Louis Jean Sébastien BLANC
Né le 08 décembre 1919 à Toulon (Var (83))
Pluton
Le « Pluton » était un croiseur de 2e classe, mouilleur de mines. En plus de sa fonction de mouilleur de mines, il avait été conçu pour pouvoir être utilisé en tant que transport de troupes rapide, dans ce rôle il était capable d’embarquer un millier d’hommes.
Sa construction avait débuté à l’arsenal de Lorient en avril 1928. Mis à...
Fils de Henri Eugène François et de Emma Marie Plubel, Jean naît à Toulon (83), grandit à La Seyne-sur-Mer (83) puis rejoint son grand-père résidant à Flassans-sur-Issole (83). Son frère, Joseph, voit le jour en 1931.
Le 19 janvier 1937 il s'engage pour 5 ans dans la Marine nationale et rallie le "5e Dépôt des équipages de la flotte" à Toulon. Il est matelot de 2e classe.
Du 3 février au 23 octobre 1937, il embarque sur le cuirassé "Courbet" puis sur le cuirassé "Paris" où il suit une formation de canonnier.
Le 01 octobre 1937 il est matelot de 2e classe breveté élémentaire canonnier.
Le 23 octobre 1937 il embarque sur cuirassé "Océan" qui fait office de ponton/école à Toulon.
1er août 1938 il est affecté sur le croiseur mouilleur de mines "Pluton".
Le bâtiment rallie Lorient (56) le 10 mai 1939 lors de la formation de la "5e Escadre", où il est prévu qu'il remplace le croiseur "Jeanne d'Arc" dans son rôle de navire école. Le 1er juin 1939, alors que la guerre approche, il est décidé de reconfigurer le croiseur en mouilleur de mines et la plupart de l'équipement de contrôle de tir est débarqué. Le navire est transféré à Brest lors de la réorganisation de la "5e Escadre".
Le 2 septembre 1939, la veille de la déclaration de guerre, le navire reçoit l'ordre de faire route sur Casablanca (Maroc) avec 125 mines Breguet à son bord. Il a pour mission d'y mouiller un champ de mines défensif dans la nuit du 12 au 13 septembre. Il arrive dans ce port le 5 septembre. Dans la soirée du 12, l'ordre est annulé par l'amirauté. Les mines doivent être débarquées à terre afin d'être neutralisées. L'opération débute le 13 au matin. À 10h40 une première mine explose, et une deuxième quelques secondes plus tard. Ces explosions initiales déclenchent la mise à feu des autres mines, provoquant la destruction du bâtiment.
Jean est tué lors de l’explosion. Il fait partie des 196 victimes du "Pluton".
Son corps, à l'instar de ceux de ses camarades, a été inhumé au cimetière de Ben-M’Sick de Casablanca. Chacun d’entre eux est immortalisé par autant de croix portant l’épitaphe : "INCONNU".
Le matelot canonnier Jean Louis Blanc est mort pour la France.
Il est cité à l’ordre de l’Armée de mer en ces termes : "Tombé glorieusement pour la France à son poste de combat".
Son nom est inscrit sur les Monuments aux Morts de la commune de Flassans-sur-Issole, devant l’église et au cimetière.
- Médaille Militaire
- Croix de Guerre 39-45 avec étoile (s)
- Citation à l'Ordre de l'Armée de Mer
-The Minelaying Cruiser Pluton, Londres, Conway's Maritime Press, 2004 ;
-Gen Web ;
-Mémoire des Hommes ;
-État signalétique et des services.

