Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Jean Lavallée

est né le 11 octobre 1913 à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique (44))

Fils de Jean, employé à la mairie de Saint-Nazaire (sa santé ne lui permettant pas de naviguer) et de Lucienne née Lemoine, Jean Lavallée, dont les aieux étaient l'un, Jean Lavallée aussi, capitaine au long cours, mort en mer, et l'autre, directeur d'école à Méan Penhoet, fait partie d'une grande lignée de marins. Le père de Jean sera le premier Nazairien victime de la guerre 14-18. Pupille de la nation, Jean est alors élevé par sa mère pour laquelle il a un profond attachement. Il fait ses études au collège Aristide Briand à Saint Nazaire, puis au lycée Dupuy-de-Lôme à Lorient. Ses anciens camarades de collège le décrivent comme un garçon particulièrement brillant et simple.

En 1932, il intègre l'École Navale et fait la campagne 1934/1935 sur le croiseur-école "Jeanne d'Arc". Il est ensuite affecté  sur l'aviso "Ville d'Ys" qui assure la surveillance des bancs de Terre Neuve, puis, à sa demande, il sert dans les sous-marins jusqu'en 1943 : sous-marin "Agosta", où il est officier de manœuvre, croiseur auxiliaire "Amiénois", sous-marin "Henri Poincaré" et enfin, sous-marin "Antiope", comme officier en second. Son temps de service sur l'"Amiénois" lui vaut une citation à l'ordre de la division: "... a fait preuve de beaucoup d'allant et de sang-froid au cours des opérations auxquelles a pris part son bâtiment."

En 1943, Jean Lavallée est affecté à Alger où il expose à sa hiérarchie son désir d'effectuer des missions spéciales et d'entrer le plus tôt possible dans l'action contre l'ennemi. Il rejoint la Résistance et le 17 juillet de la même année, il est acheminé vers l'Angleterre. Après un complément d'instruction technique à Londres, Jean Lavallée, devenu Henri Delattre, agent des ports et pêches, est parachuté en Vendée avec ses camarades et leur matériel dans la nuit du 16 au 17 août 1943. Il a pour mission de monter un réseau de renseignements à Saint-Nazaire et à Nantes.

Arrêté à Paris le 11 décembre 1943, trahi par un agent double, il est interrogé au siège de la Gestapo, avenue Foch. Il refuse, malgré les sévices auxquels il est soumis, de fournir la moindre indication sur ses activités. Incarcéré à la prison de Fresnes puis transféré au camp de Royallieu, près de Compiègne avec plusieurs autres officiers des services spéciaux, il est déporté au camp de Buchenwald où il est fusillé le 5 octobre 1944.

Le lieutenant de vaisseau Lavallée faisait partie d'un groupe de 36 officiers français, anglais, canadiens et belges arrivés à Buchenwald le 17 août 1944. 3 d'entre eux échappèrent aux exécutions dont Stéphane Hessel.

Le nom de "Lieutenant de vaisseau Jean Lavallée" a été donné à un aviso en 1974.

 

Pseudonymes: VERTON, Victor (ou Henri) DELATTRE, Henri MORTIER

Réseaux : S.S.M.F/T.R., S.R. Kléber, D.G.E.R.Agent P2

Il était Lieutenant de vaisseau.
Son unité : Résistance
  • Légion d'Honneur (chev.)
  • Croix de Guerre 39-45 avec palme (s)
  • Médaille de la Résistance
  • Citation à l'Ordre de l'Armée
  • Citation à l'Ordre de la Division
Il est décédé le 05 octobre 1944.

Résistance

En 1940, La France ne peut faire face à l’envahissement de son territoire par l’armée allemande : le gouvernement français capitule et signe l’armistice du 22 juin 1940. Mais, quelques jours avant, le 18 juin, à la

Résistance
7321
Lavallée
Saint-Nazaire
Loire-Atlantique (44)
CG
178236
Il a été décoré : Citation à l'Ordre de l'Armée,Citation à l'Ordre de la Division,Croix de Guerre 39-45 avec palme (s),Légion d'Honneur (chev.),Médaille de la Résistance
C 12x17