier part pour Cherbourg afin d’assurer la protection anti-aérienne du Centre d’Aérostation d’Ecausseville-Montebourg.

A partir de mai 1940, nous retrouvons Jean-Pierre en Afrique du Nord d’abord au C.A.M d’Oran en Algérie et plus précisément, à la défense anti-aérienne de la ville ; puis, entre mars 1942 et juin 1943, à l’unité Marine de Casablanca, au Maroc.

Le 17 juin 1943, alors qu’il rallie la « Force X » en cours de réarmement à Alexandrie (Egypte), Jean-Pierre disparaît en mer lors du torpillage par un sous-marin allemand du transport de troupes « Yoma » au large de la Crête.

Jean-Pierre laisse une veuve et trois orphelins Marie-Paule, Louis et Jeanne.  

- Poème d'un petit-fils à son grand-père.

Il était Quartier-maître canonnier.
Son unité : Yoma
  • Médaille Militaire
  • Croix de Guerre 39-45 avec étoile (s)
  • Citation à l'Ordre du Corps d'Armée
Il est décédé le 17 juin 1943.
Porté disparu

Yoma

Yoma-05 bis

Paquebot mixte, de la compagnie "British and Burmese Steam Ship Navigation". Transport de troupes, en route de Sfax sur Alexandrie en convoi, avec l'"Amarapoora", le "Pegu", le "Kemnendine" et le "Sagaing".  Après une escale à Tripoli, le "Yoma" a été torpillé par l'U 81 près de Dorna. A bord l'équipage comprenait plus 675 marins français et 1 500 soldats australiens.

Le naufrage fit plusieurs centaines de victimes : 451 hommes de...

Yoma
6561
Kerleguer
Ploudaniel
Finistère (29)
GG
179730,179734,179735,179732,179731,179733,179736,179737
Il a été décoré : Citation à l'Ordre du Corps d'Armée,Croix de Guerre 39-45 avec étoile (s),Médaille Militaire
Ville d'Alger mention MplF
A 21x27