Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Paul Michel Constant Géronimi

est né le 27 août 1923 à Neustadt-an-der-Haardt (Palatinat Rhénan (Allemagne))

Fils unique de Charles André Géronimi (Chef de section du Groupement des contrôles radioélectriques à Montpellier - Hérault) et de Blanche Victorine Adricol,  Paul Michel Constant naît le 27 août 1923 à Neustadt-an-der-Haardt dans la région du Palatinat Rhénan en Allemagne. Son père y est alors en poste en tant que chef de la station française de télégraphie sans fil.

Quelques mois plus tard, la mission de Charles arrivant à son terme, le jeune couple et leur garçonnet retournent s’installer dans le sud de la France. Ainsi, Paul Michel passe une partie de son enfance entre Nice (Alpes-Maritimes) et Saint-Raphaël (Var), avant de partir dans les Hautes-Pyrénées, près de la ville de Tarbes, où son père est appelé pour de nouvelles fonctions.

Le 16 octobre 1941, Paul Michel s’engage dans la Marine nationale à Toulon en qualité de matelot. Il fait ses classes à bord du cuirassé "Condorcet" avant d’embarquer sur l’aviso dragueur "La Surprise". Ce dernier est principalement affecté à des missions de surveillance côtière et d’escorte de convois maritimes dans les colonies françaises d’Afrique du nord et de l’ouest.

Le 8 novembre 1942, alors qu’il croise dans la baie des andalouses, au large d’Oran, l’aviso dragueur "La Surprise" fait face à la flotte anglo-américaine qui s’apprête à débarquer en Afrique du nord (Opération Torch ).  Le combat naval s’engage. Aux premiers coups de canons, la passerelle de l’aviso est atteinte, provoquant la mort immédiate de tous les officiers présents.

Paul Michel - matelot radio - qui est envoyé sur la passerelle pour transmettre des messages, se rend compte que tout l’état-major de "La Surprise" vient d’être tué. Il retourne aussitôt au central radio pour prévenir ses camarades de cette sinistre vision. Mais quelques instants après être arrivé, un obus éclate dans le poste, le blessant grièvement ainsi que les quatre autres opérateurs radios présents à l’intérieur. Malgré ses blessures, il parvient à se porter au secours d’un de ses amis et à se réfugier avec les autres dans la coursive du commandant. Malheureusement, un second obus vient lui donner la mort. Trois opérateurs radios sur cinq sont ainsi tués.

"La Surprise", ravagée par les salves de canons, finit par sombrer en emportant avec elle, les corps sans vie de Paul Michel et de ses camarades.

La croix de guerre lui fut attribuée à titre postume par ordre n° 38 FME/CAB du 25 décembre 1942, avec la citation suivante : "A accompli son devoir jusqu'au bout avec courage et sang-froid. Tombé glorieusement à son poste de combat, au cours de l'engagement de son bâtiment contre des forces très supérieures".

Son nom est inscrit sur le Monument aux Morts de Bagnols-en-Forêt dans le Var (83) - lieu de naissance de sa mère -, ainsi que sur une plaque commémorative à la  mairie de Serra-Di-Ferro en Corse du sud (2A) - lieu de naissance de son père -.

Il était Matelot, radio.
Son unité : Surprise (La)
  • Médaille Militaire
  • Croix de Guerre 39-45 avec palme (s)
  • Citation à l'Ordre de l'Armée de Mer
Il est décédé le 08 novembre 1942.
Porté disparu
Son décès est inscrit à la commune de Bagnols-en-Forêt (83)
Document portant la mention MPLF : Certificat de décès

Surprise (La)

Aviso-La-Surprise-Libre

Lancé à Lorient en 1939, l'aviso la Surprise (flotte de Vichy), se trouvait à Oran lors du débarquement anglo-américain du 8 novembre 1942 en Afrique du Nord, connu sous le nom "Opération Torch". Aux ordres du commandant CC Lavigne, la Surprise, quoique faiblement armée fut envoyée en reconnaissance à la sortie du port.

Après s'être courageusement battu, l'avis...

Surprise (La)
9193
Géronimi
Neustadt-an-der-Haardt
Palatinat Rhénan (Allemagne)
DF
180020,180024,180021,180022,180023,180025
Il a été décoré : Médaille Militaire,Croix de Guerre 39-45 avec palme (s),Citation à l'Ordre de l'Armée de Mer
Jugement déclaratif de décès du Tribunal civil d'Oran du 8 mars 1944
C 12x17