Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Ernest Fabien Sourdon

est né le 30 janvier 1906 à Marseille (Bouches du Rhône (13))

Ernest Fabien Sourdon naît le 30 janvier 1906 à Marseille (13). Il est le fils d'Eugène Arthur Sourdon, et de Victoria Joséphine Mougenot, institutrice.
Il passe son enfance en Afrique et à Marseille. Il fréquente l'école primaire puis poursuit de solides études techniques. Il est d'abord diplômé de l'École Nationale de Voiron, puis il obtient le diplôme de l'Institut d'Electrotechnique de Grenoble et quatre certificats de la faculté des sciences de Grenoble.
Marié à Bordeaux avec Renée Marie Mariot, trois enfants, Jacques, Jeanine et Alain naîssent de cette union.


Recruté au 2ème contingent de 1929, il est incorporé le 15 avril 1930 comme aspirant de réserve. Il rejoint à Toulon le navire école Voltaire pour une formation de trois mois.
Il est successivement affecté au Centre d'Aviation Maritime de Berre, Hourtin et Karouba (Bizerte Tunisie).
C'est à Karouba qu'il est promu enseigne de vaisseau de 2ème classe le 15 octobre 1931.
Il est renvoyé dans ses foyers le 15 octobre 1932 après avoir effectué son service militaire puis un engagement court de 1an. Il est promu enseigne de vaisseau de 1ère classe le 15 octobre 1933.


Entre 1933 et 1939, il travaille dans différentes sociétés de matériel aéronautique: Boldon à Bezons, Thomson à Paris, Régie Air Afrique à Alger et Société Nationale de Construction Aéronautique du Sud Est à Marignane(SNCASE).
Comme officier de réserve, il fréquente, pendant cette période, l'École de Perfectionnement des Officiers de réserve (EPOR) à Paris et à Alger. Il effectue également des stages d'entraînement à la BAN de Karouba.
La seconde guerre mondiale éclate le 1er septembre 1939. Ernest Sourdon est rappelé sous les drapeaux le 2 septembre 1939 et rejoint la BAN de Berre jusqu'au 1er avril 1940 puis celle de Karouba.
Le 22 juin 1940, l'armistice est signé. Il est démobilisé le 16 août 1940 et se retire au 11 rue Fondère à Marseille. Il travaille de nouveau à la SNCASE de Marignane.
Le 17 Juillet 1941, il est remobilisé à la BAN de Berre  jusqu'à la fin de l'année 1942. Il est promu lieutenant de vaisseau de réserve le 23 juillet 1942.


Le 10 septembre 1940 est créé l'Office Central de Répartition des Produits Industriels (OCRPI) en zone libre. Le 11 novembre 1942 la France est intégralement occupée. Il est nommé directeur régional de l'Office Central de Répartition des Produits Industriels à Montpellier. Au printemps 1943, les allemands exigent une plus grande coopération de l'industrie française et  l'OCRPI est réorganisée le 23 avril 1943. C'est pourquoi Ernest Sourdon, qui conserve son poste, rejoint le réseau GALLIA le 1er novembre 1943.
Ernest Sourdon, agent P2 du réseau RPA -Kasanga, immatriculé 657 BBR puis 12243, pseudo Sauvaire, est le chef de secteur à Montpellier du réseau Gallia.


Arrêté par la gestapo le 8 août 1944, intérrogé le 13 et 15 août, il est détenu au siège de la gestapo de Montpellier à partir du 18 août 1944.
Il est libéré le 19 août 1944 car les services de la police allemande évacuent en hâte la ville de Montpellier.
Le lieutenant de Vaisseau Ernest Sourdon a passé 4 années dans la résistance au sein du Réseau Gallia sous les ordres du capitaine Léo et du commandant Peslin.
Sa bravoure, son efficacité et son sens du devoir sont soulignés par l'attribution de la Croix de Guerre et de la médaille de la résistance avec les citations respectives suivantes :
"Remarquable Officier ayant fait preuve pendant les quatre années de la résistance, des plus belles qualités de dévouement et d'abnégation. S'est mis spontanément à la disposition du service, apportant le concours de ses connaissances techniques étendues et de son intelligence. Sous la torture allemande, a su se taire et sauvegarder la vie de ses camarades. Est le plus bel exemple de courage et d'esprit de sacrifice."
"Officier d'élite, a été le créateur du réseau qui a toujours fourni  de précieux renseignements militaires. Arrêté par la police allemande, a supporté les tortures sans défaillance. Admirable par son cran et sa vaillance, a été un exemple pour ses camarades."

A sa demande, il réintègre l'aéronavale et rejoint l'escadrille 4S, affecté à la BAN de Cuers (83) fin décembre 1944.
Le 20 janvier 1945, il participe à bord d'un WALRUS 1 de l'escadrille 4S à une mission de surveillance anti sous-marine. Au décollage de l'aérodrome de Nice, l'avion est contraint à un amérissage forcé. Ernest Sourdon, chef de bord, demeure prisonnier de l'habitacle et péri noyé avec Reichard pilote de l'avion.


Fait Chevalier de la Légion d'Honneur à titre posthume le 19 février 1952, sa décoration est remise à son fils Jacques à Port Lyautey où il était affecté en tant que QM2 électricien à la 2 F le 14 juillet 1953.

Il était Lieutenant de vaisseau.
Son unité : Base aéronautique navale Hyères
  • Légion d'Honneur (chev.)
  • Croix de Guerre 39-45 avec palme (s)
  • Médaille de la Résistance
  • Décoration anglaise 1ère Priorité.Général Montgomery
  • Citation à l'Ordre de l'Armée
  • Citation à l'Ordre de la Résistance
Il est décédé le 20 janvier 1945.
Son corps repose au cimetière de Saint Chamas (13)
Son décès est inscrit à la commune de Nice (Alpes Maritimes)
Document portant la mention MPLF : Fiche Mémoires des hommes

Base aéronautique navale Hyères

Base aéronautique navale Hyères
9348
Sourdon
Marseille
Bouches du Rhône (13)
HF
180589
Il a été décoré : Légion d'Honneur (chev.),Croix de Guerre 39-45 avec palme (s),Médaille de la Résistance,Décoration anglaise 1ère Priorité.Général Montgomery,Citation à l'Ordre de l'Armée,Citation à l'Ordre de la Résistance
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