Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France

Yvan Pierre Couvreur

est né le 04 octobre 1919 à Carrières-sur-Seine (Yvelines (78))

Yvan Couvreur est le fils d’Emile Couvreur, menuisier-ébéniste, et de Diéna Paureau. La famille réside à Carrières-sur-Seine, en Seine-et-Oise (78), et c’est dans ce département, dénommé aujourd’hui Yvelines, que Yvan passe une grande partie de sa jeunesse.
Après avoir effectué ses études primaires, il est placé en pensionnat au collège Saint Nicolas de Buzenval.

Mais Yvan rêve d’aventure et préfère s’orienter vers une carrière maritime. A quinze ans et demi, il est incorporé, le 2 avril 1935, à l’ "E.A.M." (Ecole des Apprentis Marins) de Brest, où, sur le ponton-école "Armorique", il apprend les rudiments du métier de marin et parfait sa culture générale. Le 16 octobre 1935, ayant atteint l’âge de 16 ans, et comme le prévoit le règlement de l’école, il souscrit un engagement volontaire de 5 ans, et acquiert de ce fait, le 1er avril 1936, la qualification d’apprenti marin.

A cette date, il embarque, tour à tour, sur les cuirassés "Paris", puis "Courbet" qui font partie de la "Division des bâtiments écoles de Toulon". L’apprenti marin devient matelot dans la spécialité de timonier le 1er octobre 1936, et, à l’issue de son affectation d’élève, est affecté sur le cuirassé "Océan" (ex "Jean Bart") qui sert de caserne flottante, et abrite, en particulier, l’école des officiers des transmissions.

Il obtient, le 1er octobre 1938, le grade de quartier-maître de 2e classe, avant de rallier, le 15 novembre 1939, le croiseur "Algérie" qui est intégré à la "force "X" " basée à Dakar. Ce groupe occasionnel a pour mission de faire la chasse aux corsaires ennemis opérant en Atlantique, et, durant son court séjour (2 mois) à bord du bâtiment, Yvan a l’occasion d’assister à l’interception du cargo allemand "Santa Fé".

Le 1er décembre 1939, il est désigné pour le contre-torpilleur "Milan". Sa nouvelle unité participe à la campagne de Norvège entre avril et le début juin 1940, le bâtiment étant programmé pour entrer en grand carénage à Brest. Avant d’entrer en réparations, le "Milan" fait un rapide aller-retour entre les côtes françaises et Plymouth pour y conduire le Général de Gaulle, alors sous-secrétaire d'Etat à la défense nationale et à la guerre, en mission sur ordre du gouvernement.

Yvan reste affecté sur le "Milan" jusqu’au 1er juillet 1941, date à laquelle il doit rallier le Maroc pour intégrer les "PATOC" (Patrouilles de l’Océan), groupes occasionnels résultant d’une restructuration destinée à soulager la charge des forces dépendant de l’Amiral ouest qui est en responsabilité du théâtre Atlantique.

Le 11 décembre 1941, Yvan Couvreur épouse, à Romorantin (41), Fernande Chauvin, institutrice ; puis le couple gagne le Maroc et s’installe à Casablanca, rue de la douane.

Yvan est mis à la disposition de la "DP" (Direction du Port) dès le 1er janvier 1942, jour de sa promotion au grade de quartier-maître de 1re classe. Il embarque alors sur la "Marie-Mad", ancien chalutier réquisitionné comme arraisonneur-dragueur, mais doté de très faibles moyens pour remplir ses missions. Il aide cependant à la surveillance de la rade, en particulier pour protéger le cuirassé "Jean-Bart" et sauver les rescapés de chalands de débarquement américains qui, perdus en raison des conditions météorologiques lors de l’opération "Torch", se sont fourvoyés en face de Casablanca et ont essuyé le feu de la défense locale.

Le 24 septembre 1943, la famille Couvreur s’agrandit avec la naissance d’une petite fille, Nicole.

Mais deux mois plus tard, la "Marie-Mad" et un autre dragueur auxiliaire, le "Fructidor" doivent rallier Ajaccio et se joindre au chasseur de sous-marins "CH 3", déjà sur place, pour constituer les "Forces Navales de Corse". Ce groupe est chargé d’assurer la sécurité des côtes de l’île rendues particulièrement dangereuses en raison de la présence de mines dérivantes. Les deux dragueurs arrivent à Ajaccio le 13 novembre, et, dans la nuit du 23 au 24, la "Marie-Mad" a pour mission de patrouiller à l’entrée du golfe, par des conditions de mer très difficiles. Au petit jour tout contact avec le bâtiment est perdu, et le chasseur "CH 3", qui doit le relever ne trouve aucun indice de présence dans la zone de patrouille.
Il s’avère très rapidement que le dragueur a sauté sur une mine dérivante, entraînant dans la mort son commandant, le premier maître Le Goff, et les vingt-trois autres hommes de son équipage, dont le quartier-maître de 1re classe timonier Yvan Couvreur.

Chacun d’entre eux a été cité à l'ordre de la division ("Forces Navales et de la marine en Corse") avec la mention suivante :
"Est mort pour la France au cours d’une opération de patrouille, effectuée par gros temps dans une région rendue particulièrement dangereuse par la présence de mines dérivantes, dans la nuit du 23 au 24 Novembre 1943".

Leurs noms sont gravés sur la plaque apposée sur une stèle érigée sur la "Base aéronavale d’Aspretto", face à la mer.

Il était Quartier-maître de 1re classe.
Son unité : Marie-Mad
  • Médaille Militaire
  • Croix de Guerre 39-45 avec étoile (s)
  • Citation à l'Ordre de la Division
Il est décédé le 23 novembre 1943.
Porté disparu
Son décès est inscrit à la commune de Ajaccio (20)
Document portant la mention MPLF : Acte de décès

Marie-Mad

129

Chalutier de 284 tonneaux, réquisitionné à Arcachon en 1939 comme arraisonneur-dragueur. AD 148 et affecté en août 1940 au port de Casablanca.

Le 13 novembre 1943 le Marie-Mad arrive à Ajaccio. L'île ayant été libérée le 9 septembre, il est incorporé aux Forces navales de Corse, 5e section de dragage,  avec pour mission d'assurer au large d'Ajaccio la sécurité des routes qui y amènent. Le 23 du même mois, autour de 19...

Marie-Mad
9505
Couvreur
Carrières-sur-Seine
Yvelines (78)
HF
NULL
Il a été décoré : Citation à l'Ordre de la Division,Croix de Guerre 39-45 avec étoile (s),Médaille Militaire
Acte de décès 1944/536
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