Mathieu CARIOU
Né le 04 janvier 1886 à Plougastel-Daoulas (Finistère (29))
1er Régiment de fusiliers marins
Mathieu Cariou naît le 4 janvier 1886 à Plougastel Daoulas ( Finistère)
C’est au foyer de Joseph Cariou, marin pêcheur et de Marie Anne Le Roy , cultivatrice à Plougastel Daoulas au lieu-dit Quilliou où il passe son enfance avec son frère François et sa sœur Marie Claudine.
Plougastel Daoulas est une commune du Finistère célèbre par son calvaire, l’un des plus beaux de Bretagne et par ses fraises qui ont fait la fortune de ses habitants ; des sentiers de randonnées qui longent la rade de Brest mènent aux nombreuses chapelles qui se cachent dans les hameaux . Des croix, des petits ports, des grèves tranquilles ponctuent de superbes paysages.
Avant son service militaire , il exerce le métier d’ajusteur.
Il arrive au corps comme engagé volontaire pour 5 ans, engagement qu’il signe à la mairie de Brest le 10 mars 1906 . D’abord apprenti marin au "2e dépôt aux équipages de la Flotte", il embarque comme matelot de 3e classe torpilleur auxiliaire sur le “Charles Martel“ qui appartient à “l’Escadre de Méditerranée “de février 1905 à juillet 1905.A cette date il va se perfectionner sur le cuirassé “Magenta “ qui sert à cette époque d’école pour les torpilleurs et cela jusqu’au 20 octobre 1905. Après un court séjour au “1er dépôt “à Cherbourg, il navigue sur un bâtiment de la “2e Flottille des torpilleurs “en Manche jusqu’au 10 septembre 1908. Le 20 décembre de la même année il est placé dans la réserve de l’Armée de Mer car il est dispensé de servir , son frère François étant présent sous les drapeaux à ce moment-là. Il reçoit un certificat de bonne conduite et se retire à Plougastel où il reprend son activité d’ajusteur. Le 5 janvier 1911 il épouse dans ce même village , Marie Jeanne Madec qui va lui donner deux enfants, François et Marie Yvonne.
Mais le 3 août 1914, la guerre entre la France et L’Allemagne éclate et Mathieu est « rappelé pour la durée de la guerre » selon la formule consacrée qui figure sur ses états de service. Après un court séjour au “2e dépôt “ à Brest, il intègre “le 1er Régiment de marche“ qui s’appellera le "1er régiment de fusiliers marins" De nombreux combats ont lieu, dès le début de la guerre, en Flandres. Des régiments français, à marche forcée, sont engagés contre les Allemands. Ils vont être nombreux à y perdre la vie comme en témoignent les immenses cimetières du nord de la France et de Belgique où ils sont inhumés. Mathieu est tué le 12 mai 1915 à Saint Georges sur Meuse. On ne retrouvera jamais son corps.
Ses deux enfants sont adoptés par la Nation suivant le jugement du Tribunal Civil de Brest en date du 22 janvier 1922, conformément à la loi de juillet 1917. Le 24 juillet 1920,sa veuve Marie Jeanne va épouser en secondes noces son frère François qui a eu la chance de revenir de la Grande Guerre vivant. Lui aussi a été rappelé lors de la déclaration de guerre. Il va partir en détachement au “32e Régiment d’infanterie coloniale“. Il est fait prisonnier par les Allemands le 7 septembre 1914 et interné au camp de Minden en Allemagne. Rapatrié à Nantes lors de l’Armistice, il rentre à Plougastel le 8 janvier 1919.
Mathieu reçoit la Médaille militaire et la Croix de Guerre.
- Médaille Militaire
- Croix de Guerre 14-18


