Jean Yves DIVERRES
Né le 06 juin 1892 à IRVILLAC (Finistère (29))
Fusiliers marins 1914-1918 - Bataille de Dixmude.
Fusiliers marins 1914-1918 - Bataille de Dixmude
En 1914, à la déclaration de guerre, le d&eac...
Jean Yves, naît le 5 juin 1892, à Irvillac (Finistère), au lieu-dit Kerbrat ar Guelet. Il est le fils de Vincent Diverrès, tailleur de pierres, et de Françoise Derrien, cultivatrice, son épouse. Jean Yves est l’aîné d’une fratrie de 7 enfants. Il passe son enfance, et fait sa scolarité, à Irvillac.
A 18 ans, il souhaite devenir marin pêcheur. Il s’inscrit en juin 1910, au quartier maritime de Brest, sous le matricule n° 13 235. Puis il embarque, comme matelot, sur le navire "Louis Charette", armé au port de Brest. Jean Yves, qui est l’aîné d’une famille de plus de 7 enfants, obtient un sursis pour exécuter son service militaire, à compter de juin 1912. Ce sursis lui permet d’embarquer, en août 1912, sur le navire "Bernadette", puis en octobre 1912, sur le navire "Lucie et Madeleine". En avril 1913, le sursis est levé, Jean Yves est alors appelé au "2e dépôt des équipages" à Brest, où il acquière une formation maritime et militaire. En juin, il est affecté sur le cuirassé "Jean Bart", de l’Escadre de l’Atlantique. En avril 1914, après une année de service militaire, il est versé dans la réserve de l’armée de mer, et retourne à la vie civile. Il reprend son métier de marin pêcheur. Célibataire, il est domicilié à Irvillac, chez ses parents.
Le 3 août 1914, il est mobilisé pour la durée de la guerre, et rejoint le "2e dépôt des équipages", où il apprend qu’il est affecté au "2e Régiment de marins", qu’il rejoint le 26 août. La "Brigade de fusiliers marins" est formée à Paris à partir de marins disponibles à Brest, à Cherbourg, et à Rochefort, mais principalement de bretons de toutes spécialités. Elle comprend deux régiments, à trois bataillons de quatre compagnies chacun, et une compagnie de mitrailleuses. Elle a pour mission d’assurer la police de la capitale. Mais en septembre, la mission est modifiée ; la brigade est transportée à Anvers, où se trouve assiégée l’Armée belge. La brigade se bat les 9, 10 et 11 octobre 1914 à Melle pour protéger la retraite des troupes belges, poursuivies par les Forces allemandes, nettement supérieure en nombre. En octobre la brigade se dégage vers Dixmude sur le canal de l’Yser avec la mission de stopper l’avance allemande. Le 16 octobre commence la bataille pour la possession de Dixmude avec 6000 marins français et 5000 belges soldats. Les pertes des défenseurs sont effroyables, mais la brigade continue à défendre, coûte que coûte. Le 15 novembre l’offensive allemande est stoppée. La brigade a perdu environ 3000 hommes, morts, disparus, ou mis hors de combat. C’est au cours de ces combats d’octobre que Jean Yves est grièvement blessé. Il est rapatrié en France, à l’hôpital civil de Dunkerque (Hôpital secondaire n° 36 bis) à Rosendaël, 92 rue Nationale (commune rattachée à la ville de Dunkerque en 1972), où il décède le 1er novembre, des suites de blessures de guerre.
Il est inhumé à la Nécropole Nationale de Dunkerque, tombe n° 999. Son nom figure au monument aux morts de la commune d’Irvillac.
L’acte de décès, dressé le 2 novembre 1914, à la mairie de la commune de Rosendaël-Dunkerque, par l’officier de l’état civil, sur la déclaration de deux témoins, mentionne que le dénommé Diverrès, Jean Yves, matelot sans spécialité au 2e Régiment de marins, immatriculé au quartier maritime de Brest sous le n° 13 235, né le 5 juin 1892, à Irvillac (Finistère), célibataire, domicilié à Irvillac, est décédé le 1er novembre 1914, des suites de blessures de guerre, à l’hôpital de Rasendaël (Nord), ‶Mort pour la France″. L’acte de décès est transcrit le 24 avril 1915, sur les registres de l’état civil de la commune d’Irvillac.
Jean Yves est décoré, à titre posthume, de la Médaille Militaire, et de la Croix de Guerre.
- Médaille Militaire
- Croix de Guerre 14-18


