Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 
 

Monge 1915 - Sous-marin

sous-marin-Mongeweb
Albanie
29 décembre 1915

Sous-marin Monge (1908/1915)

 

 

Abordé et coulé par le croiseur autrichien Héligoland le 29 décembre 1915

 

 

En application du programme de 1905, le Monge (Q-67) a été construit par l’arsenal de Toulon le 31 décembre 1908. Il faisait partie des submersibles à double coque du type Pluviôse, selon les plans de l’ingénieur du génie maritime Laubeuf.

Ses principales caractéristiques étaient les suivantes :

  • Tonnages : 398/550 t
  • Dimensions : 51,12 x 4,97 x 3,04 m
  • Machines à vapeur : 2 chaudières du temple (15,5 kg/cm2) – 2 alternateurs x 250 cv
  • 2 moteurs électriques x 225 cv – 2 hélices
  • Vitesses : 12/8 nœuds
  • Armement (tel que prévu) : 1 TLT intérieur d’étrave – 2 LT à carcasses extérieures par le travers du kiosque lançant sur l’avant – 2 LT à carcasses extérieures tirant sur l’arrière – 2 appareils Drzewiki - 8 torpilles de 450 modèle 1904 (notons que le tube d’étrave sera abandonné à la suite de l’accident du Fresnel)

Positionné en Méditerranée, le Monge, en opérations devant le port de Cattaro en Adriatique est abordé, dans la nuit du 28 au 29 décembre 1915, par le croiseur autrichien Heligoland. Son commandant, le lieutenant de vaisseau Roland Morillot, réussit à faire surface et organise alors l’évacuation des vingt-six hommes de son équipage et sombre volontairement avec son bâtiment pour éviter sa prise par l’ennemi. Le duc de Savoie commandant la flotte italienne lui décernera la médaille d’or de la valeur militaire. Les quartiers-maîtres Goulard et Morel périssent noyés. Les rescapés sont sauvés par les canots du Czepel et du Balaton, 2 torpilleurs autrichiens (source : site internet : forum 14/18).

Le nom de « Roland Morillot » a été donné à plusieurs sous-marins français de plusieurs générations, dont le dernier au sous-marin ex allemand U-2518 du type XXI, après son transfert, en 1945, de la Marine britannique à la Marine française, en tant que prise de guerre.

Sources :

 

Source principale : ouvrage « Les sous-marins français des origines (1863) à nos jours »
d’Henri Le Masson (Éditions de la Cité) –
Voir pages 131 à 132.

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