Martial Henri PAPE
Né le 30 juin 1894 à Lanneuffret (Finistère (29))
1er Régiment de fusiliers marins
Martial Henri PAPE, est né le 30 juin 1894 à Kérantraon en Lanneuffret, en Finistère
Martial est le fils de François Marie, cocher, et de Marie Françoise Meudec
Il est le quatrième enfant du couple. Avant lui étaient nés : Marie Françoise en 1887, qui ne vécut que dix jours, Joseph, en 1889, qui lui disparait à 21 mois, Jean Marie en 1891, il disparaîtra à son tour le 22 août 1914 à l’âge de 23 ans au cours de la guerre 14-18, à Maissin en Belgique. Il porte la mention « Mort pour la France ».
Martial grandit au bourg de la Roche-Maurice, avec son frère Jean-Marie, de trois ans plus vieux et sa sœur Anne-Marie plus jeune de deux années que lui.
La commune de la Roche-Maurice est située à 4 Km au nord-est de Landerneau. Elle est fortement drainée par de nombreux affluents de l’Elorn. Son château, aujourd’hui en ruines, est le plus ancien du Finistère. Il appartenait au seigneur de Cornouailles, vicomte du Faou. Cette commune est desservie par une gare, située sur la ligne Paris Brest, mise en service en 1882. Elle était à son époque, peuplée de 900 habitants environ. Martial a pu bénéficier de l’école du village, terminée en 1843, mixte au début jusqu’à l’ouverture de l’école des filles en 1876. On suppose qu’il est allé jusqu‘à son certificat d’étude comme sa sœur, et qu’après il s’est fait embaucher dans une fabrique de filage de coton, puisqu’il est déclaré tisseur de coton quand il s’engage dans la Marine Nationale. Son père est déjà décédé en octobre 1895 à l’âge de 41 ans.
Martial, à l’âge de 19 ans et demi, s’engage dans la Marine nationale pour cinq ans aux Equipages de la Flotte à Brest, le 16 janvier 1914, sous le matricule : 106315-2. A la suite de sa formation, il devient matelot 2e classe au "1er Régiment de fusiliers marins" puis quartier-maître le 16 août 1914, pendant toute la durée de la guerre. Son frère Jean-Marie décède le 22 août de la même année à Maissin en Belgique. Les malheurs continuent dans la famille, Martial, est gravement blessé lors d’une attaque à Dixmude le 21 octobre 1914, atteint de plaies multiples et de fistules thoraciques suppurantes par éclats d’obus. Il passe en commission de réforme une première fois, on le classe à 60 % d’invalidité le 6 février 1920, puis ensuite le 21 septembre 1934, à 80 % .
Il convole en justes noces en 1922, avec Marie Jeanne Creff, factrice. Ils auront ensemble une fille, Marcelle, née en 1923, et un garçon Guy né en 1927 qui décède en 1953 à l’âge de 26 ans en Indochine, il figure, lui aussi, sur la liste des soldats « Morts pour la France ».
Lors de sa reconversion dans le civil, malgré son état de santé, il obtient un emploi réservé d’agent de police à Landerneau, où il vit avec sa femme et ses enfants
Il décède des suites de ses blessures le 17 décembre 1934 à l’âge de 40 ans pratiquement au même âge que son père, 22 mois après le décès de son épouse Marie Jeanne.
Il est décoré de la Croix de guerre avec étoile de bronze puis étoile d’argent.
Il reçoit deux citations :
Une première à l’ordre n°7 du "1er régiment de marche" le 1er octobre 1915
« Soldat consciencieux, a toujours fait son devoir avec courage. Blessé à Dixmude le 21 octobre »
Une seconde à l’ordre de la Division n°218 le 7 février 1917 :
« Le quartier-maître fusilier Pape Martial Me 106315-2 du détachement de Fusiliers Marins
Commandant un petit poste avancé contre un violent barrage d’artillerie, puis attaqué par une force ennemie très supérieure, a fait preuve de belles qualités de commandement et de maitrise de soi en tenant ses chefs au courant, en combattant à la grenade et en se repliant méthodiquement au moment où il allait être cerné. »
- Médaille Militaire
- Croix de Guerre 14-18 avec étoile (s)
- Citation à l'Ordre du Régiment


