Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France

Auguste Léopold Protet

est né le 20 avril 1808 à Saint Servan (Ille et Vilaine (35))

Auguste Léopold Protet nait  le 20 avril 1808 à Saint-Servan, commune rattachée depuis 1967 à la ville de Saint-Malo (Ille et Vilaine). Il est le troisième fils d’Alexandre Protet, inspecteur au télégraphe et de Françoise Le Camus qui auront au total 9 filles et 5 garçons. En 1824, il entre au Collège Royal d’Angoulême.

Jeune officier de Marine, il exerce ses premiers embarquements, durant les années 1831 et 1832, en campagne sur les côtes d’Afrique, aux Antilles et dans l'océan Indien. Lieutenant de vaisseau en 1837, il participe, au sein de l’escadre de l’amiral Baudin, aux attaques de Saint-Jean-d’Ulloa et de Vera Cruz (Mexique) en 1838.

Capitaine de frégate en 1846, il commande le brick de 10 canons « Dupetit-Thouars » en 1847, dans la division des côtes occidentales d’Afrique.

Au Sénégal (1850-1859)
Il devient gouverneur du Sénégal en 1850, et est nommé capitaine de vaisseau en 1852. En 1854, il combat les Toucouleurs (peuplade du nord du Sénégal) et s’empare de la ville de Podor (nord du Sénégal) pour y aménager un fort et une garnison. Fin 1854, pour raison de santé, il est remplacé par l’administrateur colonial Louis Faidherbe qui l’avait secondé durant ces années du Sénégal. Cependant, Protet revient au Sénégal en 1856, et commande la Division navale des côtes occidentales d’Afrique, mettant sa marque sur la frégate de 42 canons « Jeanne d’Arc » ; il prend possession du territoire de Dakar au nom de la France en mai 1857. Il rentre en France en 1859.

En Chine (1859-1862)
Fin 1859, Protet, mis à la disposition du contre-amiral Page, commandant la Division des mers de Chine, rejoint l’Extrême-Orient en étant promu contre-amiral. Sous les ordres du vice-amiral Charner, il prend part aux opérations contre la Chine en 1860 et à la prise de Pékin en octobre 1860.

Depuis 1851, le sud et le centre de la Chine sont confrontés à des soulèvements menés par des rebelles appelés les Taïpings. La station française, commandée par Protet, défend le régime mandchou contre les Taïpings et c’est durant les combats, au cours d’un assaut contre la ville fortifiée de Né-Kiaio, le 17 mai 1862, que l’amiral Protet est atteint par une balle en pleine poitrine et meurt dans les bras de son aide de camp.

Son corps est transporté à l’hôpital de la Marine à Shangaï où auront lieu ses funérailles. Trois ans plus tard, son corps sera rapatrié en France par le transport "Japon". Protet sera alors inhumé le 19 janvier 1865 dans le cimetière de la rue Jeanne Jugan de Saint-Servan.

Le nom de Protet a été donné à une rue de cette ville, sur décision de son conseil municipal prise le 10 octobre 1863.

Pour la part prise dans les opérations contre la Chine, le contre-amiral Protet recevra la croix de Grand Officier de la Légion d’honneur sur la recommandation établie fin 1861 par le vice-amiral Charner.    

Trois bâtiments de la marine nationale ont porté le nom de « Protet ».

L'association recherche la famille ou toute personne susceptible de fournir des informations (lettres, photos…) concernant ce marin.

Il était Contre-amiral.
Son unité : Station française de la mer de Chine
  • Légion d'Honneur (Gd off.)
Il est décédé le 17 mai 1862.
Son corps repose au cimetière de Saint Servan
Son décès est inscrit à la commune de Saint Servan

Station française de la mer de Chine

Port Zheng 1862

En août 1861, l’empereur de Chine, Hien Fong, meurt, et est remplacé par Tsaï Tchouan, alors âgé de 7 ans. Ce dernier, fils de sa concubine Tseu Hi, assure la régence avec le frère du défunt, le prince Kong qui demande aux français et aux anglais de prendre parti contre les rebelles chinois, les Taïpings

Station française de la mer de Chine
9033
Protet
Saint Servan
Ille et Vilaine (35)
GF
179874
Il a été décoré : Légion d'Honneur (Gd off.)
Histoire des marins français 1815-1870
C 12x17