Georges Jean Pierre OLIVIER

Né le 29 juin 1926 à Nyon (Suisse)

Régiment Blindé de Fusiliers Marins (RBFM)

RBFM Ecusson

Suite à l'opération TORCH, le 8 novembre 1942, les troupes américaines débarquent en Afrique du Nord. Par conséquence, des marins (45 officiers - 333 officiers mariniers, quartiers-maîtres et matelots) emprisonnés en Grande Bretagne demandent à rejoindre Alger pour se mettre aux ordres des Alliés. Le capitaine de corvette Maggiar, qui était le commandant en second sur le croiseur auxiliaire "Bougainville<...

Régiment Blindé de Fusiliers Marins (RBFM)

Georges Jean Pierre OLIVIER est né à Nyon, en Suisse, le 29 juin 1926, de Marc François OLIVIER et de Rosa Maria CERRUTI.  Sa famille paternelle vient de Haute-Savoie, sa famille maternelle est d’origine piémontaise. Lorsque ses parents se marient à Nyon, le 31 décembre 1921, son père, quoique né à Nyon où réside sa famille, est domicilié au 40 avenue Berthelot, à Lyon 7ème, et travaille à la Lyonnaise mécanique comme ajusteur. Sa mère est née à Curino, une petite commune du département de Novara, au nord-est de Turin. Elle vit à Nyon avec sa mère, et exerce le métier de couturière, comme une des sœurs aînées de son mari.

Les témoins du mariage sont Georges Aeby, menuisier, beau-frère du marié, et Jean Cerruti, cordonnier, frère de la mariée, l’un et l’autre résidant à Nyon.

Lorsque naît le petit Georges, le premier enfant de la famille, son père n’habite plus avenue Berthelot : il n’est pas mentionné à cette adresse lors du recensement de 1926.

On peut penser qu'à cette époque il a regagné Nyon, où réside son épouse.

L’année suivante, la famille s’agrandira d’un autre garçon, Jean Dominique, né le 13 septembre 1927, également à Nyon. Il décédera le 3 avril 1994 à Saint Julien en Genevois, Haute Savoie.

Leur ville natale est située sur les rives du lac Léman, entre Lausanne et Genève, et compte à cette époque environ 5000 habitants. Créée par Jules César pour accueillir les vétérans de son armée, elle est la nouvelle colonie, qui va se développer jusqu’à devenir une des plus importantes villes romaines de Suisse. C’est sur la ville romaine que s’édifiera ensuite la ville médiévale.

Lorsque nait Georges, la ville comprend à peu près 5000 habitants et la vie s’y écoule au rythme du lac Léman, et de la ligne Lausanne-Genève. La famille habite rue du Tir cantonal chez la grand-mère des enfants. Ainsi nommée en mémoire d’une importante fête de tir, elle porte aujourd’hui le nom de rue Juste-Olivier.

Le 26 novembre 1932, la famille quitte Nyon pour Mont-sous-Vaudrey dans le Jura, où se développent des ateliers de mécanique. Rosa, la maman, y restera jusqu’au mois d’août 1934, mais dès le début de la même année les deux frères ont regagné Nyon, sans doute pour des raisons de scolarité.

La scolarité est en effet obligatoire à partir de 7 ans. Sans doute fréquenteront-ils l'école communale, où sera inscrit Jean Luc Godard, trois ans plus tard.

En Suisse les différents cantons sont autonomes, et le canton de Vaud est encore assez traditionnel en matière d'éducation : les instituteurs y sont assez rigides. Les choses vont toutefois évoluer, et la préoccupation sera d'éveiller l'intérêt de l'enfant, afin que de lui-même il se mette à l'étude, pas uniquement de remplir son esprit, mais de le forger afin qu'il soit capable d'un certain esprit critique. Avant même la naissance de Georges, l’école ne se contente plus d’être la fille de l’Eglise, d’apprendre à lire, à réciter, ou écrire la Bible, à appliquer les règles de calcul. On prend en compte les besoins sociaux pour donner davantage de place aux sciences humaines et naturelles comme étant de nature à développer l’esprit critique. La méthode prend davantage d’importance.

L'école est obligatoire jusqu'à 16 ans, et se compose, comme aujourd’hui, d’un degré primaire en deux cycles, et d’un degré secondaire qui comporte une année certificative. Si les écoles sont mixtes, le programme, à partir de 15 ans, est genré : les garçons peuvent avoir une formation industrielle, la mécanique, par exemple, et c’est ce qu’a suivi Georges, tandis que les filles se préparent à devenir de bonnes ménagères.

Le calendrier scolaire diffère du calendrier français : peu de vacances l'été, mais presqu'un trimestre de congés l'hiver, ce qui permettra aux enfants OLIVIER de se rendre en France où travaille leur papa. La crise de 1929 a en effet eu des répercussions négatives sur l'emploi dans le canton du Vaud, et Marc François OLIVIER est reparti pour Lyon où il travaillait avant son mariage dans l'industrie mécanique.

Le 2 février 1945, Georges s’engage comme volontaire au 1er régiment de Fusiliers Marins. Il est matelot de 2de classe, breveté mécanicien. Le 23 août de la même année, cet engagement sera transformé en engagement de 3 ans à partir du 2 février 1945.

Après la libération de Royan, le haut commandement décide que la marine doit participer à la guerre en Extrême-Orient, et crée la Brigade maritime d’Extrême-Orient, ou BMEO.

En effet, en mars 1945, les Japonais ont chassé les Français d’Indochine. Après la capitulation des Japonais en août et les accords de Postdam le pays est divisé en deux parties, le sud relevant des Britanniques, guère enthousiastes, et des Français qui voient là l’occasion de récupérer une ancienne colonie.

Mais le 2 septembre, Hô Chi Minh proclame la république démocratique du Viet-Nam.

Quelques jours plus tard, un premier convoi embarque à Marseille pour Saïgon, où il transporte entre autres le régiment blindé de fusiliers marins dont Georges fait partie.

Après Mytho et Canthö, ils récupèrent un certain nombre de petites villes du sud.

En 1946, les combats s’intensifient.

De mars 1946 à février 1947, la flottille fluviale de fusiliers marins dirigée par le CF Duchaine continue de progresser en Cochinchine à Rachgia, Camau et Canthô.

Le 1er janvier 1947, la BMEO se divise en deux parties, le CF Duchaîne dirigeant la Force Amphibie du Sud (FAIS).

En mars 1947, un escadron est en opération dans le secteur de Canthô.

Le 6 mars 1947, la 8ème section LCVP (Landing Craft vehicule and Personnel), composée du Margouillat et de l’Igname dépose des hommes chargés de contrôler les rives du Mékong.

Sur le chemin du retour, ils sont attendus par le Vietminh. La berge s’embrase, les balles s’écrasent sur le blindage du LCVP Margouillat.  Le barreur s’effondre, le matelot Georges OLIVIER lâche sa mitrailleuse pour prendre sa place, et tombe à son tour, frappé d’une balle à la poitrine.

Il n’avait que 20 ans.

La 40ème session du certificat d’Aptitudes pratique de l’école de fusiliers marins porte le nom de Cours « OLIVIER ».

L'association recherche la famille ou toute personne susceptible de fournir des informations (lettres, photos...) concernant ce marin.

Il était Matelot.
Son unité : Régiment Blindé de Fusiliers Marins (RBFM)
  • Médaille Militaire
  • Croix de Guerre opérations extérieures
  • Médaille Coloniale
Décédé le 02 mars 1947. Il est mort pour la France à l'âge de 20 ans.
Inscrit sur le monument aux morts de Nyon (Suisse)
Son décès est inscrit à la commune de Lyon
Document portant la mention MPLF : mémoire des homme

OLIVIER Georges Jean Pierre - Documents annexes

198201
OLIVIER
Nyon (Suisse)
1926-06-29
1926-06-29
1947-03-02
29 Juin 1926
Aucune
NULL
Il a été décoré : Croix de Guerre opérations extérieures,Médaille Coloniale,Médaille Militaire
Acte de décès
1947-03-02
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