Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

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La poche de Lorient 1944-1945 - pas de renseignement

Carte Poche de Lorient0001

Le 6 juin 1944, les Alliés débarquent sur les côtes normandes. Avec la percée d’Avranches, la route de la Bretagne est dégagée. De fait, début août 1944, la 3e armée du général Patton entre en Bretagne. Pour faire face à cette progression alliée, aidée par les résistants français, les forces allemandes se retirent vers les villes de Lorient et de Saint-Nazaire qu’elles ont fortifiées.

Le général allemand Wilhelm de Farmbacher quitte son quartier général de Pontivy pour se replier sur Lorient, et réorganiser le dispositif allemand du secteur, sur les ordres d'Hitler. Le 7 août 1944, près de 26 000 soldats allemands se retrouvent ainsi dans le réduit lorientais. Tous les stocks militaires et le ravitaillement ont été ramenés dans la ville, tandis que  les ponts et les voies d’accès  autour de celle-ci ont été minés.

Le 12 août 1944 le périmètre de la poche est figé, il s'étend sur 50 km, de la rivière la Laïta à l'Ouest aux falaises de la rivière d'Etel à l'Est. Au-delà, les Allemands gardent également de solides positions, du sud de Belz à la presqu'île de Quiberon qu'ils occupent entièrement. La poche comprend aussi les îles de Groix et Belle-Ile en mer. Les alentours sont protégés par des fossés antichars, de nombreux trous individuels, des abris, ainsi que de vastes champs de mines.

A sa création, la population enfermée dans la poche comprend 46.000 personnes, soit 20.000 civils et 26.000 soldats allemands.

Les mouvements de résistances se structurent, peu à peu, dans et autour de la zone assiégée. Dès la fermeture de la poche de Lorient, des Français passent les lignes du nouveau front pour aller rejoindre les forces françaises de l'intérieur (FFI).

Dans les deux camps, le front de 90 kilomètres s’organise. Les 26.000 soldats allemands disposent, pour armement, d'environ 500 canons de divers calibres. Les forces alliées sont constituées par les 4.000 hommes de la 94e division d'infanterie américaine du général Rollins et les 12.000 soldats du général Borgnis-Desbordes, nommé chef des forces françaises du Morbihan, qui a reconstitué la 19e d'infanterie en y intégrant les FFI.

Pour les alliés, les tirs d'artillerie constituent les actions les plus fréquentes, car ils ont pour  objectif les observatoires ennemis, les clochers, les casernements et les batteries constituant les autres cibles. Les Allemands sont limités par leur stock de munitions, ainsi leur artillerie ne s’emploie que si une attaque est déclenchée.

Durant les 9 mois de siège, la commune de Guidel sera la plus bombardée. Du 29 novembre 1944 au 3 février 1945, le bourg essuie régulièrement des tirs d'artillerie alliée, destinés à abattre le clocher qui sert de poste d’observation à l’artillerie allemande.

Le 8 mai 1945, le cessez-le-feu est signé à Etel. Le 10 mai 1945 à Caudan, soit deux jours après la libération de la Poche de Lorient, le général Fahrmbacher officier d'artillerie, chef du XXV corps d'armée allemande d'occupation en Bretagne, commandant des troupes allemandes de Lorient, présente la reddition de ses troupes au général Herman  F. Kramer, commandant de la 66e Division d'Infanterie américaine (The Black Panther Division) et au général Henri-Gustave-André Borgnis Desbordes, commandant de la 19e Division d'Infanterie et des FFI dans le Morbihan, en présence du général Francis Rollins, commandant d'artillerie américain du secteur de Lorient.

24.5000 soldats du Reich sont alors faits prisonniers.

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