Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Victor Joseph Ambroise Désiré Ségalen

est né le 14 janvier 1878 à Brest (Finistère (29))

Fils de Victor Joseph, né le 3 mars 1849 à Brest, écrivain du commissariat de la marine et de Marie Ambroisine Lalance, Victor Ségalen passe son enfance à Brest. Il fréquente le collège des Jésuites Notre Dame de Bon Secours, le collège de Lesneven puis le lycée de Brest. Il obtient son baccalauréat en philosophie en 1894 et étudie à la faculté des sciences de Rennes. Puis, il entre à l'école de médecine navale de Brest avant d'intégrer l'école de santé navale de Bordeaux en 1898. Pour échapper à l'ambiance militaire, il fait la connaissance de Huysmans, de Saint-Pol-Roux et de Rémy de Gourmont. C'est à cette période qu'il s'intéresse à la neurologie et qu'il découvre Nietzche. En 1902, il soutient sa thèse de médecine sous le titre "L'observation médicale chez les écrivains naturalistes".

Nommé médecin de 2e classe, c'est le départ pour une vie à travers les mers et le monde et il s'embarque au Havre pour Tahiti via New York et San Francisco. Il écrit son premier poème en prose. 1903 le trouve aux Marquises peu après la mort de Gauguin dont la peinture est une révélation pour le jeune médecin ; en 1905 il est à Djibouti sur les traces de Rimbaud.

De retour en France, il épouse Yvonne Hébert la fille d'un médecin brestois. En 1906, il est affecté sur le vaisseau école "Bretagne" puis il obtient un congé d'études de 3 mois pour suivre les cours de la clinique Sainte-Anne à Paris. C'est au cours de cette même année que naît son premier enfant Yvon.

Mais la Chine l'attire. Il apprend le chinois à l'École des langues orientales et au Collège de France. En 1909, reçu à l'examen d'élève-interprète, Victor Ségalen obtient un détachement en Chine où il restera 5 ans. Dès 1910, il s'installe avec sa famille à Pékin où naît sa fille Annie. Il étudie et écrit ; mais, à sa demande, il interrompt son séjour pékinois pour rejoindre la Mandchourie où sévit une épidémie de peste. Par ailleurs, après la révolution de 1912, il est choisi pour devenir le médecin de famille du Président de la république de Chine, l'ancien Vice-roi Yan Chen N'Ai. C'est durant cette période qu'il écrit "Odes" en 1912 et qu'il publie "Stèles" à Pékin.

En 1913, après la naissance de son fils Ronan et un court passage à Paris, il revient en Chine chargé d'une mission archéologique et géographique officielle. Ce sera l'expédition Ségalen-Lartigue-de Voisins consacrée aux monuments funéraires de la dynastie des Han et à des relevés topographiques des régions mal connues. Mais l'expédition est interrompue en août 1914 par l'annonce de la guerre.

Victor Ségalen revient en France et est muté à sa demande sur la ligne de front à Dunkerque ; il est affecté au 2e bataillon du 1er régiment de fusiliers marins mais, malade, il doit retourner à l'arrière et est nommé adjoint au Directeur du Service de Santé de l'hôpital principal de la Marine à Brest. En décembre 1916, il est chargé d'une mission de recrutement de travailleurs Chinois ; il quitte définitivement l'Orient en 1917. En 1918, il officie encore à l'hôpital maritime de Brest lors des déferlantes de grippe espagnole, mais son travail l'épuise. Sa santé s'altère très rapidement et après deux mois de convalescence à Alger, il revient en France. Le médecin de lre classe Victor Ségalen meurt le 22 mai 1919 au Huelgoat (Finistère). On y découvrira son corps gisant au pied d'un arbre, un exemplaire d'Hamlet à ses côtés.

La promotion 1977 de l'Ecole de santé navale de Bordeaux portera son nom.

Victor Ségalen était un homme d'une culture très étendue, il parlait l'anglais, le chinois, le polynésien ; il était médecin, mais aussi :



- Musicien : il jouait du violon, du piano, de l'orgue et il composa toute une série de mélodies et de pièces diverses ;
- Editeur ;
- Archéologue : il effectua plusieurs expéditions en Chine et au Tibet ;
- Ecrivain/ethnologue sous le pseudonyme Max-Anely, on a de lui :


- Un roman : "René Leys" ;
- Un traité anthropologique : "les Immémoriaux" livre consacré aux civilisations maories ;
- Des poèmes : "Odes" et "Stèles" ;
- Un livre d'essai : "Peintures" ;
- Un récit d'explorations : "Équipée" ;
- Un drame : "Siddharta" ;
- Un journal de voyage en Océanie ;
- Des études archéologiques ;
- Sa thèse de doctorat : "L'observation médicale chez les écrivains naturalistes" ;
- Et de nombreux autres ouvrages.


Son nom est inscrit sur les murs du Panthéon en tant qu'"écrivain mort pour la France pendant la guerre de 1914/1918".

Il est titulaire de la décoration d'Officier d'Académie.

Le nom "Victor Ségalen" a été dopté par l'université de Bordeaux 2, ville où il a fait ses études de médecine, par la faculté de Lettres et de Sciences sociales de Brest, sa ville natale et enfin par le lycée français international de Hong-Kong.


L'association recherche la famille ou toute personne susceptible de fournir des informations (lettres, photos...) concernant ce marin.

Il était Médecin de 1re classe.
  • Légion d'Honneur (chev.)
Il est décédé le 23 mai 1919.
Son corps repose au cimetière de Huelgoat (Finistère)
Son décès est inscrit à la commune de Huelgoat
Document portant la mention MPLF : Site "Mémoire des Hommes"
  • Notice rédigée le 27 février 1978 par le Maître Principal D. LEMAIRE
  • Site : www.steles.net
8656
Ségalen
Brest
Finistère (29)
CG
177108,177111,177112,177113,177114,177115
Il a été décoré : Légion d'Honneur (chev.)
Acte de décès du 24 mai 1919
E 10x13