Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France

Roger Pouyleau

est né le 21 avril 1916 à Villecomtal (Gers (32))

Villecomtal-sur-Arros est un petit village du Gers dont des prêtres intégristes, lors du Concordat de 1801, s'opposèrent aux mesures mises en place par le pouvoir de l'époque puis plus tard par la République à tel point que c'est la seule mairie de France dont le fronton ne porte pas "Liberté, égalité fraternité" mais "La Ville du Comte". Ce village voit naître, au foyer de Léo Pouyleau, chef cantonnier à la compagnie des Chemins de fer du midi, et de Julie Dupouy un petit garçon, Roger, le 21 avril 1916.

Il s'engage le 20 février 1933 à Brest pour cinq ans et entre à l'école des apprentis marins dans la même ville où il séjourne durant deux mois et qu'il quitte le 1er avril pour intégrer " l'École des mécaniciens et chauffeurs" de Toulon. Il passe avec succès le BP de torpilleur le 1er avril 1934 qu'il complète par un BE le 1er octobre 1934  à bord du cuirassé "Paris". A cette date, il passe un mois au "5e Dépôt" à Toulon puis est affecté à "La flottille des sous-marins de la 3e région" à Lorient où il est promu quartier-maître torpilleur. Alors que le 3 mars 1938 il s'engage pour trois années, comme quartier-maître de 1re classe, il est de nouveau affecté à Toulon sur un bâtiment de la " 5e Escadrille de sous-marins " jusqu'au 1er juin 1939. Il gagne alors le "Centre des sous-marins de Bizerte ", une des plus importantes bases françaises en Méditerranée à la veille de la Seconde guerre mondiale. Roger Pouyleau embarque à bord du "Souffleur" qui appartient à la 9e division des sous-marins de Bizerte depuis septembre 1939.

La France est contrainte en juin 1940 de signer l'armistice avec le pouvoir nazi. Dès lors, pour Winston Churchill, la flotte française est considérée comme un danger, il craint qu'elle ne tombe aux mains des Allemands. Le 25 juin 1941, Le sous-marin se trouve entre le ras Damour et la ras Beyrouth, en surface, pour recharger ses batteries, une torpille tirée par le "H.M.S Parthian "de la Royal Navy l'atteint à la hauteur du canon, coupé en deux, il coule rapidement. Cinq marins  qui se trouvent sur le pont tentent de regagner la côte à la nage, l'un d'entre eux y laisse la vie. 52 marins disparaissent dont Roger Pouyleau âgé de 25 ans.

En 1994, des plongeurs ont découvert l'épave du "Souffleur" au large de Beyrouth.

Roger Pouyleau est cité à l'ordre du régiment en ces termes : "Toujours attaché à son service et assurant avec sang-froid le fonctionnement de tubes lance-torpilles délicats". Il reçoit la médaille militaire à titre posthume le 23/02/1952.

Son nom figure sur le monument aux morts d'Astaffort (Lot et Garonne), ville où il résidait ainsi que sur le monument aux morts des sous-mariniers à Toulon.

Pour l'anecdote, le char que servait l'acteur Jean Gabin, durant La libération de la France, s'appelait le Souffleur, il était, en effet, de tradition, chez les fusiliers marins, d'attribuer aux chars le nom de navires perdus à l'ennemi.

Il était Quartier-maître de 1re classe torpilleur.
Son unité : Souffleur
  • Médaille Militaire
  • Croix de Guerre 39-45 avec étoile (s)
  • Citation à l'Ordre du Régiment
Il est décédé le 25 juin 1941.
Porté disparu
Son décès est inscrit à la commune de Astaffort (Lot et Garonne)
Document portant la mention MPLF : Acte de décès

Souffleur

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Sous-marin construit en 1926, il opère en Tunisie, aux Canaries puis au levant où il est coulé par le HMS Parthian le 25 juin 1941. Le Souffleur était en plein jour occupé à recharger ses batteries en surface devant Khaldé, selon son habitude. Le Parthian l'aperçut entre Beyrouth et Damour, il n'eut aucun mal à s'approcher, il tira 3 torpilles, 2 furent perdues à la côte, la 3e toucha le Souffleur à l'aplomb du kiosque, le sous-marin coula ent...

Souffleur
9217
Pouyleau
Villecomtal
Gers (32)
HE
180112,180113
Il a été décoré : Citation à l'Ordre du Régiment,Croix de Guerre 39-45 avec étoile (s),Médaille Militaire
Acte de décès 1946/14
C 12x17